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06 juin 2026

Éternelle jeunesse fotografik(e)


 Chez plusieurs et dont certains plus connus que d'autres, la photographie et sa pratique est une forme de thérapie plutôt sophistiquée. Ce peut être aussi dans des cas plus exceptionnels, un effort créatif de socialisation à moins que ce soit un exercice disons plus anthropologique que simplement contemplatif. Bref la prise de photos nous entraine au delà du sédentaristme visuel ordinaire. 

Bon je conviens qu'on semble loin de l'objet de cet article soit l'éternelle jeunesse de la photo. Et pourtant nous y sommes à plein car ce que la photographie implique de façon implicite, c'est bien le désir de prolonger ce regard éphémère du déclic toujours renouvelé. Et l'évolution des gens et des choses découle de cette observation incessante qui propose de réaliser la progression de ceux-ci dans la séquence jamais finie de nos images déjà enregistrées avec celles qui les succèderont.

Chaque image captée a aussi cette particularité qu'elle nous renvoie à un passé qui en resurgissant garde en quelque sorte son actualité et sa vivacité. Ainsi le passé se mêle au présent en lui apportant une deuxième jeunesse et en se projetant de son témoignage et de son influence vers un futur en devenir. Ainsi en est-il de cette éternelle jeunesse pour autant qu'elle puisse toujours s'exprimer dans sa diffusion renouvelée. 

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S'il faut conclure de tout çà, c'est souligner la pertinence de l'impertinence de la photographie à surgir dans nos vies comme un souci de prolonger un apprentissage de son sujet, de son contexte, de son impact et de tout l'émotivité qu'elle provoque en nous et aux autres de nous. Cette école, nous ne la quittons jamais finalement...

Photo Daniel M

09 mai 2026

Urbanité


 Malgré nos efforts à vouloir préserver des espaces naturels ou même prétendus intacts (re: sauvages au Canada français), on ne peut que convenir que l'urbanisation humaine envahit peu à peu le territoire planétaire. Bien sûr notre croissance démographique y est pour beaucoup et cela, même après plusieurs efforts de densification passés, présents et futurs que nous déployons par monts et vallées ce qui est le cas de le dire.

L'urbanisation grandissante de nos espaces a des conséquences importantes et souvent tragiques sur les autres habitants de cette planète qu'ils soient animaux, végétaux ou même minéraux. Certains pourront peut être s'adapter à des milieux plutôt pauvres en écosystème vivant mais beaucoup sinon la plupart ne survivront pas en vertu d'une économie des ressources savamment saccagée par l'avidité humaine. 

Tous les jours nous sommes confrontés à ce dilemme car il n'y a pas de solution magique d'expansion territoriale qui permettrait de soulager le cheptel naturel par une dispersion salutaire des nuées envahissantes d'humains, cette planète Terre n'étant pas gonflable à souhait! Reste pour nous photographes et mémoires d'un nouveau passé, reste à documenter cette escalade urbaine et à en présenter les effets irrémédiables sur nos anciens partenaires naturels qui s'évanouissent au gré d'une escalade dont la finalité est profondément inquiétante...

Photo Daniel M   

07 janvier 2026

Intelligence cybernétique versus intelligence biologique, un faux débat?



Il y a toujours ce débat qui confronte intelligence dite humaine versus  sa version dite artificielle mais il faudrait plutôt parler d'intelligence biologique, humaine, animale ou même végétale versus celle issue de la technologie cybernétique d'aujourd'hui et en devenir. Car le point central de toutes ces intelligences souvent indissociables, est bien leur support matériel d'introspection et d'expression. 

Peut-on vraiment considérer toute idée comme une pure invention de l'esprit en dehors de tout référent qui la sous-tend?  Bien sûr que non.

 Avec l’avènement de l’intelligence artificielle j’entends souvent évoquer la créativité pure comme pendant exclusif de l’intelligence humanoïde par opposition au raisonnement cybernétique. Désolé mais cela cache le rôle essentiel de l’apprentissage liée à la connaissance, à l’instruction et à l’éducation qui nourrit le cerveau de chacun d’entre nous. Il n’y a pas de création spontanée sans le fondement de tous les référents qui peuplent notre esprit si ingénieux soit-il à priori. Cela s'observe partout tant chez l'humain, le monde animal et végétal et dans tous les milieux vivants et évolutifs en général.

L'arrogance que certains manifestent envers l'émergence de l'intelligence artificielle n'a d'égal que leur profonde insécurité consciente ou non envers cette évolution. Après tout l'IA est bien une créature issu directement de ses géniteurs, soit l'humanité. Accepterons-nous pas seulement de l'exploiter à nos fins ou plutôt en ferons-nous une descendance productive dans un monde en devenir. Car l'IA va devenir un prolongement de l'évolution de l'intellect humain qui est promu à une plus grande longévité technique que notre actuel habitat biologique. Oui cela est révolutionnaire et inquiétant pour beaucoup mais une régression vers un passé de plus en plus destructeur de notre civilisation ultra-consommatrice est-elle une alternative valable?

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En photographie, l'intelligence artificielle a déjà fait ses classes très tôt par l'apparition des automatismes du réglage des paramètres d'exposition et de mise au point. Aujourd'hui la sophistication du matériel de prise de vues et d'édition de l'image se raffine à un rythme très soutenu et bien peu aurait pu prédire il y peu et en décrire leurs performances actuelles. Peut-on raisonnablement faire fi de toute cette progression? Je ne crois pas et je ne suis pas le seul qui le pense ouvertement ou non. On devrait plutôt chercher à s'en approprier à notre avantage ce que plusieurs ont d'ailleurs déjà fait et sans arrière-pensées.

Reste la question de la créativité que l'on associe souvent étroitement avec l'originalité exclusive ou encore l'authenticité incontestable, deux notions très réductrices de la valorisation d'une image qui origine du concept d'originalité qui serait le propre du photographe humain. Nous sommes curieux de nature (ou on devrait l'être  dans un contexte évolutif) mais l'IA le sera-t-elle aussi? Pourra-t-elle s'interroger sur le monde qui l'entoure et sur elle-même?Après tout ce sont des notions pour le moins intangibles car d'abord philosophiques en soi. Elles posent le pourquoi de toutes choses, nous inclus. Est-ce que l'IA pourra générer et produire sa propre photographie de l'univers? 

En tout état de chose il faudra bien un jour lui demander. Entretemps nous les humains de cette planète, nous demeurons encore les déclencheurs de cet art visuel qui nous passionne toujours!

21 décembre 2025

L'apologie de l'imperfection versus l'IA lisse.






 C'est bien sûr un titre provocateur mais aussi un peu philosophique, du moins pour son auteur. C'est comme si dire que l'imperfection est un gage d'authenticité, humaine et biologique. À cela aussi je souscris volontairement car ne sommes-nous pas tous nés plissés et rugueux. Ah! La photographie ne pourrait-elle pas être le dernier témoin d'une forme d'intégrité de l'humanité, ou à tout le moins une sorte de photographie instantanée qui ne tend pas à s'estomper au profit du lissage électronique sans fin d'images. Bref la beauté et l'esthétique peut aussi être l'expression de l'inégalité et du déséquilibre des formes et des lignes.

Bon, j'entend déjà les holà indignés de l'espace Internet sur toutes ses élucubrations personnelles qui prêchent pour la différence, l'identité dérangeante et l'impact provocant. Mais l'ancien portraitiste que je suis vous le confirmera, nos visages peu importe comment ils veulent se proclamer virtuellement, sont essentiellement asymétriques sauf en de très, très, très et très rares rarissimes exceptionnelles exceptions. Oui, nous voulons bien atténuer ce trait de caractère universel mais voilà, nous y sommes tout de même pour le pire mais surtout pour le meilleur, croyez-moi.

Tout cela est bien dérangeant pour tous ces techno-crasses qui cherchent à se réinventer une pseudo-réalité si virtuelle qu'on les croirait devenu des mannequins de cire totalement dépourvu d'humanité, ce qui pourrait s'avérer juste après tout. (Ah que je les méprise mais il faut bien m'en excuser). Photographes sincères de ce monde, j'en appelle à vous pour rétablir le déséquilibre dans vos images et de ne pas renier le détail dérangeant de vos expressions visuelles et de propager vos interprétations iconographiques à travers votre entourage humain. Après tout, la perfection n'est pas (encore totalement) de ce monde!




Photo Daniel M




14 décembre 2025

Le facteur compact chez les appareils photographiques (Gr.......)


 C'est la bête noire des fans (fanatiques) des appareils photo à capteur d'images numériques de 24 X 36mm aussi appelés (erronément) plein format, full frame (FF) pour les anglos. Parce qu'en réalité les manufacturiers des pseudo-FF n'ont toujours pas trouvé la potion magique qui pourrait rétrécir suffisamment leurs couples boitiers-objectifs à des dimensions comparables au format µ4/3 par exemple tout en conservant leur sacro-caractéristique d'une profondeur de champs quasi-inexistante, autre crypto-graal pour lequel l'obsession dépasse l'entendement ou la raison pure.

Car il faut bien l'avouer que la plupart des boitiers 24 X 36mm sont laids, obèses et indécemment onéreux. De plus, dans mes modestes périples de voyageur, je ne les rencontre pratiquement plus jamais, c'est dire. Pourtant ils demeurent une forme de symbole d'appartenance à un groupe qui porte la camera à la poitrine plutôt qu'à l'oeil comme un signe de reconnaissance machiste d'une prétendue intention professionnalisée. D'ailleurs pour un ancien du métier (photographe rémunéré), tout cela fait rigoler plus qu'autrement mais attention, ces derniers n'entendent à rire (d'eux-même), je vous mets en garde!

Mais revenons à nos moutons ou plutôt au loup dans la bergerie photo, le facteur compact. Le mot est lâché et nos petites cellules grises ont bien compris que le qualificatif matériel ne peut souffrir d'hypocrisie. C'est pourquoi le système Micro Four Third ou µ4/3 ou encore M4/3, engendre autant de critiques disproportionnées depuis des années. Cela fait parti du courant "hater" qui pollue notre univers Internet. Et c'est bien malheureux et surtout désespérant de cette humanité qui semble préférer s'entredéchirer plutôt que de s'enrichir collectivement.


Disons le tout court, le facteur compact contribue largement à la motivation (apporter sa caméra), à la créativité (prendre des photos) et au bonheur (partager ses images). C'est ainsi, n'en déplaise à certains gros propriétaires (sens figuré ici) de gros équipements (sens propre). Montres-moi tes photos, je te dirais qui tu es ou ne me montres rien, je te dirais ce que tu n'es pas (un photographe). Malgré tout je laisse tout de même le bénéfice du doute au sacré nom de la tolérance et de l'empathie pour ceux et celles qui s'encombrent d'un matériel qui, souvent, éteint leur volonté créative. Pour les autres élus des dimensions compactes comme nous, je partage le plaisir d'une passion, la photographie.

Photos Daniel M

03 décembre 2025

Horizons incertains intérieurs-extérieurs



Horizon tu te dérobes de moi

Horizon tu te défiles au loin

Horizon tu disparais sans pourquoi

Horizon tu t’éloignes sans émotion

Horizon tu m’envoûtes sans fin…




Photos Daniel M, Paris, Octobre 2025

22 novembre 2025

Vues Feutrées Vitrées Voulues



À travers des vitres, le feutre numérique de ma caméra dessinent des vues d'une réalité devenue volontairement virtuelle. 


Photos Daniel M & OM-5 Feutre Art Effect

15 novembre 2025

Rendre la réalité ou proposer l’abstraction


 Il n’y a pas de véritable code d’éthique pour le photographe qu'il ou elle soit en service ou en mode purement créatif. Il n’y a que sa profonde motivation personnelle à produire une image correspondant à son interprétation d’un sujet ou d’un contexte particulier. Même le ou la plus grand/e photo-journaliste va se prêter consciemment ou non à ce jeu du miroir qui réfléchit sa vision des choses et des gens. 

Mais alors qui s’intéresse encore à rendre cette réalité qui s’évanouit au profit des agendas de chacun d’entre nous? L’abstraction, le virtuel, le réarrangement deviennent alors les façons de faire qui orientent tout l’exercice de la photographie ou de l’image animée en général. Bien sûr dans le for intérieur de tout photo reporter nous aimons croire qu’il nous reste un fond d’intégrité mais le cynisme qui nous submerge en ces temps troublés semble nous en éloigner de plus en plus. 

Sommes-nous toujours prêt ou encore assez lucide pour admettre et accepter qu’il existe une vérité au delà de nos fantaisies virtuelles, une vérité à base de réalité qui interroge, qui provoque, qui influe différemment de tous nos préjugés commodes et aveuglants. Et comme photographe sommes-nous prêts à assumer ce rôle de témoin privilégié de la nature humaine et de celle de notre monde? C’est bien là une question que bien peu, semble-t-il, d’entre nous se pose encore.


Photos Daniel M

05 novembre 2025

De l’abondance à l’indifférence!


 

Peut-on parler d’abondance ou encore de sur-abondance du contenu visuel qui nous bombarde quotidiennement sans arrêt et sans décence élémentaire. On évoque souvent la notion d’impact comme un facteur-clé de la pérennité même éphémère d’une image. Eh bien aujourd'hui c'est plutôt le non-impact de l’observateur distrait que nous sommes devenus. J’ai tout vu mais surtout je n'ai rien retenu! C’est bien le credo de cette société dont l’effort de mémoire est totalement occulté par notre ego narcissique qui aspire au plaisir, au confort et à la reconnaissance instantanée.

Car à travers ce maelström d’émotions fugaces la tentation de l’indifférence presque totale est devenue trop forte pour s’en soustraire même partiellement. Oui, beaucoup d'images sont générées continuellement dans cette civilisation visuelle qui se partage entre le réel, le tangible et le virtuel, le pseudo-tangible. Il n'y a plus de place pour l'espace critique qui décortique et analyse le contenu visuel pour en tirer l'histoire sous-jacente. Il n’y a que l’émotion primaire et éphémère. Car c'est bien la tragédie que vit notre civilisation actuelle incapable d'assumer sa continuité historique autrement que par des impulsions fashion puérile et sans conséquences. C'est l'individualisme irresponsable qui laisse toute la place aux princes techno qui contrôle à leur guise l'univers médiatique collectif.


L'abondance du contenu visuel tend à lui conférer une banalité tenant à une indifférence inquiétante qui menace notre capacité à observer, à analyser, à déduire et à évoluer. En multipliant et en atomisant les plate-formes de diffusions, on dilue le message et plus encore avec les nouvelles cyber-technologies on le recrée suivant un agenda propre aux stars non-élus des communications sans possibilité d'espace critique salvateur de toutes ces manipulations de contenu devenu pure propagande virtuellement présenté à la naïveté des publics captifs.

On a posé sur un piédestal le mythe moderne de la culture universelle en imposant un standard pseudo socio-culturel qui élimine la diversité sous le couvert de la récupération et de l'appropriation de ce qui distingue les différentes cultures humaines et les différents espaces géographiques. Tout cela n'est que foutaise pour justifier la création d'un monde à la pensée unique où les "none-elected-fews" dominent l'univers dans leur futile superficialité temporaire car eux aussi ne seront pas éternels bien qu'ils doivent bien s'en douter. C'est d'ailleurs ce sentiment d'urgente insécurité de la mort inévitable qui les autorise à tout ce saccage de la planète qui, elle, survivra de toute façon mais sans nous.

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Notre seul espoir ce serait peut-être une espèce de réveil collectif simultané où nous pourrions rejeter ce modèle techno-fasciste et reprendre nos sens vers une responsabilisation communautaire et collective et que nous puissions ensemble remodeler nos sociétés distingues en respect de notre diversité. Il faut voir au-delà d'une première lecture photographique et chercher les autres niveaux de compréhension d'un sujet, d'un contexte, d'une suite historique du propos de l'image. C'est bien là la richesse profonde de toute civilisation qui veut se perpétuer ne fut que provisoirement...


Photos Daniel M

30 octobre 2025

Pastiche automnal

 Les saisons ne sont pas simplement un phénomène météorologique ou même climatique, elles sont l'expression du cycle de la vie passant de la gestation vers l'éclosion puis l'épanouissement, ensuite la maturité pour enfin attendre leur zénith final. 


Notre nature humaine demeure très sensible à ces cycles bien qu'on tente de les gommer par la création d'un univers matériel factice qui veut nous sécuriser par l'absence du changement et la stabilité de l'immobilité. Mais le vrai équilibre dynamique ou évolutif n'est-il pas la somme des déséquilibres statiques car la nature reste toujours en mouvement temporel. L'observation des saisons nous rappelle aussi comment nous les êtres humains nous demeurons somme toute que modestes et fragiles témoins du grand cycle de la vie universelle.



Photos Daniel M

24 octobre 2025

En vrac à Paris!

 L'état de la photographie touristique peut sembler de plus en plus alarmante si elle se cantonne le plus souvent à la réalisation d'égo-portraits (selfies) dont la vie très éphémère tend à s'harmoniser à cette nouvelle ère de surconsommation des gens et des choses. C'est particulièrement flagrant et parfois navrant de constater que les lieux historiques sont souvent devenus des prétextes à la photomaton personnelle.

Bien sûr j'ai bien observé çà et là quelques adeptes de la photo traditionnelle qui cherchait à documenter leur sujet ou encore à le produire artistiquement à travers cette foule grouillante. Certains sites relevaient du défi photographique proches de l'émeute pour l'ancien photo-reporter que j'étais jadis. Au total, il fallait oublier le cliché bien léché (i.e. bien composé) et tenter de tirer le maximum de situations un peu chaotiques se prêtant mal à la pause lente et travaillée.

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Au bilan matériel, le duo boitier OM System OM-5 et objectif M.Zuiko ED 14-150mm F4-5.6 II s'est plutôt bien comporté quoique cette optique a un champs visuel plus restreint à 14mm comparé au 12mm et sa définition pêche à sa plus grande longueur focale de 150mm. Sa modeste ouverture maximale et variable de F4-5.6 pose des défis quasi insurmontables dans les situations de faible luminosité. L'OM-5 pour sa part reste compétent par sa réactivité d'exposition et de mise au point automatiques dans les deux cas. La dynamique du capteur d'image de l'OM-5 est suffisamment étendue pour permettre la récupération acceptable des sujets en situation d'écarts importants de luminosité (haute et basse lumières). L'éclat des images est plus neutre qu'accentué laissant le loisir à l'auteur photographe de le modifier en post-édition. 

L'OM-5 est un appareil discret au déclenchement doux et à peine audible et se prête bien à la photographie opportuniste. Sa tenue en main est plus limite étant donné la presqu'absence d'aide à la préhension de la main droite (qui peut être corrigée par l'ajout de la poignée optionnelle ECG-5). La visée électronique (EVF) est correcte et l'info très complète. L'écran arrière est fidèle de l'image enregistrée. Les boutons, manettes, leviers et contrôles rotatifs sont nombreux et nécessitent un apprentissage pour s'assurer d'une manipulation plus intuitive. En bref l'OM-5 est un appareil numérique compétent, discret et versatile. Enfin son utilisation dans des conditions plus adverses (AW) ne pose aucun problème.

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Comme anticipé lors de la préparation de cette visite, Paris offre un nombre quasi-infini d'opportunités photographiques. Sa population est jeune et dynamique. Les parisiens aiment sortir, se promener, profiter de leur environnement physique et culturel. Les cafés sont bondés à Paris et les discussions entre amis s'enchainent l'une après l'autre. Par contre la fumée de cigarette reste bien présente. Les parisiens sont aussi des gens sophistiqués quand ils le souhaitent. Cependant dans les lieux phares de la capitale françaises, la foule devient totalement cosmopolite au point où la langue française devient nettement minoritaire.

À Paris comme ailleurs en Europe, le transport en commun est très bien organisé et intégré dans la vie urbaine. Les pistes cyclables sont des modèles du genre et sont utilisés largement par tous. Les véhicules motorisés sont beaucoup plus petits qu'en Amérique et les motocyclettes sont nombreuses. Tout cela pourrait nous servir de modèles en terme d'efficacité et d'économie de transports à reproduire ici. La vie à Paris démarre lentement en avant-midi pour s'accélérer graduellement et se terminer tard en soirée et en début de nuit car il s'agit après tout de la ville lumière!

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Ce bref séjour m'a permis d'envier la densité en toutes choses qu'offre Paris. On ne s'ennuie pas à Paris et pour le photographe en herbe, le documentaliste ou encore l'artiste photographe les possibilités sont très diversifiées et divertissantes. J'y retournerai pour sûr car j'en reste la tête remplie de nouvelles images à capter!


Photos Daniel M

23 octobre 2025

Croisements


 Il y a toutes sortes de croisements. Des croisements de personnes, des croisements d'intérêts, des croisements de perspectives, des croisements culturels, des croisements de routes, etc. La plupart d'entre eux sont souvent inconscients, habituellement inobservés ou rapidement oubliés. L'essentiel, c'est que l'on omet malheureusement leur importance dans nos vies comme autant de moments où les destins s'entremêlent furtivement l'espace d'un instant. Peut-être faudrait-il y porter une meilleure attention ne fut-ce que le temps d'un déclic...







Photos Daniel M

16 octobre 2025

Visages de Paris


 Paris aux milles visages, c’est bien tout le tissus humain qui la compose au delà de tout son héritage matériel que la plupart d’entre nous connaisse déjà bien. Car Paris est bien cette capitale cosmopolite qui en fait une peuplade bizarrée aux saveurs internationales. 

Vous entendrez toutes sortes de vocabulaires aux accents parfois coutumiers d’autres fois indéfinissables mais dont l’intonation curieuse vous transportera aux accents parfois delà du régionalisme culture français. Les visages sont souvent l’âme de celles et ceux qui les arborent ou du moins se plaît-on à le croire.






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Photos Daniel M

04 octobre 2025

Floralies tardives




 Déjà octobre et c'est la fin du cycle végétal estival.

Pour peu qu'il subsiste encore des couleurs, l'automne affiche les siennes et proposent des odeurs de feuilles fanées, une nouvelle saison qui fleurit de finalité et annonce le repos hivernal.


Photos Daniel M

20 août 2025

Réalité du terrain ou fantaisie virtuelle?


 Comme photographie nous sommes confronté entre le désir d'authenticité et l'embellissement du rendu sous prétexte de s'approcher plus encore du "vécu visuel". Bien sûr tout est question d'interprétation dans les choix d'angle de prise de vue ou encore de composition de l'image. Mais encore qu'il s'agisse de sélectionner volontairement ou non un segment en temps et en espace de la réalité de notre environnement et du sujet qui nous intéresse ou encore plus quand on "redessine" virtuellement l'image initialement enregistrée, que reste-t-il de l'essence même du choix documentaire que nous avons fait car tout cela est somme toute très réducteur par rapport à une perception plus large et plus incluse de notre univers physique et émotionnel.

Nos  outils technologiques sont maintenant et peut-être à jamais des extensions créatives de nos impulsions biologiques. Cette cybernétique est d'ores et déjà "intelligente" et surpassera tôt ou  tard nos propres capacités de raisonnement substituant ainsi notre support biologique par de nouveaux supports matériels qui échapperont à un "contrôle" conscient ou non de ses utilisateurs initiaux. En un mot, nous seront les Victor Frankenstein modernes créateurs de la bête devenu autonome et indépendante de ces décisions et de ses actions. Comme photographe, nous sommes déjà des associés de cette cybernétique qu'on assimile à des modes dits automatiques mais dont la capacités d'analyse nous dépassent largement.

Reste l'inspiration et le pourquoi d'une démarche artistique ou documentaire qui demeurent jusqu'à nouvel ordre l'apanage de l'humain que nous sommes encore. Car il y a aussi une démarche philosophique de la vie assumée ou non qui sous-tend et motive le message visuel de notre cheminement photographique. S »il y a un danger dans notre société actuelle, c’est dans l’autocensure grandissante qui naît de l’intimidation du nouvel autoritarisme qui pollue notre univers sociopolitique. Pour le photographe d’aujourd’hui la crainte de la controverse du sujet et son contexte l’emporte souvent sur la pertinence d’en traiter, Bref la réalité du terrain est plus menacée par les tenants du pouvoir technique usurpe que par la technologie elle-même.

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Le devoir d’humanité c’est aussi celui du photographe qui est le témoin de notre évolution. L’intelligence artificielle ou cybernétique d’abord comme outil mais aussi comme partenaire éventuel à part  entière, doit s’intégrer dans nos modes d’action et de réflexion comme artiste-photographe. Pouvoir affiner les moyens de perception de l’IA permettra à cette dernière de s’articuler une meilleure réflexion de l’univers qui l’entoure et motive son existence. Au fond et comme toujours, c’est le point de vue philosophique qui saura prédominer au delà d’un matérialisme à jamais éphémère.

Photo Daniel M

11 août 2025

Éclipse


 Tout le petit monde la photographie reconnait l'importance de la lumière qui est, au fond, à la fois le pinceau et les pigments de l'image. Mais nous percevons souvent la lumière comme permanente sinon éternelle malgré sa nature changeante et fugace comme l'illustre si bien le phénomène de l'éclipse. Ce dernier bien que largement documenté et expliqué ad nauseam par les spécialistes de tout acabit, continue toujours de nous fasciner, nous simples terriens à la vie éphémère. 

Au-delà de la simple atténuation ou même la disparition de toute luminosité, c'est la nature même de la lumière et ses qualités changeante qui rend le phénomène de l'éclipse si particulier. La lumière est source de vie, de changement, d'évolution et d'illumination. La photographie se définit essentiellement de cette lumière pour laquelle elle est entièrement redevable de son impact et de son émotion profonde. 

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Que serions-nous sans cette magnifique sensation qu'est la perception visuelle qui attire notre attention sinon plus explicitement notre regard tant réel que virtuel.Telle est la lumière!

Photo Daniel M

07 août 2025

Une vision économique de la photographie



 Michel Gravel, 1936-2021, fut un des plus prolifiques photographes de presse québécois ayant travaillé entre autres au journal La Presse de Montréal pendant plus de quarante ans. Ses principales qualité au delà de son grand talent artistique pour la composition de l'image enregistrée, était son calme et l'usage judicieux d'une grande économie des moyens matériels utilisés pour réaliser ses reportages photographiques.

Comme photographe institutionnel pour les fédérations sportives et de loisir, j'eus la chance de le côtoyer pendant quelques années, 1988-1994, au gré  de nos assignations similaires d'évènements dans la grande région montréalaise. Michel Gravel en imposait à nous qui étions plutôt des photographes aux déclics frénétiques, car il privilégiait l'approche tranquille et studieuse du sujet et surtout l'utilisation judicieuse sinon parcimonieuse de l'appareil photographique et de sa pellicule. Il a fait parti de cette grande tradition de photographes humanistes qu'a engendré le Québec des années 1960, 1970 et 1980 et qui se poursuit toujours aujourd'hui à une échelle plus numérique.


Alors que plusieurs fanatiques du déclenchement sans retenu mitraillent sans arrêt leurs sujets, d'autres s'efforcent d'abord d'en observer l'esthétique dans leur contexte particulier. Se faisant ils étoffent leurs compositions en leur enjoignant un contenu narratif plus profond dans l'image qui sera présentée à l'observateur. Car le photographe a implicitement en lui une sorte de responsabilité visuelle dans le rendu de  son sujet et du propos qui en découle. 

Quand on évoque la notion d'économie dans ce monde de consumérisme, on l'associe souvent négativement à une perception de réduction, d'empêchement ou de sacrifice au détriment du plein accès à l'usage sans restriction des choses et même des personnes qui nous entourent. Même l'idée du gaspillage a été graduellement évacuée du discours socio-politique de maintenant. Et pourtant l'approche économique Fabien au delà de ces privations proclamées car elle suggère plutôt l'utilisation intelligente de nos ressources qui mise souvent sur une plus grande créativité intellectuelle et, par extension, un usage plus réfléchi de celles-ci. 

En photographie, chaque image enregistrée est en soi un témoignage d'un passé récent ou non pour lequel notre société humaine peut se référer car elle participe à une sorte d'éducation visuelle de notre civilisation et de son contexte. En optant pour un choix restreint mais plus songé de ces images, on propose une sélection qualitative plutôt que quantitative de ces témoignages visuels. Pour le photographe, il s'agit d'une démarche qui exige une étude préliminaire du sujet et de son contexte dont l'enseignement enrichit beaucoup le contenu de l'image enregistrée.

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Il y a beaucoup à apprendre de l'observation des choses et des personnes et l'exercice de la photographie offre ce prétexte à s'éduquer sur le monde qui nous entoure, un univers dont chaque facette différente mérite notre attention. C'est donc au photographe d'en témoigner visuellement avec respect et économie. 

Portrait de Michel Gravel par Xagravel 

Photo 2 par Daniel M