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07 février 2026

Le Panasonic Lumix G97: la continuité efficace en format µ43.



Est-ce que le temps des grandes révolutions dans le système µ43 (Micro Four Third) est devenue chose d'un passé irrémédiable? Plusieurs se le demandent avec raison puisque les deux grands manufacturiers de ce format numérique soit OM System et Panasonic proposent plutôt une série d'évolutions ou de mises à jour subtiles de leur gamme respective de modèles offerte en ce moment. C'est souvent ce que l'on observe d'un marché dont la technologie a atteint une maturité dans les attentes, les besoins de sa clientèle-cible et dans la technologie associée aux produits. Malgré cela il y a eu des progrès indéniables quand on analyse plus finement les récentes introductions des OM-1 (Mark I & II) d'OM System et du GH7 de Panasonic issus dernièrement.

À coté de ces modèles haut-de-gamme, il y a aussi d'autres incontournables comme les OM-5 Mark I & II d'OM System (et anciennement l'Olympus OM-D E-M5 Mark III) ou encore comme le Lumix G97 de Panasonic qui est une mise à jour légère des anciens Lumix G90-91-95-95D-99. Leur architecture physique est demeurée presqu'intacte et leur interface logicielle est à peine retouchée. Donc rien de véritablement nouveau sous le soleil de la photographie numérique µ43. Sans vraiment vouloir prédire l'avenir en ces temps pour le moins incertains, il est tout de même remarquable de saluer leur longévité malgré ces quelques retouches cosmétiques souvent mineures ça et là. 


Le Panasonic Lumix G97 fait parti de cette série G de modèles dont les ainés les plus récents sont le Lumix G85 et surtout les G90/95 par exemple. Et malgré toutes les interprétations et hypothèses d'abandon qu'on prête à Panasonic au sujet du format µ43, le manufacturier maintient son implication et sa gamme Lumix Micro Four Third. Ce Lumix G97 est d'abord et avant tout un appareil hybride combinant des vocations à la fois photographique et de vidéographie, une spécialité propre à Panasonic depuis maintenant plusieurs années. L'ergonomie du boitier G97 est bien connue avec une bonne prise en main et avec une caractéristique de résistance aux intempéries (splash proof) qui est de plus en plus recherchée par les photographes baladeurs de cette planète. 

L'interface du Lumix G97 est plutôt simple à appréhender et à configurer. De plus le boitier du G97 est truffé de boutons et de trois rondelles (oui trois!) de commande des fonctions de l'appareil et cela sans compter son écran arrière tactile si vous le souhaitez. L'utilisation du G97 s'échelonne de la plus grande simplicité en étant pleinement automatisé jusqu'au contrôle total de tous ses paramètres de prise de vue. D'ailleurs le menu de l'interface logiciel est très convivial et en français convenable! La visée électronique OLED de 2.36K est propre et confortable et l'écran arrière de 1.840K est encore plus défini que les versions antérieures. Bref c'est presqu'un sans faute si on accepte ses dimensions physiques plus élevé du boitier en comparaison d'un OM-5 par exemple (mais sans sa poignée optionnel ECG-5!) mais qui reste tout de même l'équivalent d'un OM-1.


La définition d'image du capteur numérique de 20,3 mégapixels est excellente avec une bonne neutralité colorimétrique. Plusieurs palettes de couleur (en modes photo, simulations ou effets spéciaux) sont accessibles et peuvent être configurées à souhait. L'option de travailler en RAW pour un contrôle post-éditorial encore plus prononcé est également bien présente. Les rendus monochromes du Lumix G97 sont vraisemblablement inspirés de recettes concoctées par leur partenaire teutonique Leica. 

Le contrôle automatique des paramètres d'exposition du Lumix G97 est suffisamment efficace pour s'en appuyer dans la plupart des situations de prise de vue mais sans empêcher le ou la photographe d'y introduire des biais systématiques en sélectionnant différentes options d'analyses de l'exposition (matriciel, centrale et spot) ou encore par l'utilisation des coefficients de correction d'exposition (général ou fractionné entre hautes et basses lumières), et dont l'appréciation peut se faire directement via la visée de prise de vue (EVF ou LVF) et cela avant le déclenchement final, très doux d'ailleurs, de l'appareil. 

Le Lumix G97 est alimenté à l'aide d'une pile accu dédié BLC-12 dont l'autonomie est plutôt moyenne et qui engendre une certaine chaleur à l'usage. C'est pourquoi l'acquisition d'une pile accu supplémentaire est toujours recommandable. Il est bon de souligner que le Lumix G97 peut recevoir un bloc d'alimentation supplémentaire BGG-1 qui double son autonomie et permet un déclenchement plus confortable en cadrage vertical (portrait). Cet ajout plutôt onéreux à prime abord en vaut la chandelle si vous êtes un ou une photographe d'action, portraitiste ou animalier. Il permet la rotation de la pile accu du bloc BGG-1 sans le désolidariser du Lumix G97, un avantage indéniable pour le/la photo-reporter.

Compte des similitudes incontestables du Lumix G97 avec les versions G95 et G95D, on peut aisément se référer aux essais respectifs de ces modèles pour le détail de son fonctionnement. Voici en images comment repérer les changements extérieurs subtils introduits pour le Lumix G97: 



Bouton d'activation directe du mode vidéo complètement rouge 






Connexion USB-C (Type C) 




Écran arrière mieux défini d'une résolution de 1,84 million de points (1840K)




Depuis l'introduction du Panasonic Lumix G85 en 2016 qui a connu un succès à la fois critique et commercial appréciable, cette série G s'est renouvelée à un rythme soutenu d'abord par un changement significatif de capteur numérique passant de 16MP à 20MP puis aussi par une reconfiguration sensible du boitier et de son interface. Malgré tout, la gamme d'accessoires (pile-accu BLC12, bloc d'alimentation BGG1, flashes externes série FL, télécommande RS2 et microphones externes MS2 & VMS10) associée aux différentes versions est demeurée la même, assurant ainsi une continuité tout à fait bienvenue dans ce monde de mises au rebut souvent trop hâtives.

Les qualités intrinsèques du Lumix G97 assurent non seulement son bon fonctionnement mais aussi une bonne versatilité d'utilisation qui encourage l'expérimentation créative. Son esthétique austère lui confère une certaine discrétion malgré ses dimensions excédant les normes introduites originalement pour un appareil compact du système µ43 (Micro Four Third). Si vous ajoutez à cela les avantages d’une stabilisation interne du boîtier,  vous permettez le couplage d’une multitude d’optiques adaptées à la monture MFT. La double stabilisation (Dual I.S.2) quand elle est disponible et appliquée, peut constituer un facteur déterminant pour une meilleure définition de l'image enregistrée et pour un confort accru dans le visionnement EVF et LVF du sujet lors de la prise de vue à main levée.

Le coté tout-terrain du Lumix G97 ajoute un aspect plus sécurisant au photographe qui utilise l'appareil dans un environnement plus extrême. Bien sûr il faut tout de même coupler le boitier avec une optique ayant les mêmes vertus. La bonne préhension du Lumix G97 autorise son emploi avec des gants protecteurs, une caractéristique également appréciée en plusieurs circonstances.

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Pour terminer ce survol sur une note plus personnelle, je considère toute cette série Lumix G85, G95, G95D et maintenant G97 comme des appareils photo numériques à objectifs interchangeables de niveau quasi professionnel sinon carrément exploitable comme tel et sans arrière-pensée. Au gré de mes modestes pérégrinations sub-planétaires, tous ces différents modèles m'ont prouvé leur fiabilité et leur compétence dans plusieurs situations même les plus critiques (pluie, froid, neige, etc.). Leur versatilité est sans équivoque. Bien sûr ce ne sont pas les plus compacts ou les moins lourds, loin de là, mais leur discrétion de déclenchement reste remarquable. Ces qualités pour un ou une photographe en assignation de reportage ou dans le cadre d'un projet photo sont souvent essentielles. Je n'ai donc aucune réserve quant à recommander le Panasonic Lumix G97, un appareil photo numérique qui représente bien une continuité efficace pour le système µ43.

Illustrations Panasonic / Photos Daniel M

21 avril 2025

Panasonic Lumix G 42.5mm F1.7 ASPH. Power OIS: L'excellent cadreur compact






 Cette optique de la série Lumix G de Panasonic semble exister depuis longtemps, si longtemps qu'on semble oublier sa performance exceptionnelle tout en demeurant compact dans la définition même du format de capteur d'images numériques Micro Quatre Tiers (M4/3 ou MFT). Introduit en 2015, le Lumix G 42.5mm F1.7 ASPH. Power OIS a fait l'unanimité chez ses utilisateurs et auprès de la plupart des analystes.

De fabrication japonaise, l'objectif ne pèse que 130g et sa longueur physique (sans son pare-soleil dédié) est de 5cm. Son diamètre est similaire et on peut utiliser des accessoires-filtres de 37mm. Il est doté d'une stabilisation optique interne (Power OIS) qui peut s'harmoniser avec celle contenue dans les modèles récents de la série Lumix G mais pas avec ceux offerts par Olympus/OM System. Le pare-soleil dédié à montage baïonnette est fournie à l'achat de l'objectif, une petite attention bien appréciée. La construction de l'objectif est soignée et sa monture est métallique. Toutefois le Lumix G 42.5mm F1.7 n'est pas catégorisé comme une optique résistance aux intempéries.


Le facteur de grossissement ou de rapprochement du Lumix G 42.5mm F1.7 Power OIS est d'environ 1.7X par rapport à l'objectif dit normal de 25mm pour le format M4/3 et c'est pourquoi plusieurs le catégorisent comme une optique conçue pour la photographie portraitiste bien que cette définition apparait beaucoup trop restrictive du point de vue de plusieurs de ses véritables utilisateurs. Avec une ouverture maximale de F1.7, ce Lumix G 42.5mm permet une bonne discrimination du sujet versus son environnement d'avant ou d'arrière-plan. L'effet ne sera pas aussi extrême comparé à sa grande soeur soit le Leica DG Nocticron F1.2 ASPH. Power OIS mais en situation normale de prise de vue, on pourra apprécier à juste titre qu'une faible et restreinte profondeur de champs permettra une marge de manoeuvre bienvenue en terme de mise au point du sujet principal.


Avec une longueur focale fixée à 42.5mm, le photographe utilisateur de cette optique Lumix G devra nécessairement faire preuve d'une plus grande mobilité et porter une attention plus particulière à la composition finale de l'image enregistrée. Ces exigences pourront toutefois induire une meilleure analyse du contexte photographique et encourager une plus grande créativité de l'observateur photo. Il est bon de souligner que sans être un objectif spécialisé en macrophotographie, ce Lumix G 42.5mm F1.7 peut effectuer une mise au point rapprochée tout à fait honorable avec une distance minimale de 31cm du sujet. 

Coté performances optiques, le Lumix G 42.5mm F1.7 ASPH. produit des images de haut niveau d'une définition supérieure et pratiquement exemptes d'aberrations. Son rendu chromatique est riche et bien découpé. Sa mise au point automatique est précise et rapide. La mécanique de l'autofocus et de la stabilisation est discrète bien que pas totalement silencieuse. La mise au point manuelle s'effectue à l'aide d'une bague rotative assez large dont la commande est électronique plutôt que mécanique, et sans butée d'arrêt pour l'infini ou la distance minimale. À noter également que la vitesse de rotation de la bague de mise au point manuelle fait varier sa réactivité.

La plage des distances focales pour un objectif catégorisé comme normal en format de capteur M4/3 est souvent situé entre les distances focales allant de 15 à 25mm probablement parce qu'on privilégie un angle de champs visuel d'au moins 45-47 degrés. D'un autre coté on qualifie aisément de petit téléobjectif des optiques ayant un faible grossissement (de moins de 2X) alors que ces objectifs sont fréquemment employés dans des contextes larges de prises de vues comme la photographie urbaine ou de voyage et même de paysage. En ce sens le Lumix G 42.5mm F1.7 pourrait assimilé au groupe des objectifs standard malgré son angle de champs plus étroit de 29 degrés, sa grande qualité demeurant la quasi absence de distorsion optique. 

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Il est remarquable de constater le coté mythique de cette longueur focale, entre 42.5 et 45mm, chez la communauté des adeptes du format numérique M4/3 et les fabricants d'optique l'ont bien compris en étoffant leur offre de plusieurs variations d'objectifs mais il en demeure pas moins que ce Lumix G 42.5mm F1.7 ASPH. Power OIS (tout comme le M. Zuiko 45mm F1.8) représente bien l'essence même de ce format compact et miniature M4/3 tout en offrant une performance optique exceptionnelle.

Photos Daniel M


24 juillet 2024

Un "GH" pour la photographie exclusivement? L'anathème Panasonic Lumix GH5 Mark II.


 Qu'il soit dit une fois de plus: je ne fais pas dans la vidéographie numérique. Bien que je respecte beaucoup ceux et celles qui pratiquent cet art d'expression cinématographique, j'avoue humblement que cela dépasse largement le petit spectre de mes connaissances et encore plus de mes compétences. Alors, pourquoi s'intéresser à un modèle Panasonic Lumix de la série GH dont la réputation n'est plus à faire dans le domaine de la vidéo numérique amateure, enthousiaste et même professionnelle? La motivation tient peut-être dans la qualité supérieure de conception et de fabrication et dans les performances de ces appareils Lumix de la série GH. Ce sont pour la plupart de véritables baroudeurs solidement construit et capable d'un usage intense et soutenu. Dans l'ancienne définition du photographe dit professionnel, ils répondent largement à beaucoup de critères essentiels du métier.

Suivant mes habitudes de rechercher le meilleur compromis entre performance, durabilité, ergonomie et surtout tarif d'acquisition "abordable", j'ai jeté mon dévolu sur un Panasonic Lumix GH5 Mark II (neuf d'autant plus!) que mes amis de Panasonic Canada avait toujours en inventaire (peut-être une unité oubliée, qui sait?). Aujourd'hui ce modèle GH5 II (2021) a été remplacé par le GH6 (2022) qui lui-même a été supplanté par l'introduction en 2024 du GH7. Il faut noter que les rapides évolutions de la série Lumix GH sont peut-être attribuables au fait que Panasonic s'est gagné une excellente réputation auprès des vidéastes depuis plus d'une décennie.


Le Panasonic Lumix GH5 Mark II n'est manifestement pas un appareil photo compact au sens défini initialement pour les modèles utilisant un capteur d'images numérique de format Micro Four Third (M4/3). De même, son poids reste appréciable avec un total de 727g, avec la pile-accu et une carte mémoire incluses. Sa prise en main est cependant exemplaire et très sécuritaire et le Lumix GH5 II peut être essentiellement manipulé avec la main droite, la gauche se consacrant au maintien de l'optique d'accompagnement choisi par le/la photographe. La qualité de construction du Lumix GH5 II est exemplaire et on ne peut douter de sa robustesse évidente. 

À chaque nouvelle évolution de modèles dans chacune des différentes séries offertes aujourd'hui par les manufacturiers d'appareils photo numériques, je redoute une certaine perte de qualité des matériaux utilisés pour la fabrication de ces derniers et je dois admettre qu'intuitivement cela semble le cas. Bien sûr du point de vue strictement technique chaque nouvelle version surpasse l'ancienne bien ce soit plutôt à la marge. Je crois comprendre cependant que certains compromis de "contenant" et de "quincaillerie" pointent de plus en plus à l'horizon que l'on peut attribuer par une recherche de marge bénéficiaire augmentée par ces fabricants. Est-ce vraiment le cas ou s'agit-il plutôt d'une fausse impression? Nous n'aurons vraisemblablement jamais la réponse complète et définitive.

Les touches et molettes de commande du Lumix GH5 II sont clairement accessibles et identifiables et regroupent les fonctionnalités les plus usuelles de l'appareil et, dans la plupart des cas, peuvent être configurées différemment. Bien qu'il est évident que le GH5 II soit conçu pour les vidéastes d'abord, il diffère très peu de ses équivalents en photographie (G9 et G9 II). Les paramètres de base tel le type de mise au point ou la sensibilité choisie (ISO), ou encore la balance des blancs et le coefficient de correction de l'exposition sont tous d'accès direct par des touches-poussoirs bien identifiées. Il faut cependant déplorer le placement à gauche de la touche dédiée au visionnement des fichiers déjà enregistrés qui oblige l'usage des deux mains. Pour le reste, il faut féliciter la présence des trois molettes de réglages avant-arrière et au dos, de la commande prévue pour le type de mise au point à l'arrière et réglable à la volée, des quatre modes d'exposition personnalisés (C1-2-3-4) très pratiques pour configurer l'appareil pour des catégories de sujet plus spécialisées. 


Le viseur électronique (EVF) du Lumix GH5 II offre une définition rehaussée (3.68 millions dots) en comparaison d'autres modèles Lumix tel les G80-85-90-95 et les GX85-8-9. De plus du fait de son grossissement apparent (1.52X / 0.76X) et de sa distance oculaire (21mm), le confort de visionnement est accrue. Pour un/une photographe qui utilise le viseur embarqué comme principal outil de composition et de prise de vue, ces performances sont pertinentes et dument appréciées. De même, l'écran arrière TFT LCD de 3 pouces possède une finesse suffisante (1.84 million dots) dans l'examen de l'image à enregistrer. Cet écran arrière peut pivoter et peut être rabattu complètement pour une protection complete de sa surface de visionnement.

Si vous êtes un habitué des interfaces développés par Panasonic, l’architecture et le maniement du Lumix GH5 II ne vous surprendront pas. Les commandes sont intuitives et le menu présenté de façon très logique. Tout cela facilitera votre utilisation du GH5 II. Malgré cela, certaines fonctionnalités de ce dernier demeurent assez spécialisées et exigeront de son utilisateur un apprentissage plus approfondi. De même il y a tout lieu de considérer sérieusement la personnalisation du boîtier via les quatre modes Custom du GH5 II. Une consultation fréquente du manuel d’opération de l’appareil est aussi une avenue à privilégier pour ceux et celles qui voudront optimiser les performances du GH5 II. 


En parcourant le menu très étoffé du Panasonic Lumix GH5 Mark II, on constate sa très grande diversité de configurations possibles qui lui confère une versatilité exceptionnelle. Malgré son capteur numérique d'images réduit, le GH5 II compense cette apparente faiblesse par une flexibilité sans pareil à s'adapter à toutes sortes de contextes très différents l'un de l'autre. Cela réduit d'autant l'arsenal d'anciens accessoires périphériques comme l'intervallomètre par exemple, puisque plusieurs fonctionnalités déjà embarqués dans l'appareil les remplacent de façon efficace et compétente. Avec un livret d'opération de plus de 800 pages, on mesure bien les extraordinaires capacités du Lumix GH5 II. 

Le Lumix GH5 II est alimenté par la pile-accu DMW-BLK22 qui lui confère une autonomie autour des 400 prises de vues ce qui est très respectable et qui peut représenté l'équivalent d'un jour de prise de vues.  À noter également que l'ancienne pile-accu DMW-BLF19 de plus faible capacité peut être aussi utilisée par le GH5 II. L'addition d'une seconde pile-accu pour parer à toute éventualité reste une police d'assurance très recommandable. On peut également combiner une poignée d'alimentation optionnelle  DMW-BGGH5 (avec une pile-accu) qui doublera cette autonomie tout en procurant un support  commode pour le cadrage vertical. Bien sûr, l'encombrement et le poids s'en trouveront augmentés sensiblement. Le Lumix GH5 II peut aussi être alimenté directement via son câble USB par une source externe comme un bloc d'alimentation plus universel ou encore via l'adaptateur CA dédié et offert en option par Panasonic. 


Des bonnes performances en plateau. 

Avec l'apparition des Panasonic Lumix GH6 et GH7, plusieurs pourraient à juste titre se demander jusqu'à quel point ces nouvelles "évolutions" peuvent représenter des avancements techniques marquants et des gains substantiels en performance d'imagerie. De fait il y a toujours place pour une plus grande sophistication des appareils photo numériques et aussi pour une meilleure définition d'image même si cela reste une amélioration à la marge souvent peu perceptible dans l'usage final auquel nous la destinons. Car c'est bien de cela qu'il s'agit, i.e. l'adéquation entre nos besoins et la capacité de l'outil à les rencontrer. Ce seuil magique à mon  avis a déjà été franchi par la plupart des produits photo d'aujourd'hui et même d'un passé récent. Devons-nous débourser des sommes de plus en plus astronomiques pour s'offrir le dernier cri des fabricants? C'est à chacun d'entre nous d'y répondre de façon analytique ou même intuitive,


Ceci étant établi, mes critères de performances de maintenant sont largement atteints par un modèle d'appareil photo numérique tel que le Panasonic Lumix GH5 Mark II qui utilise un capteur numérique de 20,3 mégapixels (MP). Bien sûr son format de capteur d'image plus réduit que d'autres exigera un soin plus particulier à apporter à la composition et au cadrage final du sujet abordé mais en soi ce n'est que plus valorisant du travail de la/le photographe qui réalise l'image enregistrée. Le rendu iconographique du Lumix GH5 II est similaire aux autres modèles d'appareils numériques de la série Lumix, i.e. relativement neutre sans trop grande accentuation des couleurs et des contrastes ce qui peut en surprendre certains habitués des recettes plus spectaculaires utilisées par les autres fabricants d'appareils. Cette apparente neutralité peut bien évidemment être supplantée en utilisant le logiciel de configuration du GH5 II que ce soit à la marge ou par des simulations complètes de nouvelles palettes de couleur. L'usage des fichiers RAW est aussi une autre avenue permettant un contrôle accru du rendu de l'image final. La conclusion nette de cette discussion sur la performance de son imagerie  est qu'en fonction de la sélection correcte de ses paramètres de prises de vues et de la juste compréhension des limites inhérentes de son format de capteur, le Panasonic Lumix GH5 Mark II peut parfaitement répondre aux exigences de la photo d'illustration et de reportage.

La facilité et la vitesse d'effectuer une mise au point automatique d'un appareil photo est immanquablement un débat auquel personne aujourd'hui ne peut se soustraire. Loin des performances archaïques des premiers modèles analogiques à mise au point dite automatique, leurs successeurs numériques ont atteint un degré de sophistication et une performance exceptionnelle sans être totalement exempt de limites car la reconnaissance du sujet et son suivi demeurent toujours un défi technologique à raffiner et plus particulièrement avec l'évolution des intelligences artificielles. 

Conçu pour la vidéographie numérique, le Panasonic Lumix GH5 Mark II est en fait un appareil photo tres réactif. En photographie d’action, il est peut-être limité seulement par la performance de sa mise au point en continu (AF-C) et par ses capacités de suivi du sujet (Tracking Focus). Malgré cela, le Lumix GH5 II peut tout de meme se prêter à des exercices comme la photo sportive via son mode par anticipation ou pour la photographie animalière.

L'absence de flash électronique intégré au boitier du Lumix GH5 II exigera de son utilisateur l'acquisition d'un flash externe dédié ou non, en mode semi-automatique ou entièrement manuel. L'avantage d'une unité de ce type est sa puissance plus élevée, son orientation possible et enfin son alimentation indépendante de cette du boitier GH5 II. En contrepartie son encombrement et sa manipulation additionnelle restent les désavantages inhérents à l'usage d'un flash externe. Au demeurant, le choix de la prise de vues en éclairage ambiant reste la solution privilégiée quand elle est possible. Enfin il faut souligner la présence d'une prise synchro flash traditionnelle (PC sync) sur le Lumix GH5 II qui peut être apprécié en photographie de studio ou encore en macrophotographie, entres autres possibilités. 


À l'usage

Le Panasonic Lumix GH5 Mark II ne m'a pas déçu dès notre premier contact. Il est d'une facture rassurante de par sa qualité de fabrication et du soin apporté à son ergonomie et son interface très versatile. Son viseur électronique détaillée et confortable ajoute un grand confort à la prise de vues. C'est un appareil photo numérique qui a du poids et de l'inertie, je ne vous le cacherai pas mais sa tenue en main est très sécuritaire. La multitude de touches et de molettes sans parler de l'écran tactile peut être déconcertante à priori mais en réalité vous pouvez configurer le Lumix GH5 II selon vos propres habitudes de manipulation soit via la croix directionnelle (D-Pad), la manette (Joystick) ou l'écran tactile. Bref toutes les préférences de commande sont présentes et disponibles.

En parcourant son menu, vous constaterez le caractère hautement hybride du Lumix GH5 II, i.e. ses fonctionnalités en vidéographie numérique et celles dédiés plus particulièrement à la photographie. Si vous choisissez d'ignorer cet appel à devenir un grand vidéaste, vous pourrez facilement vous consacrer à l'art traditionnel de la photo. Parmi les éléments-clés que j'ai retenu, la bonne tenue de la mise au point automatique du GH5 II m'a agréablement surpris. De même pour le système de stabilisation interne du capteur sur lequel on peut se fier particulièrement en contexte de faible éclairage. 


Les différentes simulations de film du Lumix GH5 Mark II sont toujours pratiques quoique je regrette un peu l'absence de filtres à effets spéciaux, une option toujours intéressantes à expérimenter. Comme je travaille essentiellement en format Jpeg de fichier d'images, je recherche souvent la plus grande neutralité d'interprétation dans le rendu chromatique de l'image enregistrée. Les simulations monochromes (noir et blanc) du GH5 II sont somptuaires pour le moins et méritent la réputation qu'elles obtiennent. Qui inspire qui de Panasonic ou Leica, seuls ces derniers pourraient nous le révéler. 

Le Panasonic Lumix GH5 Mark II est un appareil photo numérique qui a beaucoup d'inertie (poids) particulièrement si on le combine avec un objectif-zoom de la série Leica DG tel le 12-60mm F2.8-4 ASPH Power OIS. Il y a donc un effort physique de manipulation et de maintien à considérer quand on envisage l'acquisition d'un tel matos. En contrepartie ce surplus de poids induit une plus grande stabilité de la plateforme de prise de vues ce qui résulte souvent par une netteté accrue de l'image enregistrée. À titre de comparaison on peut mentionner le poids d'un appareil photo analogique 35mm typique des années 1970 comme le Nikkormat FTN  qui avec 765g était considéré comme un compact à cette époque et cela sans oublier l'ergonomie nettement supérieure du Lumix GH5 II. 

Que conclure de tout cela sinon que le Panasonic Lumix GH5 Mark II demeure un appareil photo numérique de format M4/3 de construction supérieure ayant une interface très accessible, versatile et diversifiée et qui offre une résultante iconographique très satisfaisante pour la plupart de ses utilisateurs. Bien sûr, ses capacités vidéo sont exceptionnelles mais l'essentiel est l'un (vidéo) n'handicape pas l'autre(photo). Le caractère "baroudeur" du GH5 II le rend particulièrement attrayant pour le/la photographe qui recherche un outil tout terrain exceptionnel et compétent. Il vous suffira seulement de vous programmer quelques exercices additionnels de musculation pour biceps et triceps ...

Illustrations: Panasonic.com

Photos Daniel M: Panasonic Lumix GH5 Mark II / Leica DG 12-60mm F2.8-4 ASPH Power OIS / Lumix G Vario 100-300mm F4-5.6 II Power OIS

01 juillet 2024

Boucler la boucle (avec le Panasonic Lumix G 25mm F1.7 ASPH).


 Le temps passe mais certains souvenirs demeurent même s’ils sont parfois embellis par un mélange d'impressions et de sensations encore si présentes qu'on en reste presqu'incrédule dans leur prétendue justesse et puissance d'évocation. Pour un, l'objectif Cosinon 50mm F1.7 en monture M42 pour le format de film 35mm est précisément ce type d'instant avec d'autres mémorisé à jamais si tant que ma mémoire puisse encore être toujours être accessible dans mon esprit vieillissant. 

Beaucoup plus tard lorsque j'ai eu l'opportunité de m'introduire au format de capteur d'images numériques Micro Four Third (M4/3), ce fut comme si je retrouvais mes anciens repères de l'expérience photographique analogique de la pellicule traditionnelle et de la magie de l'imagerie instantanée. Il y avait aussi ces merveilleux boitiers numériques compact qu'étaient et que sont encore les Olympus EP-3 et OM-D E-M5 original et ces Panasonic Lumix GX7, GM5,GX85 et G85. Et aussi de belles rencontres optiques avec les M.Zuiko 17mm et 45mm F1.8 Pretium mais aussi avec les Lumix G 20mm, 25mm et 42.5mm F1.7. 

Toutes ces expériences plus récentes sont le reflet d'une passion initiale des années soixante-dix et quatre-vingts du siècle dernier à la fois si lointaine mais si proche personnellement.


La "normale"

Disons-le d'emblée un objectif dit "normal" ou "standard" ayant un angle de champs d'environ 45-47 degrés est souvent perçue comme un sérieux compromis à tout point de vue. Bien sûr sa perspective visuelle respecte celle de l'oeil humain, sans pour autant offrir la même versatilité de champs élargi de vision. D'autant plus et suivant sa longueur focale dictée par le format de captation de l'image comme l'optique de 25mm dans le cas du M4/3, les limitations de son angle de visée exige une appréciable mobilité physique de son utilisateur-photographe dans ses efforts de compositions. 


Règle générale une grande ouverture maximale de son diaphragme sera présente dans la plupart des objectifs standards comme les F2, 1.8, 1.7, 1.4 voire F1.2 de façon exceptionnelle, ce qui en fait une optique de premier ordre à utiliser dans des contextes de faible luminosité, de recherche de profondeur de champs réduite ou encore en photographie d'action avec des vitesses d'obturation plus élevées. Malgré ces grandes ouvertures maximales, les optiques standards demeurent relativement compacts dans leurs dimensions physiques et d'un poids plus limité si on excepte le cas extrême du F1.2. Il en est de même pour le diamètre modéré de leur accessoire-filtre vissant à l'avant de celles-ci.

De plus, la qualité optique des objectifs standards est en général de très bonne à exceptionnelle compte tenu de sa simplicité de construction et de la longue expertise associée à leur design. Pour les habitués des objectifs-zoom à focale variable, le gain de définition peut être surprenant quand on les utilise initialement et peut entrainer une nouvelle passion pour les optiques de focale fixe qui offre des performances très similaires mais au détriment de la flexibilité attribuable aux changements de distances focales propres aux objectifs-zooms.


À l'époque récente de la photographie analogique généralisée (sur pellicule), les optiques standard étaient considérés comme une excellente introduction à la maitrise de cet art d'expression visuelle bien qu'avec le temps plusieurs adoptaient éventuellement des préférences plus marquées vers d'autres types d'objectifs à focale fixes comme chez les grands angulaires ou encore avec les téléobjectifs. Il n'en demeurent pas moins que plusieurs artistes-photographes sont restés souvent exclusivement fidèles à l'objectif standard, les exemples historiques et documentés à cet égard ne manquent pas.

On pourrait qualifier l'objectif standard de l'optique privilégiée du photographe observateur et spontané. C'est aussi une optique ayant tout de même un pouvoir suffisamment discriminant tant par son angle de champs que par sa grande ouverture maximale pour répondre à des exigences du photographe qui priorise son sujet en suggérant son contexte sans le définir de façon détaillée. C'est aussi une optique qui s'accommode généralement des plus courtes distances vis-à-vis ce sujet principal. Ces qualités lui confèrent une versatilité dans des domaines où certains objectifs-zooms peinent à s'adapter pertinemment.


Il y a peu de sujets qui ne peuvent être interprétés par une optique standard et en particulier avec l'aide des nouvelles technologiques numériques propres à l'imagerie. Par exemple la fusion d'images peut suppléer à son angle plutôt restreint de champs visuel. Le recadrage de l'image enregistrée lors de la prise de vue et son post-traitement peut permettre de se passer d'un téléobjectif. Bien sûr certaines contraintes techniques influenceront le niveau de qualité finale de l'image définitive mais ces exigences dépendent essentiellement des attentes du photographe et de son auditoire.

Un mot maintenant sur l'objectif Panasonic Lumix G 25mm F1.7 ASPH qui est à l'origine de cette brève apologie sur l'objectif standard, pour dire tout d'abord qu'à son tarif d'acquisition neuf ou de seconde main, c'est tout simplement une aubaine à tout point de vue. Son format compact et sa légèreté répondent exactement à la définition initiale introduite pour le format de capteur d'image M4/3. Sa construction est soignée mais polycarbonate, sa bague de mise au point est suffisamment large mais plutôt démultipliée en vertu son fonctionnement par contact électronique, et son pare-soleil fourni à montage baïonnette est apprécié. Ses performances optiques sont très bonnes, nettement au dessus des objectifs-zoom réguliers offerts par les manufacturiers. Enfin ce Lumix G 25mm F1.7 ASPH s'harmonise très bien avec les boitiers Lumix des séries G, GX et GM. 

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Dans un monde où la complexité des objets sinon de la société en général est devenu une sorte de norme inévitable, les objectifs standards apparaissent comme des ancêtres dont on pourrait interroger jusqu'à la pertinente même mais il subsiste toujours et inlassablement un bastion d'irréductibles de la photo traditionnelle tant chez les utilisateurs que chez les manufacturiers pour maintenir un intérêt et une offre toujours aussi riche de cette catégorie optique. Il n'en tient qu'à nous d'en profiter tant que possible. Bonne photo "normale"!

Photos Daniel M: Panasonic Lumix G95 & G85 / Olympus OM-D E-M10 III/ Lumix G 25mm F1.7 ASPH 

15 mai 2024

Panasonic Lumix G Vario 100-300mm F4-5.6 II Power OIS: le chasseur d'oiseaux impromptu et abordable


 La photographie ornithologique ou plus simplement la photo d'oiseaux est une passion largement partagée par beaucoup de chasseur d'image. Bien sûr les petites dimensions et la vivacité des sujets posent souvent des défis quasi insurmontables pour celui ou celle qui recherche des résultats iconographiques irréprochables. Ce faisant ils/elles s'enferment dans uns une logique implacable pour l'acquisition d'un équipement photographique onéreux et une pratique sur le terrain souvent fastueuse et éreintante. Pour ceux-ci, les articles savamment étoffés sur la photo ornithologique abonde tant en format livresque que sur la toile Internet.

Pour le commun des mortels comme vous et moi qui recherchent plutôt le plaisir très spontané de Russie à l'occasion un bon cliché d'oiseau, la solution doit s'avérer plus ludique et abordable matériellement. La plupart des manufacturiers d'appareils et d'optiques associées ont vite compris ce dilemme et il est très possible aujourd'hui de se procurer des objectifs dont le tarif reste sur terre et les rendus d'image du domaine de l'acceptable et parfois même revêt un caractère plus exceptionnel. Le Panasonic Lumix G Vario 100-300mm F4-5.6 II Power OIS correspond exactement à cette catégorie d'optiques au vertus plus démocratiques.


Fabriqué au Japon, le Panasonic Lumix G Vario 100-300mm F4-5.6 II Vario OIS se présente comme un objectif plutôt discret, donc moins spectaculaire vis-à-vis du sujet photographié. Il est relativement léger pour sa catégorie de distances focales, 520g, et son diamètre de filtre-accessoire est de 67mm. La rotation des bagues zoom et de mise au point est suffisamment ferme pour éviter les déplacements involontaires. Il est doté aussi d'un interrupteur du système de stabilisation optique (OIS) si on envisage le montage de la combinaison boitier-objectif sur un trépied. À noter cependant qu'à sa pleine extension en focale de 300mm, le Lumix G Vario 100-300mm II doublera de longueur. Un pare-soleil dédié avec bague de montage à baïonnette est fourni avec l'objectif. Autre caractéristique intéressante de l'objectif est sa résistance aux intempéries (WR).

En photographie d'oiseau, l'élément-clé à surveiller est le grossissement que procure le téléobjectif zoom ou à focale fixe choisi. Dans le cas du Panasonic Lumix G Vario 100-300mm F4-5.6 II PowerOIS, ce grossissement s'échelonnera de 4X à 100mm pour atteindre 12X à son maximum focal de 300mm. Bien entendu sa performance optique en termes de résolution d'image variera selon la distance focale sélectionnée. Il faudra donc s'attendre qu'au grossissement maximum le rendu ne saura pas aussi optimale qu'à des taux d rapprochement moins élevé bien que ce Lumix G Vario 100-300mm II se tire bien d'affaire pour peu qu'on respecte les autres contraintes technique de la prise de vues. Il faut comprendre que le manque de netteté du sujet n'est pas toujours attribuable à la baisse de résolution de l'optique. DEs facteurs comme la nervosité du sujet, l'utilisation d'une vitesse d'obturation trop lente, d'une ouverture trop grande avec peu de profondeur de champs surtout à courte distance du sujet, la vibration de l'appareil photo à la prise de vues et le brouillard atmosphérique peuvent aussi joué une rôle déterminant dans le résultat final anticipé.

Tous ces facteurs déterminants mentionnés dans le paragraphe précédent sont aussi tributaires d'autres caractéristiques du Lumix G Vario 100-300mm II. Pour un son ouverture maximale limitée oblige le/la photographe à des choix de vitesse d'obturation plus lentes et/ou de sensibilités ISO plus élevées. De même l'absence de bague optionnelle de montage pour le trépied ne permet un meilleur équilibre du centre de gravité de l'ensemble boitier-optique quand on le monte justement sur un trépied ou un mono-pied. Heureusement la présence du système de stabilisation optique (OIS) de l'objectif-zoom qui peut aussi être combiné à celui d'un boitier Lumix si disponible (Dual IS et Dual IS2) peut atténuer ces difficultés. 

À l'usage, le Panasonic Lumix G Vario 100-300mm F4-5.6 II Power OIS se manipule aisément avec des bagues rotatives facilement identifiables qui offrent une rassurante résistance. La course d'un quart de tour de la bague-zoom est rapide. La bague de mise au point offre un bon compromis avec une course rotative suffisante pour un ajustement du point final fin mais sans être trop démultiplié. Il faut faire attention de ne pas désengager le système de stabilisation optique (OIS) par inadvertance et s'assurer à l'occasion de la bonne position de l'interrupteur. La mise au point automatique est prompte et silencieuse. Son efficacité dépend essentielle du type de surface visée, du modèle de l'appareil photo utilisé et de la luminosité du sujet et son contexte. Avec un téléobjectif de fort grossissement il est courant de viser erronément et confondre le système de mise au point automatique. Un resserrement du cadre de mise au point sera parfois nécessaire. De plus la mise au point ponctuelle ou fixe (AF-S) n'est pas toujours approprié pour un sujet à la position très "volatile", la mise au point en continu (AF-C) devenant un outil mieux adapté. 


Un mot sur les système de suivi de mise au point automatique du sujet (Cracking Focus), ils sont à efficacité très variable parfois étincelants de performance, parfois simplement décevants. Les algorymths qui les gèrent se sont beaucoup améliorés mais leurs résultats varient encore trop selon moi pour les appliquer aveuglément en photographie ornithologique. Prudence, essais et sauvegardes restent des mots-clés pour une réussite plus fréquente. Je ne saurais trop vous encourager à toujours assurer autant que possible la couverture de votre sujet avec plusieurs prises de vue et même techniques et configurations de l'appareil photo. 

L'étude des oiseaux et son observation fréquente vous donnera un meilleure aperçu de leur habitudes et de leurs habitats et  vous pourrez ainsi mieux vous préparer à toute éventualité. Beaucoup d'oiseaux fréquentent des lieux habités par l'humain et complètent leur régime alimentaire auprès des mangeoires que l'on entretient régulièrement. De bonnes opportunités de prises de vues se présentent à ces endroits. De même une bonne exploration de votre environnement doublé d'une bonne observation répétée pourra être fructueuse. Dans tous les cas soyez d'abord prêt à photographier sans attente en étant attentif le doigt sur le déclencheur de l'appareil photo et vos réglages déjà bien définis globalement.


L'objectif Panasonic Lumix G Vario 100-300mm F4-5.6 II Power OIS répond bien à plusieurs catégories d'oiseaux allant des grands au plus petits spécimens. Cependant travailler à  courte distance du sujet sera toujours un atout précieux. En vertu de son ouverture maximale plutôt modeste il est préférable de privilégier des conditions d'éclairage les jours ensoleillés même s'il reste possible d'opérer dans des contextes de luminosité moins optimaux. Le choix d'une distance focale entre 100 et 200mm, voire à 250mm demeure la plage d'excellence de résolution pour cette optique bien que l'extrême 300mm peut dépanner à l'occasion.  La stabilisation optique de l'objectif (Power OIS) est efficace, il suffit de la neutraliser et de regarder le viseur pour s'en convaincre de façon définitive. Enfin l'absence de limiteur de plage de mise au point (présent chez les optiques de plus haut de gamme) peut être un facteur handicapant lorsque l'objectif "chasse" beaucoup le point focal du sujet.

Ce bref survol du Panasonic Lumix G Vario 100-300mm F4-5.6 II Power OIS vous aura peut-être permis de découvrir un téléobjectif zoom compact et compétent qui confirme ses qualités de bon compagnon optique pour le photographe spontané et baladeur qui recherche aussi un outil valable pour la photographe d'oiseaux. 

Photos Daniel M: Panasonic Lumix GX9 / G Vario 12-60mm F3.5-5.6 Power OIS (Illustrations) & Lumix G95(D) / G Vario 100-300mm F4-5.6 II Power OIS (Exemples)

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14 mai 2024

Rétro sur le Lumix GX9: le "Pen-F" de Panasonic!


 Tout ceux et celles qui utilisent le format de capteur numérique Micro Four Third (MFT) connaissent de réputation à tout le moins le formidable Olympus Pen-F. Ce faux semblant appareil photo de type "rangefinder" est devenu un modèle classique maintenant impossible à se procurer neuf et très onéreux à trouver de seconde main. Cette tradition du viseur électronique (EVF) ex-centrée existait pourtant déjà chez la gamme Lumix de Panasonic bien auparavant surtout avec les séries GM et GX maintenant disparues du catalogue courant des produits offerts par le manufacturier. Les modèles GX7, GX8, GX85 et GX9 représentèrent plus particulièrement le summum de cette série.

Le Panasonic Lumix GX9, le dernier de cette série GX, est un peu la sommation de toutes les caractéristiques vues dans les modèles antérieurs avec l'exception de l'avantage oubliée de la résistance du boitier aux intempéries qui était présente sur le modèle GX8. 


Coté design, le Lumix GX9 est à l'image des autres produits Lumix, i.e. discret, efficace, neutre dans ses rendus iconographiques standards et surtout assez éloigné en terme de fascination visuelle du boitier comparativement à son cousin Olympus Pen-F dont il n'a pas connu le même succès critique que ce dernier. Et pourtant ils sont dotés tous les deux du même capteur numérique MFT de 20 Mégapixels, de la même monture d'objectifs, du même système flash externe, entre autres analogies. Leur viseur respectif offre une définition similaire bien que celui du GX9 est quant à lui orientable vers le haut pour une plus grande flexibilité dans la tenue en main de l'appareil et offre une définition plus fine de 2.76k versus 2.36k pour le Pen-F. Dimensions et poids sont également très semblables.

Coté interface, l'avantage du GX9 est de regrouper l'essentiel de ces commandes physiques vers la droite du boitier et d'avoir un menu beaucoup plus intuitif et accessible à priori pour son utilisateur. Bien sûr, à l'usage, les deux modèles Olympus Pen-F et Panasonic Lumix GX9 se valent tant en utilité qu'en agrément une fois que leurs utilisateurs respectifs sont bien familiarisés avec l'appareil. Tout de même je souligne le levier de commande directe du type de mise au point* situé à l'arrière du Lumix GX9 bien pratique pour une permutation rapide et facilement vérifiable. L'écran arrière un peu plus défini du GX9 (1240k contre 1037k pour le Pen-F) est inclinable vers le haut ou vers le bas du Lumix GX9 est apprécié de ceux et celles qui aiment bien varier leur position de visée sur le terrain sans entrainer une trop grande extension physique du boitier comme celle observée avec l'écran complètement orientable du Pen-F. 

La tenue en main du Lumix GX9 est à l'image de tous ces modèles d'appareils ayant un viseur électronique décentré, i.e. typique d'un boitier-brique sans grande préhension pour la main droite malgré l'effort notable et bienvenu de Panasonic d'introduire une mini protubérance offrant une prise en main plus sécurisante que le Pen-F. Cependant un certain nombre de poignées optionnelles peuvent se greffer au GX9 et sont offertes tant par Panasonic que par des fournisseurs indépendants comme JJC. D'autre part le pouce de la main droite de l'utilisateur du Lumix GX9 peut s'appuyer sur une petite protubérance à l'arrière du boitier et pour plusieurs réglages sont accessibles de ce coté de l'appareil. À noter également que certaines touches de commandes peuvent être re-configurées chez ce GX9.


Le capteur numérique MFT de 20Mp du GX9 étant stabilisé (IBIS) et pouvant l'être en tandem* avec celui d'une optique Panasonic Lumix G approprié (OIS), l'appareil répond bien à plusieurs situations de faible luminosité. Globalement, l'impression générale de la tenue en main du Lumix GX9 est qu'elle correspond bien à cette classe d'appareils photo numériques compacts à viseurs décentrés à la "rangefinder", i.e. moins encombrant, plus discret mais aussi plus pointu à utiliser compte tenu de la faible dimension du boitier et des commandes de contrôle plus petites et moins distancées.

La visée électronique (EVF) du Lumix GX9 est surprenante de confort et de précision et son option pivotante vers le haut* très commode, en fait, beaucoup plus pratique qu'on le penserait au départ. On peut s'y référer parfaitement pour une mise au point manuelle et les informations du viseur sont très complètes et peuvent être configurées. L'écran arrière inclinable est à l'avenant et son affichage, lui aussi, peut être configuré.


Le Lumix GX9 utilise un pile-accu BLG10E dont l'autonomie est plutôt restreinte par rapport à d'autres du même type au lithium. Il est préférable se prémunir d'une pile-accu supplémentaire pour éviter les arrêts d'alimentation intempestifs. Le compartiment de la pile-accu sert également d'espace pour insertion de la  carte mémoire SD unique, solution de compromis souvent liée aux contraintes de la dimension compacte du boitier mais pas vraiment appréciée par plusieurs utilisateurs qui privilégient le transfert direct de la carte mémoire via un port d'ordinateur ou de tablette, la manipulation de la carte étant plus difficile et moins assurée. Le flash intégré du Lumix GX9* est une excellente solution de dépannage pour un"fill-in" de courte distance du sujet et la possibilité d'utiliser un flash externe d'appoint ayant sa propre source d'alimentation demeure toujours une option valide.

Le rendu iconographique du Lumix GX9 reste à l'image de tout ce qui est généré par les appareils photo Panasonic issus de la série G de format MFT. Une certaine neutralité de la palette des couleurs tend à les caractériser alors que leur modes monochromes ou noir et blanc sont certainement l'un de leur point fort les plus recherchés et cela depuis plusieurs années maintenant. Avec une définition de 20Mp, ce capteur numérique se situe dans le haut de gamme du format Micro Quatre Tiers. Si on on se limite au réglage de la sensibilité dans la page entre ISO 200 et 800, on optimise efficacement ses résultats et même au delà jusqu'à ISO 3200, ceux-ci demeurent utilisables. Les différents modes d'exposition du Lumix GX9 se présentent suivant la nomenclature classique P-A-S-M, i.e. du mode entièrement automatisé à celui de la sélection manuelle des paramètres de vitesse d'obturation et de choix de l'ouverture de l'objectif, avec l'ajout de mode préprogrammés à effets, à styles, panoramique et d'assistance de l'intelligence artificielle (AI) sans oublier le mode entièrement personnalisable (Custom). 

Beaucoup d'autres options de prises de vues peuvent être configurées avec le Lumix GX9 tant via les commandes directes de l'appareil que par son menu présenté sur l'écran arrière ou dans le viseur. On peut aussi utiliser une tablette ou un mobile pour ce faire à l'aide de l'apps Panasonic approprié et la fonction de connectivité sans fil WiFi ou BlueTooth incorporée au Lumix GX9. Pour plonger dans ce vaste univers des possibilités du GX9, une exploration plus studieuse du livret (virtuel) d'opération basique et approfondi est recommandé pour tout utilisateur intéressé. Comme d'habitude dans ce blog, ce court survol du Lumix GX9 ne traite pas des fonctionnalités propres au tournage vidéo.

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Depuis l'introduction du Olympus Pen-F en 2016 et de celle du Panasonic Lumix GX9 deux ans plus tard, j'ai eu le privilège d'utiliser ces deux modèles successivement et pendant une bonne période de temps dans chaque cas. Je ne considère qu'aucun de ces deux modèles ne surpassement significativement l'autre en ce qui concerne leur performance en photographie numérique (ce qui est vraisemblablement autre chose pour leurs attributs cinématiques compte tenu de l'expertise de Panasonic dans ce domaine et de la sortie plus récente du GX9). Comme appareil compact à viseur décentré, et le GX9 et le Pen-F se ressemblent mais d'un point de vue plus pratique, le viseur électronique (EVF) du Lumix GX9 est sensiblement et techniquement supérieur à celui du Pen-F. Cette vertu est, à mes yeux tout le moins, importante pour le photographe spontané qui recherche une facilité à composer son image en utilisant prioritairement la technique du viseur ou de la visée par l'écran arrière qui est un peu plus défini chez le GX9. Enfin pour faire justice en tout, soulignons que l'Olympus Pen-F gagne haut la main la palme du meilleur look vintage sans contredit!

Étant utilisateur à la fois des modèles Panasonic Lumix GX9 et Lumix G95(D), j'apprécie les deux écoles de pensée à l'origine de leur design très différent. En photographie sportive et animalière, le Lumix G95(D) constitue certainement le choix premier et de même quand les conditions climatiques ou le contexte deviennent plus hasardeux. Pour sa part, en photographie de voyage ou déambulatoire (street), l'avantage de discrétion et de compacité du Lumix GX9 est indéniable. Ces deux types d'appareil photo numérique sont éminemment complémentaire pour le ou la photographe traditionaliste dans son équipement.  

Il est maintenant impossible de se procurer un Panasonic Lumix GX9 à l'état neuf à moins d'un miracle plutôt  improbable et il vous faudra en dénicher un de seconde main et, même là, les tarifs demandés pourraient vous surprendre mais avec une recherche opiniâtre, vous serez peut être en mesure d'en trouver un plutôt qu'un modèle Olympus Pen-F par exemple. Ainsi, j'ai réussi à le faire en 2024 pour un prix représentant moins de la moitié de son tarif original et cet appareil en particulier avait été très peu utilisé avec moins de 400 prises de vues ce qui est exceptionnel dans les circonstances. Il suffit de se rappeler que les niveaux tarifaires d'aujourd'hui dans le marché de l'usager reflètent comme dans bien d'autres domaines  de consommation, une combinaison à la fois d'une hausse de la demande et d'une baisse de l'offre pour ces produits. 

Que conclure à propos du Panasonic Lumix GX9 si ce n'est qu'au delà de sa versatilité et de sa performance, il reste vraiment un appareil compact discret bien adapté à un usage flexible et ludique tant pour le photographe baladeur que pour l'artiste photographe. 

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* Non-offert avec l'Olympus Pen-F

Photos Daniel M: Panasonic Lumix G95(D) / G Vario 12-60mm F3.5-5.6 Power OIS (Illustrations) & Lumix GX9 / G Vario 12-60mm F3.5-5.6 Power OIS (Exemple noir et blanc)

18 février 2024

Le Leica DG Vario-Elmarit 12-35mm F2.8 ASPH. (Power OIS): le basique Panasonic pro en format M4/3


 Le pain et le beurre de la photographie professionnelle s'est longtemps déclinée en quelques optiques qui ont constitué l'arsenal quasi-obligé de la profession. À l'époque de l'argentique ce furent d'abord pour des raisons de limitation technique de fabrication, des objectifs à focale fixe comme les 50mm F1.4 ou encore les 100/105mm F2.8/2.5 en format 24X36mm (35mm) avec, bien sûr, des grands angulaires comme les 35, 28 et 24mm sans oublier le mythique 20mm. Plus tard sont apparus les premiers objectifs-zoom de qualité équivalente mais d'ouverture maximale plus réduite comme les 35-70mm, 28-70mm ou 24-70mm F2.8 et leur alter ego téléphoto comme les 80-200mm ou 70-210mm toujours à F2.8, une exigence reportée au 300m également.

Avec l'avènement de la photographie numérique le modèle s'est perpétué tout en s'adaptant aux particularités des nouveaux formats de capteurs d'image. En gros les manufacturiers ont imité les dernières tendances observées chez l'argentique tant pour les objectifs à focale fixe que pour les vario-focales. En format M4/3, Olympus et Panasonic ont très rapidement mis sur le marché des versions professionnelles tel le M.Zuiko 12-40mm F2.8 Pro ou encore chez Panasonic cette fois, le Lumix G Vario 12-35mm F2.8 et cette offre fut promptement bonifiée par l'ajout successifs d'optiques pro en super grand-angulaires et en téléobjectifs zoom. 

Nous en sommes maintenant avec cette troisième version désormais prénommée Leica DG Vario-Elmarit 12-35mm F2.8 ASPH. (Power OIS) qui discrètement reprend le flambeau de l'objectif zoom pro et standard chez Panasonic en format de capteur d'image M4/3. Avec un angle de champs variant de 84 à 34 degrés, il s'agit avant tout d'une optique passe-partout dont la vocation est évidente malgré sa performance en position télé somme toute très modeste. Ses dimensions réduites même à sa pleine extension à la longueur focale de 35mm, en fait une optique plutôt discrète et peu encombrante à transporter avec un poids de 306g. Son confort d'utilisation est réelle et les bagues rotatives du zoom et de la mise au point sont efficaces, clairement identifiables et opposent une résistance à la rotation bien dosée.

Le diamètre de 58mm pour les filtres-accessoires et le pare-soleil dédié du Leica DG Vario-Elmarit 12-35mm F2.8 ASPH. (Power OIS) sont à l'avenant pour ce type d'objectif-zoom standard. L'interrupteur de fonctionnalité du système optique de stabilisation d'image embarqué est pratique pour celles et ceux qui prévoit une installation de l'appareil photo sur une base fixe comme un trépied par exemple. Cependant le réglage manuel de l'ouverture de l'objectif devra s'effectuer via l'appareil photo uniquement. Le Leica DG Vario-Elmarit 12-35mm F2.8 ASPH. est catégorisé par Panasonic comme résistant aux intempéries.  


À l'usage.

En manipulant le Leica DG Vario-Elmarit 12-35mm F2.8 ASPH. (Power OIS), on constate dès le départ sa remarquable qualité de construction. Notons que cette version Leica DG est fabriquée au Japon ceci étant dit sans rien enlever aux versions antérieures faites en Chine et dont le niveau de fabrication était aussi élevé. La bague zoom caoutchoutée se distingue au toucher par sa plus grande largeur comparativement à celle de la mise point (focus).  La course de cette bague de mise point est grande permettant un ajustement fin et n'a pas de butée ni à l'infini ni à la mise au point minimale qui, elle, s'établit entre 15cm, en position 12mm, et 25cm avec la longueur focale de 35mm. 

La mise au point automatique s'effectue de façon positive et compétente même dans les situations de faible luminosité. Cependant le choix du modèle d'appareil photo peut influer significativement dans cette performance de l'autofocus. Le système de stabilisation d'image du  Leica DG Vario-Elmarit 12-35mm F2.8 ASPH. (Power OIS) s'harmonise bien avec ceux des appareils Panasonic Lumix qui ont déjà une stabilisation d'image au niveau de leur capteur (Dual IS 2). Dans le cas des appareils Olympus, le choix doit se faire entre la stabilisation offerte par l'objectif ou par le boitier, les deux ne pouvant fonctionner conjointement.


Qualité d'image.

On prétend souvent que c'est surtout les performances de l'objectif de prise de vues qui déterminent prioritairement la qualité du résultat final de l'image enregistrée. Cette notion héritée d'abord de la photographe argentique s'est sensiblement atténué au gré des avancées techniques de traitement numérique de l'image captée par les processeurs modernes embarqués dans les appareils photos. Il y a donc matière à réflexion sur notre façon d'analyser les qualités intrinsèques iconographiques d'une optique.  Ce que nous pouvons retenir de ces avancements, c'est la plus grande facilité qu'ont les appareils photo et les objectifs modernes d'atteindre un standard minimum acceptable pour la diffusion éventuelle du fichier de l'image. 

Le Leica DG Vario-Elmarit 12-35mm F2.8 ASPH. est bien entendu un objectif de haute gamme offrant la plupart du temps un bel équilibre et un constante certaine dans ses rendus photographiques. À plusieurs égards c'est une optique neutre qui laisse au photographe le soin de formuler son interprétation à travers les différents paramètres de l'appareil photo ou encore de traiter l'image enregistrée avec l'aide du laboratoire numérique de son ordinateur ou de sa tablette et téléphone intelligent en utilisant l'application de son choix. Avec une telle signature moins accentuée, moins colorée ou encore moins biaisée, le Leica DG Vario-Elmarit 12-35mm F2.8 ASPH. n'offre pas une aura spectaculaire comparable à d'autres produits de la compétition mais il s'avère que sa fidélité des tons, des couleurs et de sa définition le rend plus fiable sur bien des rapports. 

En termes d'aberrations optiques, le Leica DG Vario-Elmarit 12-35mm F2.8 ASPH. se comporte avec beaucoup de finesse, les différents tests disponibles sur l'internet des deux versions précédentes le démontrent amplement. Ce zoom standard fait sans contredit parti de l'élite des objectifs à vocation professionnelle. 

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Panasonic en décidant d'apposer la prestigieuse étiquette Leica sur ce Leica DG Vario-Elmarit 12-35mm F2.8 ASPH. a simplement confirmé ce que plusieurs savaient déjà à savoir le caractère exceptionnel de cet objectif zoom standard à ouverture constante. Par sa dimension compacte et sa qualité de construction haut de gamme, cette optique produit des résultats photographiques de niveau supérieur. Bien que ce soit un outil plutôt onéreux à acquérir, on peut dire dans ce cas que l'investissement le justifie bien.

Photos Daniel M

17 février 2024

Longues vues avec le Panasonic Lumix G X Vario 35-100mm F2.8 II Power OIS


 Ce pourrait être une histoire sans histoire que de décrire cette optique compétente et versatile de Panasonic en format M4/3. Parce que cette catégorie d'objectif zoom à vocation professionnelle semble exister depuis la nuit des temps... sans vouloir trop exagérer, i.e. celle des optiques à focale variable s'échelonnant du petit à moyen téléobjectif avec un rapprochement allant de 1.5 à 4 fois environ. L'ouverture maximale et constante de F2.8 est aussi une norme connue depuis longtemps. Mais ce qui distingue ce Lumix G Vario X 35-100mm F2.8 II Power OIS est avant sa dimension très compacte* rendue possible par sa combinaison d'avec un capteur d'image numérique M4/3.

* Dimension compacte qui le demeure peu importe la longueur focale choisie!

Ce Lumix G Vario X 35-100m a connu trois interprétations depuis son apparition en 2012 avec la version initiale (HD) puis en 2017 (II) et enfin en 2023 en version Leica DG Vario-Elmarit. Chaque variante au delà de certaines retouches esthétiques ont bénéficié de très légère mises à jour bien qu'au niveau optique la formulation est restée la même. Pour ce petit compte-rendu, la version II de 2017 sera notre référence mais nos remarques pourront s'appliquer aux autres modèles-frères.


La prise en main du Lumix G Vario X 35-100mm est surprenante par ses dimensions réduites et ramassées. En tournant la bague zoom des longueurs focales, la longueur de l'objectif reste inchangée et cette remarque s'applique également dans le cas des changements de mise au point (focus). Cette caractéristique est même déconcertante dans les premiers moments d'utilisation surtout si vous êtes habitué aux changements physiques de la plupart des zooms d'aujourd'hui comme dans le cas de son alter ego dans les courtes focales, i.e. le Lumix G Vario X ou Leica DG Vario-Elmarit 12-35mm F2.8. Il faut donc s'habituer à chercher une confirmation de la longueur focale choisie selon la position seule de la bague zoom. 

Deuxième élément-clé de ce Lumix G Vario X 35-100mm demeure son ouverture constante et maximale de F2.8 qui élimine les variations des paramètres de l'exposition selon les longueurs focales sélectionnées. Ce faisant, l'objectif devient beaucoup plus prévisible pour le/la photographe. Autre avantage constaté plus personnellement, la stabilité de la performance de la mise au point automatique qui est parfois sinon souvent affecté par l'ouverture maximale disponible de l'objectif. Enfin même s'il est vrai que l'ouverture maximale de F2.8 ne peut se comparer à de plus grandes telles les F1.7, F1.4 ou même F1.2, le Lumix G Vario X 35-100mm est un bon compromis versatile pour le portraitiste qui cherche une certaine flexibilité sur le terrain et en assignation-reportage.

Le  Lumix G Vario X 35-100mm F2.8 II est doté d'un interrupteur de la fonctionnalité de stabilisation optique (Power OIS) qui s'avère intéressante si vous l'utilisez en combinaison d'un trépied ou encore vous recherchez une plus grande fluidité des effets de filé. Cette stabilisation optique est efficace et peut être associée à celle de certains appareils photo Panasonic Lumix en mode Dual IS 2. Il faut observer ses limites intrinsèques et plus particulièrement lorsque la position extrême du téléobjectif de 100mm est utilisée dans un contexte de plus faible luminosité.

Les filtres-accessoires de 58mm peuvent être montés sur le Lumix G Vario X 35-100mm F2.8 II, une option économique modérée dans les circonstances compte tenu de sa vocation de téléobjectif. Le pare-soleil dédié est fourni par Panasonic lors de l'achat du modèle, une initiative pleinement appréciée et justifiée. Le coût de première acquisition de l'objectif-zoom est élevé peu importe les versions envisagées.  mais saura s'amortir si vous le conserver sur un long terme de 5 à 7 ans par exemple. Il existe aussi plusieurs exemplaires de deuxième main ou plus disponibles sur le marché de revente à des tarifs plus abordables.


À l'usage

 Le Lumix G Vario X 35-100mm F2.8 II vous offrira un rapprochement modéré de votre sujet variant d'environ 1,5X à 4X ce qui le catégorise au niveau des téléobjectifs moyens et cela exigera une plus grande mobilité physique de votre part surtout si vous êtes plus familier avec des taux de rapprochements plus élevés de 6X et plus, 300mm en format M4/3. Cependant la taille plus discrète du Lumix G Vario X 35-100mm F2.8 II reste un avantage compensatoire à cet égard. La définition d'image de celui-ci vous permet tout de même un certain recadrage du fichier enregistré si nécessaire. 

La rotation limitée de moins d'un quart de tour de la bague zoom caoutchoutée est très efficace et plus particulièrement en photo d'action. La résistance de cette bague  est suffisante pour la sélection d'une longueur focale spécifique et le maintien de sa position lors du transport de la caméra avec l'optique est exemplaire. La bague de mise au point (focus) est continue et sans butée limitative et donc entièrement régie par une action électronique. Sa résistance de rotation est plutôt faible mais heureusement sa course de mise au point entre les différences distances reste modérée. Il n'y a pas d'interrupteur du mode de mise au point de l'objectif comme on observe dans certains modèles d'objectif Panasonic Leica DG plus récents.

Le Lumix G Vario X 35-100mm F2.8 II est résistant aux intempéries et aux conditions environnementales adverses bien qu'il ne pourrait survivre à une complète immersion ou à un choc prononcé bien entendu. À cet égard, il va de soi que le/la photographe engage sa propre responsabilité pour le maintien de l'intégrité de son précieux équipement qui sont des outils de grande précision et observer le contraire reste toujours étonnant en ce qui me concerne.


Qualité d'image

Ce zoom-téléobjectif Lumix G Vario X 35-100mm F2.8 II est surprenant pour la définition remarquable des images qu'il enregistre. Les détails du sujet sont finement rendu et l'optique surclasse souvent les capacités du capteur de l'appareil photo particulièrement lorsque que vous sélectionnez des sensibilités élevées (ISO). Son contraste est bon sans être artificiellement accentué. Les couleurs sont reproduites de façon neutre, une signature propre à Panasonic Lumix G et à Leica DG. Les aberrations sont bien contrôlées et n'affectent pas indûment les résultats photographiques. À bien des égards, le Lumix G Vario X 35-100mm F2.8 II a dépassé mes attentes et se situe au niveau d'un Olympus M.Zuiko 40-150mm F2.8 Pro, un objectif-zoom dont les rendus photo sont également exceptionnels selon mon expérience passée. 

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Le choix de la longueur focale de l'optique qui sied au photographe reste toujours une question de goût et de besoin spécifique. Par conséquent on ne saurait définir une recommandation particulière applicable pour tous. Le Lumix G Vario X 35-100mm F2.8 II est d'abord et avant tout une optique de niveau professionnel mais qui conserve dans sa conception l'essence même du format M4/3, i.e. son caractère compact et donc discret par définition. Ces prestations iconographiques sont excellentes et sa versatilité tout à fait pratique pour celles et ceux qui recherchent un objectif discriminant du sujet principal par rapport à son contexte. 

Photos Daniel M