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15 juillet 2025

Le Fujifilm X-S20: Modernisme sous une enveloppe spartiate.


 Après la controverse engendrée avec l'introduction du modèle Fujifilm X-S10 en 2020, cette nouvelle version de la série X-S de Fuji lui succède plus paisiblement à l'abri du débat entre les configurations pseudo-analogiques des séries  X-T, X-Pro, X-H et même X-E et de celles P-A-S-M de la série X-S actuelle. Car, au fond ,quand on y songe plus sérieusement, tout cela n'est qu'une présentation différente d'interfaces vers un coeur fondamentalement gouverné de façon purement électronique. Performances et résultats iconographiques demeurent similaires n'en déplaisent aux puristes ci-devant auto proclamés.

Le Fujifilm X-S20* malgré son apparente architecture qui rappelle les anciens D-SLR, est étonnamment compact et en dimensions et en poids. Seule sa poignée plus proéminente pourrait contredire à priori cette affirmation bien que l'argument reste un peu fallacieux dans la vrai vie. Son prédécesseur, le X-S10, a bien défini le design de base de ce plus récent X-S20. Ce sont des appareils photo numériques dont l'interface est simplifié par rapport aux autres séries Fujifilm X-T et X-H. On retrouve le mème capteur d'images numériques ayant une définition de 26.1MP. De plus le X-S20 a presque doublé son autonomie en terme de consommation énergétique avec un potentiel de plus de 700 prises de vues par charge de la pile-accu dédiée qui est maintenant désignée par le code NP-W235. 

Le boitier du Fujifilm X-S20 a été très légèrement retouché ce qui suppose certains changements internes pour accommoder des améliorations techniques comme l'usage du port USB-C universel (et obligatoire) ou encore pour l'ajout d'un port d'entrée indépendant pour les écouteurs utilisés en audio monitoring. Un nouveau processeur plus rapide accélère les fonctionnalités du X-S20 comme la mise au point et le réglage entièrement automatique de l'appareil. Pour le reste on retrouve peu de touches directes de fonctionnalités disponibles sur le boitier ce qui suppose un usage plus fréquent d'une configuration préliminaire via les quatre modes personnalisés (Custom Mode) permettant ainsi des choix d'opération plus ciblés. Cette façon de faire a l'avantage de donner l'accès à des modes déjà programmés très rapidement en terme de réglages comme un mode action, un mode portrait, un mode monochrome, etc. 

Comme le Fujifilm X-S20 est compact en dimensions et étonnamment léger, ce boitier génère peu de fatigue pour sa tenue en main qui est très sécurisante au demeurant. On dispose d'un appareil photo numérique performant mais aussi discret, bien que le choix d'une optique répondant aux mêmes critères d'encombrement doit s'accorder à ces exigences. Le viseur électronique (EVF) du X-S20 possède une définition correcte (bien que perçue aujourd'hui comme minimaliste) de 2.36MP et son relief oculaire est tout aussi modeste (17.5mm). Son écran arrière LCD tactile et complètement orientable est par contre une nette amélioration de sa définition par rapport au modèle précédent ce qui est excellent pour une meilleure appréciation de l'image de prise de vue et de celle déjà enregistrée. L'affichage des paramètres de l'appareil est complet, peut être configuré et pivote selon l'orientation choisie du cadrage, horizontal ou vertical.

Les touches et molettes du Fujifilm X-S20 sont bien réparties sur la surface du boitier et leur réactivité est positive. Les touches arrières sont plus profondes et évitent ainsi d'être actionnées par accident, un point que certains critiques de l'appareil n'ont manifestement pas compris! La mollette de sélection des simulations de film et d'effets-filtres située à gauche est une addition de contrôle direct très appréciée. La manette multi-directionnelle (joystick) est discrète et bien localisé laissant libre un espace d'appui accru pour le pouce droit. L'interrupteur on/off est logiquement positionné autour du bouton-déclencheur dont l'action est en douceur. Le Fujifilm X-S20 génère une petit claquement au déclenchement mécanique qui reste au demeurant peu distrayant. 

Un petit flash électronique d'appoint incorporé au boitier équipe le X-S20 même si celui-ci conserve la possibilité d'être couplé avec une unité-flash externe dédiée et autonome en alimentation. Dans les deux cas, l'appareil possède entre autres l'option TTL d'ajustement de l'éclairement du flash. L'alimentation du Fujifilm X-S20 est assuré par une seule pile-accu de longue durée NP-W235. et avec une autonomie ainsi augmentée l'appareil nécessite moins de changement intempestif d'accumulateur pendant la prise de vues. Cependant la précaution de se munir d'une pile-accu additionnelle reste toujours d'actualité pour ce type d'appareils photo numériques. 


Tous les appareils photo numériques plus sophistiqués vous propose deux approches pour l'enregistrement de vos fichiers d'images. Les plus puristes ou ceux et celles qui préfèrent obtenir la plus grande latitude d'édition personnalisée de leurs images privilégieront un enregistrement en format RAW lequel minimise l'intervention logistique de l'appareil photo. Beaucoup d'autres cependant préfèreront choisir le format plus universel Jpeg en choisissant parmi les interprétations visuelles (simulation de films, effets spéciaux, etc) offertes par le fabricant pour l'enregistrement de leurs images. Fujifilm s'est fait une réputation importante en offrant des simulations de film s'apparentant à leurs anciennes pellicules couleur argentiques tout en incluant leurs émulsions de type monochrome en noir et blanc. De plus plusieurs effets spéciaux se sont ajouté avec le temps au catalogue interne de l'appareil photo. C'est finalement à l'usager même d'en faire l'expérimentation au gré de ses fantaisies visuelles.


Les modes de mise au point automatique du Fujifilm X-S20 sont efficaces et ont un temps de réponse court que ce soit en cadrage horizontal ou vertical. La variante en continu (AF-C) a aussi une belle réactivité sans afficher de scintillement agaçant propre à certains autres systèmes. Le suivi de mise au point automatique continue est  performante s'adapte à plusieurs types de sujet en mouvement mais il ne mémorise pas le sujet choisi s'il quitte momentanément le cadre de l'image. L'option de mise au point manuelle est accessible seulement via le grand menu ou plus facilement via le menu abrégé (Q) et par un mode personnalisé si vous le configurez ainsi car le X-S20 n'est pas doté d'un levier distinct de sélection du type de mise au point comme la plupart des autres modèles Fujifilm.

L'interprétation de la luminosité par le Fujifilm X-S20 propose une exposition du sujet et de son contexte assez similaire à ce que l'oeil humain perçoit même en tenant des différences importantes des zones de hautes et de basses lumières. Bien sûr la balance des blancs reste un exercice précaire et plus particulière lorsque plusieurs sources lumineuses diffèrent en température couleur. C'est ici seulement que la limite technologique des capteurs numériques actuels et des logiciels d'interprétation des contextes colorimétriques devient plus perceptible et peuvent demander l'intervention du photographe. Cependant la latitude de sensibilité du capteur reste importante et tout à fait acceptable dans son rendu.  


De nos jours l'option de stabilisation d'image est devenue un élément-clé qui participe à une meilleure définition de l'image et ce peu importe les contextes de prises de vues. Son utilité n'est pas à défendre surtout si on considère la présence grandissante des micro-vibrations générés dans notre environnement. Et la stabilisation est encore plus importante si l'on tient compte des capteurs numériques actuels à haute définition. À ce chapitre le Fujifilm X-S20 se tire très bien d'affaire et permet l'utilisation d'optiques dépourvues de toute forme de stabilisation, un atout surtout chez les focales fixes compactes ou non. 

Performances visuelles: couleur, monochrome, bruitage / Les performances iconographiques du Fujifilm X-S20 sont souvent un facteur-clé dans la décision d'opter pour un appareil issu de la série Fuji X-mount. À ce niveau les usagers de la marque, fanatiques ou non, ne seront pas déçus car Fujfilm a incorporé toute sa science des couleurs et des nuances qui en a fait sa réputation depuis plusieurs décades.

Concernant le mode tout auto (AUTO) du Fujifilm X-S20, il est juste de souligner sa performance en reconnaissance de contexte de prises de vue et son efficacité de paramètrage de l'appareil et ce quelle que soit l'optique choisie et couplé au boitier. Plus qu'un simple dépannage ce mode pourrait très bien devenir le préféré de tout photographe baladeur en voyage ou en promenade de tout genre. Bien sûr il est toujours opportun pour le photographe de vérifier tout de même la nature des ajustements sélectionnés par le cerveau analytique du Fujifilm X-S20 et de s'assurer à ce qu'ils correspondent à l'effet recherché. 


L'aménagement du compartiment pile-accu et carte mémoire est mieux conçu que l'habituel sandwich souvent peu accessible de ces deux accessoires pourtant divergeant en vocation. Bien sûr deux accès distincts aurait été idéal mais on peut mieux s'accommoder du design pis-aller du Fujfilm X-S20. Les autres ports d'accès, USB-C, HDMI, microphone, écouteurs et soulier du flash, sont aisés à identifier et à utiliser. Pas de bloc d'alimentation avec déclencheur pour une prise de vue à cadrage vertical (Portrait) optionnel n'a été prévu pour le Fujifilm X-S20 mais cette absence est en partie compensée par la plus grande capacité de la pile NP-W235. 

Fujifilm est réputé non seulement pour son traitement de l'image que ce soit en argentique qu'en numérique, mais aussi pour la qualité souvent exceptionnelle du rendu de ses optiques. Sa gamme d'objectifs X-Mount pour le format APS-C est suffisamment étendue pour couvrir la plupart des besoin des photographes qui adoptent son système. Évidemment avec la sélection d'un boitier numérique plus compact, il demeure plutôt logique de lui coupler des optiques de dimensions qui s'accorderont de cette caractéristique et respecteront l'équilibre de l'ensemble camera-objectif. Avec des objectifs plus lourds et plus encombrants le choix d'une optique prévoyant un support-trépied sur l'optique même comme le Fujinon XF50-140mm F2.8 R LM OIS WR par exemple, apparait plus judicieux dans les circonstances.

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Conclusion / Le Fujifilm X-S20 se montre à la hauteur de la réputation que Fuji s'est mérité au sein d'une communauté d'utilisateurs qui ont affiché une fidélité sans pareil pour les produits numériques de la marque japonaise. Cette qualité appréciée par ses usagers s'exprime plus particulièrement au niveau des images que leurs caméras et optiques génèrent depuis plus de deux décennies. Si les avantages demeurent, certains irritants peuvent aussi caractériser leur approche comme leur coût d'acquisition en constante croissance, la disponibilité limitée et endémique de certains de leurs produits phares, le choix d'une interface-menu assez différent des autres standards, etc. Mais globalement la compétence et la performance d'un Fujifilm X-S20 doit l'emporter versus le jugement critique à la marge de certains qui abhorrent notoirement le fabricant nippon. 

Comme photographe-baladeur, je souligne la réactivité du Fujifilm X-S20, ses dimensions compactes et son poids léger, sa prise en main sécuritaire, sa discrétion, son capteur stabilisé, et assurément la belle définition des images enregistrées de niveau professionnel sans contredit. Bien sûr j'aurais aussi apprécié une protection tout-terrain de l'appareil (WR) surtout considérant son coût d'acquisition, comme quoi rien n'est parfait dans ce monde. Même avec ses dimensions compactes, le Fujifilm X-S20 donne une bonne impression d'inertie et ce malgré son poids réduit. Une fois maitrisé, l'interface du X-S20 se relève pratique et efficace pour un photographe qui apprécie modifier ses paramètres de prises de vues. 


Au plan strictement ergonomique le Fujifilm X-S20 n'apparait pas comme un appareil exceptionnel mais le niveau de son imagerie est au dessus de la mêlée du moins pour ceux et celles qui apprécient les résultats obtenues en fichiers RAW ou Jpeg. Dans les appareils photo numériques de catégorie compacte, Fujifilm offre cet avantage indéniable bien que sa concurrence puisse aussi faire belle figure à ce niveau. C'est peut-être aussi un accord d'interprétation visuelle entre la science de Fujifilm et le biais des utilisateurs de leurs appareils qui fait la différence ici, chaque manufacturier concoctant sa recette particulière à cet égard. Mais je dois admettre que sur le plan de la définition et du rendu des couleurs ou des nuances, Fujifilm m'apparait comme un manufacturier très performant. 

L'achat du boitier seul Fujifilm X-S20 vous demandra un effort monétaire accru de 30% par rapport au modèle précédent le X-S10. À l'évidence Fuji se positionne beaucoup plus maintenant dans un marché-niche d'amateurs-photographes pour qui le prix de vente joue un rôle moindre dans la décision finale d'achat. Ce phénomème s'observe de plus en plus ailleurs dans le marché. 


* Prenez note que je ne traite pas dans ce bref compte-rendu des fonctionnalités du Fujifilm X-S20 qui sont propres à la vidéographie.

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Illustrations-produit: Fujifilm / Photos Daniel M

18 janvier 2024

Des couleurs et des tonalités avec le Fujifilm X-T30 II


 Il faut remonter à l'époque traditionnelle de l'argentique où la pellicule régnait en roi et maitre sur la planète photo pour bien comprendre comment la science des couleurs et celle des tonalités du noir et blanc était l'objet de tant d'attentions et de débats auprès des auteurs-photographes du monde entier. Bien sûr il y avait le grand vizir Eastman Kodak, la référence avant tout, mais aussi d'autres excellents fabricants et artisans de la pellicule comme Fujifilm qui ont rallié tant de vocations iconographiques de ces années qualifiées souvent d'analogiques aujourd'hui.


De nos jours avec l'avènement de la photographie numérique, cette science s'est transmise à travers le traitement des fichiers générés par l'enregistrement de l'image précisément effectué par les capteurs spécifiquement conçus à cet usage. Il s'agit à la fois d'une interprétation technique accessible via des fichiers quasi-bruts en RAW ou d'une interprétation plus élaborée et beaucoup plus retravaillée via les fichiers de type JPEG. Ce sont pour ceux-ci (JPEG) que Fujifilm a conçu ses fameuses simulations de film (argentique) dont les appellations renvoient à leurs anciennes pellicules photographiques.

Lors d'un récent voyage, j'ai pleinement réalisé l'importance de cette science et du choix intuitif que ces simulations ont sur le résultat anticipé de l'interprétation photographique personnelle de chaque auteur. En un mot, il faut trouver chaussure à son pied ou encore sélectionner un rendu d'image qui nous plait et rend justice à sa folie créatrice.

S'il est un avantage reconnu chez Fujifilm, c'est sans contredit cette science des couleurs issue de leur tradition filmique et dont bénéficient toute la gamme des appareils à monture X avec capteur numérique de format APS-C. Pour un, le Fujifilm X-T30 II est en fait la quatrième version d'un boitier compact de cette série X-T qui a été introduite par l'original X-T10, suivi du populaire X-T20 et du récent X-T30. L'enveloppe de l'appareil reste pratiquement inchangé avec le temps sauf en ce qui concerne le remplacement de la croix directionnelle (D-Pad) par une manette multi-directionnelle (Joystick) et le changement de l'écran arrière de visionnement qui est maintenant plus finement défini. Inversement, le raffinement interne de l'appareil a été constant avec un nouveau capteur d'images APS-C de 26MP et un ensemble logiciel de traitement de l'exposition, de la mise au point et de l'image de plus en plus sophistiqué. 

Le Fujifilm X-T30 II * est d'abord et avant un appareil photo à objectifs interchangeables très compact en dimensions et léger à transporter. Sa prise en main est correcte et son interface proche de la tradition des anciens appareils de l'ère argentique avec un contrôle direct des grands paramètres d'exposition à l'exception de la sensibilité (ISO). Son interface simple à prime abord peut être substantiellement complexifié avec l'aide d'un menu de configuration hélas tout aussi complexe à utiliser. Certaines touches fonctionnelles ne sont cependant pas optimales en terme de pure ergonomie d'utilisation sur le terrain mais le Fujifilm X-T30 II est un appareil photo agréable d'utilisation et relativement aisé à maitriser techniquement.


Par rapport au modèle précédent, soit le X-T30, le Fujifilm X-T30 II ne présente aucune variation notable si ce n'est par ses performances sensiblement accrues de la mise au point automatique et de quelques additions de configuration notamment par l'ajout de deux nouvelles simulations de film. Pour le premier utilisateur de la plateforme Fuji X-Mount, il y a assurément un apprentissage à accomplir en vu de mieux maitriser son interface et ses possibilités de configuration. Par exemple, l'écran tactile requiert une certaine dextérité pour en tirer tous les avantages et la manette multi-directionnelle exige tout autant un doigté exercé. Les mollettes de commande (Control dial) avec poussoir de configuration peuvent être déconcertant à prime abord et il faut être attentif aux témoins de confirmation du viseur électronique ou de l'écran arrière pour en connaitre la nature fonctionnelle sélectionnée volontairement ou non. D'ailleurs l'affichage des informations est très complet sinon très touffu en détails de tout acabit. Heureusement, on peut choisir une version très épuré de celui-ci.

La fabrication du Fujifilm X-T30 II est très soignée. On lui reconnait sa lointaine parenté d'avec les anciens appareils photo de l'ère argentique. Au plan strictement esthétique, son coté strictement fonctionnel ressort au détriment d'un look plus raffiné comme on peut le voir chez d'autres modèles comme le Nikon Z fc qui est très similaire sous plusieurs aspects même si ce dernier bénéficie d'un design plus récent et rehaussé. Le Fujifilm X-T30 II n'est malheureusement pas qualifié comme résistant aux intempéries (Weather Resistant - WR) et demande par conséquent une plus grande attention pour le protéger de conditions environnementales plus extrêmes. 

À l'usage

Au cours des ans il m'a été permis d'utiliser successivement les Fujifilm X-T10, X-T20, X-T30 et maintenant X-T30 II et je considère cette série de modèles comme une des meilleures combinaison d'ergonomie et de performances contenues dans un appareil compact au format APS-C. Chez Fujifilm seul l'autre série X-E (X-E1, X-E2, X-E2s, X-E3 et X-E4) peut prétendre à un tel statut. Bien entendu, les autres séries X-Pro, X-H et X-T peuvent offrir des caractéristiques rehaussées mais avec des dimensions significativement accrues et un poids plus élevé. Pour le photographe urbain, en voyage ou tout simplement opportuniste, ces facteurs d'encombrement sont souvent prioritaires et déterminants pour assurer un confort d'utilisation à long terme et éviter la fatigue propre au transport et au maintien d'un équipement photographique plus imposant.

L'alimentation du Fujifilm X-T30 II est assurée par la pile-accu dédiée Fuji NP-W126S, un modèle utilisé déjà depuis des années par plusieurs autres appareils Fujifilm X-Mount ce qui est certes un avantage pour la continuité du système et ce, malgré que leurs plus récents modèles haut-de-gamme utilisent maintenant un nouveau modèle de pile-accu dédié. Le X-T30 II peut aussi s'alimenter via des blocs de recharge indépendants en autant qu'ils soient reliés par le câblage approprié pour l'appareil. Notons que la pile-accu dédiée peut être rechargé dans l'appareil ou à l'aide d'un bloc chargeur indépendant optionnel, i.e. non-fourni par Fujifilm. Toutes ces options procurent une plus grande autonomie d'opération aux utilisateurs du X-T30 II ce qui est très pratique en reportage de tout genre et en voyage. 


 Le Fujifilm X-T30 II se manipule aisément après avoir assimilé ses grandes caractéristiques. Certains détails peuvent tout de même être agaçant comme la position inappropriée de la touche du menu rapide Q qui prête à son activation non-intentionnelle lors de la prise en main du X-T30 II. L'emplacement de la manette multi-directionnelle (Joystick) n'est pas non plus optimale par rapport au pouce droit de l'opérateur. Le bouton poussoir d'activation du visionnement des fichiers des images enregistrées qui est situé du coté gauche du boitier requiert l'usage des deux mains. Bref certains éléments qui auraient demandé une refonte certainement trop importante du boitier ont été conservé à travers toutes les versions successives des X-T10/20/30/30II. 

Le Fujifilm X-T30 II est assurément un appareil photo de tous les jours comme l'étaient déjà toutes les versions précédentes. Sa réactivité est bonne pour la photographie plus statique mais l'est un peu moins pour la photo d'action ce qui vous demandera un plus grand sens de l'anticipation et, peut être, un certain nombre d'essais et d'erreurs. Son viseur électronique (EVF) de 2.36MP est suffisamment compétent et défini pour effectuer une mise au point du sujet et évaluer l'exposition de l'image enregistrée. Sa distance oculaire (Eyepoint) est cependant plus limite pour les porteurs de verres correcteurs. L'affichage de l'information est complet et s'adapte au deux types de cadrage, horizontal et vertical. L'écran arrière orientable vers le haut (visée poitrine) ou vers le bas (visée au dessus de la foule), est détaillé et réagit aussi promptement que le viseur électronique.

Pour l'auteur-photographe, le choix initial des simulations de film offre une grande diversité d'interprétation de la palette des couleurs et de celle des tonalités et cela, sans compter les modes avancés d'effets spéciaux (ADV.1 & ADV.2). Bref le Fujifilm X-T30 II peut affiner votre vision particulière du sujet à priori, i.e. avant la prise de vues comme tel, plutôt qu'à posteriori avec le traitement des fichiers d'image déjà enregistrés.Toutes ces options de biais systématique facilite l'utilisation du X-T30 II et stimule la créativité de l'utilisateur de l'appareil.

Ce modeste compte rendu sur le Fujifilm X-T30 II ne saurait se substituer au vrai manuel d'utilisation qui décrit beaucoup plus justement toutes les possibilités de l'appareil photo. Cependant je ne saurai plus vous recommander d'expérimenter le plus souvent possible les fonctionnalités nombreuses du Fujifilm X-T30 II. Certaines vous apparaîtront inutiles ou même loufoques mais, qui sait, si certaines découvertes ne vous permettront pas d'ouvrir de nouveaux horizons dans votre recherche d'une iconographie nouvelle et expérimentale.

Le Fujifilm X-T30 II a une belle réactivité à l'éveil (démarrage initial) comme au réveil, après s'être mis en veilleuse pour prévenir la surconsommation de la pile-accu dédiée à l'appareil. L'autonomie de cette dernière est tributaire de la façon que vous utiliserez le X-T30 II mais une pile-accu supplémentaire reste une sage précaution pour parer à toute éventualité et prolonger le plaisir.  Le déclencheur du X-T30 II imite les anciens boutons de déclenchement des appareils photo argentiques et peut recevoir dans sa prise filetée un cable-déclencheur mécanique traditionnel. Son étalement à deux niveaux pour l'exposition/mise au point préliminaire et ensuite la prise de vue, est facilement perceptible au doigté. Le déclenchement est doux avec tout de même une sonorité plutôt discrète. 


Il faut souligner la grande compétence du système de mesure de l'exposition duFujifilm X-T30 II et plus spécialement en couverture matricielle. Même en situation de contre-jour le posemètre effectue une pondération salvatrice du reste de l'image versus une source frontale de luminosité. La mise au point automatique est particulièrement efficiente en photographie statique comme en mode dynamique (m.a.p. continue). Elle est aussi entièrement reconfigurable pour s'accommoder à une variété de sujets et de contextes. L'option de reconnaissance du visage est relativement efficace et le suivi du sujet (tracking) couplé avec la mise au point en continu (AF-C) remplit bien son rôle dans la mesure ou celui-ci se démarque suffisamment de l'arrière-plan.

L'interface  et le menu du Fujifilm X-T30 II est étoffé tout comme sa courbe d'apprentissage qu'elle exige de son utilisateur. Certains éléments restent intuitifs mais l'accès à certaines fonctionnalités est beaucoup moins évident. À ce chapitre, Fujifilm devra tôt ou tard faire ses classes dans le design d'un interface plus familier et intuitif pour ses utilisateurs. Pour ce modèle, Fujifilm conserve l'approche traditionnelle de sa série X-T et propose un contrôle direct par mollette de la vitesse d'obturation et de la correction de l'exposition tout en prenant pour acquis que vous couplerez un objectif Fujinon de sa série XF avec bague d'ajustement de l'ouverture. Cette architecture ancienne rend toute configuration préliminaire d'un ensemble de paramètres-clés (ISO, temps d'exposition, ouverture de l'objectif, type de mise au point automatique, etc.) plus ardue voire carrément difficile dans certain cas et, ce faisant, le Fujifilm X-T30 II perd en vitesse de permutabilité puisqu'il est presqu'impossible de lui assigner des profils spécifiques (Custom Mode) à certains contextes photo comme la photo d'action, le portrait, le paysage. Les modes dédiés entièrement configurables sont tout simplement absents en opposition à ce qui s'observe chez un modèle Fujifilm X-S10 ou X-S20. Au total il est vrai que Fujifilm X-T30 II conserve une complète flexibilité d'opération mais au prix d'une implication plus grande de son utilisateur à chaque nouvelle situation particulière de configuration.

Je m'en voudrait de ne pas conclure ces remarques personnelles sur l'interface et la manoeuvrabilité du Fujifilm X-T30 II sur une note seulement critique car il s'avère qu'à l'usage plus fréquent du modèle, le ou la photographe développera, il va sans dire, une plus grande habilité à configurer le X-T30 II à sa guise et plus promptement. C'est donc un outil très compétent qui demande une approche plus studieuse et plus persistante. Une fois ce niveau d'aisance atteint, le Fujifilm X-T30 II comblera sans doute vos atteintes les plus surprenantes.


Le Fujifilm X-T30 II est aussi doté d'un mode AUTO qui, contrairement à d'autres implantations similaires chez d'autres manufacturiers d'appareil photo, permet de conserver une certaine latitude d'implication du photographe aux réglages de l'appareil comme la correction d'exposition ou l'usage des filtres avancés (Adv. et Adv2). Cette particularité rend beaucoup plus attrayant ce mode AUTO pour des contextes où une certaine simplification des opérations est souhaitable sans trop enlever des choix d'intervention créatrice de l'utilisateur. Les touches de mémorisation de l'exposition et de la mise au point sont pratiques surtout avec l'option d'activation permanente (annulable au besoin). D'autres fonctionnalités peuvent être attribué à ces touches, et à quelques autres, suivant les priorités du photographe en exercice. Bref il est peu probable qu'on puisse vraiment exploiter toutes les configurations potentielles du Fujifilm X-T30 II.


Le Fujifilm X-T30 II est doté d'un flash électronique intégré qui se positionne en hauteur (plutôt limitée) sur demande. Ce flash d'appoint demeure très pratique pour atténuer les zones ombragés du sujet à contre-jour ou non, sa puissance restant réduite cependant. Malheureusement il ne peut servir d'unité de contrôle pour les montages des sources multiples d'éclairage aux flashes. Vous devrez utilisez un autre flash Fuji monté sur l'appareil pour être en mesure de réaliser ce type de projet. Les options flash intégré ou flash monté optionnel sont très efficaces et proposent la lecture TTL plus précise et plus versatile. 

Bien sûr, le Fujifilm X-T30 II est connectible de bien des façons en temps réel à l'aide de connecteurs filaires ou encore par des possibilités sans fils WiFi et Bluetooth. La carte mémoire de format SD doit être insérée dans le compartiment de la pile-accu, une situation qui n'est pas optimale pour son accès rapide et sécuritaire si on souhaite l'utiliser pour le transfert rapide des fichiers d'image sur un ordi, un portable, une tablette ou un mobile. Le Fujifilm X-T30 II n'a qu'un port d'entrée pour carte-mémoire en comparaison des modèles plus haut de gamme comme le X-T3/4/5. 

Les simulations de rendus filmiques des couleurs et des tons sont la grande spécialité reconnue et propre aux différents modèles d'appareils photo fabriqués par Fujifilm. Le X-T30 II et son capteur d'image exploite très bien cette expertise et offre à l'usager une gamme incomparable de simulations qui excèdent même le spectrum des anciens films Fuji vers ceux de l'ancienne compétition Kodak, Agfa ou autres sans pour autant les nommer explicitement, raison commerciale sans doute. Toutes ces simulations tant en couleur qu'en approche monochrome (noir et blanc) sont probablement l'essence même du succès éprouvé de la série Fujifilm X-Mount au delà de leurs performances purement techniques. Cette maitrise du traitement de l'image associée à une définition supérieure de cette dernière a entrainé une adoption fidèle et pérenne du système par un grand nombre d'adeptes devenus des quasi-inconditionnels de la marque.


Chez les créateurs d'image par opposition aux pseudo-critiques de l'équipement photographique, il y a un fossé d'incompréhension mais surtout d'intentions. Le premier groupe de vrais utilisateurs se concentrent dans la réalisation de projets photographiques à l'aide d'outils qui leur conviennent et dont les caractéristiques répond à leurs besoins créatifs. Le second groupe très actif sur l'Internet se pose en défendeurs inébranlables d'une vérité parfois factice cherchant à promouvoir leurs endossements matériels personnels tout en dénigrant vertement toute concurrence ou toute alternative parfaitement légitime. Malheureusement nous en sommes rendu là aujourd'hui dans cet univers sociétal qui a mal à mettre en veilleuse son individualisme égocentrique. Et tout cela pour dire enfin, qu'opter pour un système photographique et un modèle particulier d'appareil reste tout à fait arbitraire au delà de toute analyse technique. L'important c'est que l'outil choisi soit un facteur motivant et inspirant de production d'images pour lesquelles le ou la photographe aspire et partage. Et c'est précisément ce que peut offrir un appareil photo numérique comme le Fujifilm X-T30 II. 

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Je ne saurais conclure ce bref aperçu sur le Fujifilm X-T30 II sans mentionner de nouveau la qualité exceptionnelle des rendus photographiques des images qu'on y enregistre. C'est même là, à mon humble avis, l'argument essentiel du choix d'acquérir un modèle Fuji de leur série X-Mount. Bien qu'il s'agit d'une appréciation plutôt personnelle que purement rationnelle et quantifiable, les résultats iconographiques du  Fujifilm X-T30 II et de ses consœurs expliquent leurs grands succès auprès d'une clientèle toujours enthousiaste et bien entendu fidèle au cours des années. Quant à l'aspect fonctionnel du Fujifilm X-T30 II, on peut souligner son caractère pratique, compétent et plutôt performant sans attendre les sommets qu'on observe chez des modèles de plus haut-de-gamme.  Sa grande force ergonomique demeure ses dimensions compactes appréciées du photographe en mouvement et toujours à l'affut de l'occasion d'une nouvelle prise de vue. De ce point de vue, il s'agit sans contredit d'une formule gagnante.

* SVP prenez note que ce bref compte-rendu sur le Fujifilm X-T30 II n'aborde pas ses caractéristiques propres à la vidéographie.

Illustrations Fujifilm / Photos Daniel M: Fujifilm X-T30 II / XF18-55mm F2.8-4 R LM OIS \ XF55-200mm F3.5-4.8 R LM OIS / XF50mm F2 R WR

23 juin 2023

The Fujifilm X-H1: the pro that never had a chance! (revised)


 This is a story that can be narrated many times for all the people and for the things they have created at a wrong moment but that may have been successful if things have worked differently. Everybody knows at least a story like that. The Fujifilm X-Mount series model X-H1 is certainly one of those. This Fuji camera model was especially designed and produced to be the ultimate and first professional X-mount model that is integrating great photographic and video performances, long durability, and enhanced reliability, and carefully ergonomic and interface studied design. It was the first Fuji X-mount series model that is also integrating an internal body stabilization system (IBIS) following a long waiting amount many APS-C image sensor format users. 


Presented in February 2018, the Fujifilm X-H1 hit the photographic market the next month in March 2018 and was not received with all the enthusiasm from the photo reviewer community as we may have expected at the time partly because the hybrid digital market was in full swing with new models from different manufacturers introduced at a frenetic pace at this very moment of time. Furthermore, there was always that contingency and a fierce competition between the three image sensor formats: MFT (Micro Four Third), APS-C (17 X 24mm) and the so-call "Full Frame" (24 X 36mm).

In the compact camera professional photographic gear, the market has been dominated for decades by mainly two camera manufacturers: Canon and Nikon although Leica traditionally hold its own partisan faction. Yes, there were other competitors on a marginal base that try to get a part of the cake like Minolta, Olympus, Pentax but it remained the Canon-Nikon sandbox for years. That phenomena still exist today with the addition of the aggressive and mighty Sony who is shaking that dual domination.

The professional APS-C image sensor format cameras are not new and, for a time, were well serve by Nikon who was claiming that it was the new obvious format in the digital world of photography for many reasons that the same Nikon have now a tendency not remembering today... Even Canon had its own APS-H format that have been erased in favor of the digital 135 (35mm) format revival.


What is very different about Fujifilm is that their X-Mount series system was already a very mature line of products with several camera models and lenses already available and often renowned for their optical quality and good construction. So, the Fujifilm X-H1 was integrated in a complete line of already existing product offer instead of the reverse for it has been for Nikon that never have fully developed a complete line of (pro) lenses for its APS-C pro cameras. It is true to say that Nikon had already a complete line of optics that dated from the 35mm analogically era.


It is true to say that the Fujifilm X-H1 was a big piece of photo gear but it cannot be seen as a real disadvantage in the view of the professional users who often prefer to work with larger prehensile camera body and vertical grip optionality. Fujifilm have decided to maintain the use of its NP-W126S battery pack but have proposed that their vertical power grip been equipped with two additional NP-W126S that triple the autonomy of the X-H1. Same for the two memory cards insertion slots installed in the camera. All these characteristics qualify largely the X-H1 for a daily intensive use.

For those who had the privilege to use the Fujifilm X-H1 on a frequent if not frenetic bases, their appreciation were largely favorable as a photographic and videographic tool.


What really have obsessed the small photo Web planet was the introduction just six months later (September 2018) of the new Fujifilm X-T3 camera model which carry a new 26MP image sensor alongside with interface improvements such as the autofocus algorithm. Even without any internal body stabilization system (IBIS), that will appear later the X-T4 model, the X-T3 was perceived as a step forward of a new generation of camera models from Fujifilm. And curiously Fujifilm have decided to get rid of their X-H1 stock inventory by offering them at an outstanding discount price.


Here are some Fujifilm X-H1 factors that have seduced many. First the ergonomics of the X-H1 that correspond to the professional criteria of the larger size camera body that harmonized with most of the "Pro" lenses (which are usually larger than the regular ones). The command dials and the functions button that were sturdier and, again, in larger size. A direct access to the basic photographic parameters. A sumptuous electronic viewfinder (EVF) with an eyepoint of 23mm from the camera's eyepiece in consideration of the photo reporters, the sport photographers, the journalists, and the other action photo shooters that are all relying on EVF most of the time. A very good internal (in-body) stabilization system implantation that not only prevent the photographer shake effect but give a better viewing comfort (especially when doing manual focusing). An interesting approach for the LCD Live View (rear) articulated screen that allow controlled movements for waist level viewing (both horizontally and vertically) and "over the crowd" viewing. A combination of a joystick and a D-Pad control interface. A complete vertical grip optionality with all the principal functionalities. And a lot more characteristics could be added to that partial list.


In term of image output results, the 24MP sensor was performing at its best delivering fine pictures in every situations or contexts. Fujifilm simulations are outstanding especially for photographers that have already an experience into analog-film photography. The autofocus system is competent although all these automated systems have their own limits considering the special needs of each photographer. The exposure metering accuracy and the auto white balance feature are reliable and able to translate a correct light and color atmosphere of the subject (according that you don't voluntarily alter them). The Fujifilm X-H1 can be a nervous camera capable of frenetic rate of picture shooting (for those who to stack numerous similar files on their memory cards). Many Web reviewers have already praised the video abilities of the Fujifilm X-H1, but I cannot speak about a cinematic domain with no real experience.


Only a small fraction of the Fujifilm X-H1 abilities have been presented and discussed here since this is not a full review intended but more a brief overview of its capacities. I won't argue the fact there are other camera models from manufacturer that can surpass the X-H1 performances in different ways. It will certainly happen when Fujifilm will introduce its replacement (X-H2) hoping that this time will be the one that many Fuji enthusiasms will celebrate for a longer period. And hoping also that the "pro" photographic community in general may embrace more notably the Fuji camera model.

There is still a lot of Fujifilm X-H1 cameras haunting our photographic planet that are fulfilling their primary task of taking beautiful pictures (and videos) in a reliable and performing fashion. It is a very mature photographic tool that their owners have learn to appreciate at its right value of a real "pro" companion. It just has missed a good timing...

© Photos Daniel M: Fujifilm X-T20 / XC35mm F2 & X-E3 / XF 50mm F2 WR ( X-H1 illustrations); Fujifilm X-H1 / XC50-300mm OIS II /XF50mm F2 WR / XF55-200mm OIS / XF27mm F2.8

07 décembre 2022

The Fujifilm X-E4: The simplicity that could be complex without the complexes!




"We will work together... unwillingly at first, on your part, but that will pass."
"In time you will come to regard me not only with respect and awe, but with love." 
- Colossus: the Forbin Project (1970)

 This is a second time that I give a try to the Fujifilm X-E4 model although the first essay didn't last very long (few days at the most). I have to confess that I had a long love affair with the previous Fujifilm X-E3 camera which I have considered as an outstanding evolution from the preceding X-E2S/X-E2/X-E1 models. So, a crude direct comparison at the time was almost impossible because the new Fuji X-E4 interface/design is so differing from the X-E3 one.

The Fujifilm X-E4 is a real compact rangefinder style (off-center viewfinder from the lens) APS-C format digital camera. It can be compare in size and in weight to the Fujifilm compact X100 series although the 23mm lens of the latter must be substitute by the Fujinon XF27mm with a lens maximum aperture variation (F2.8 versus F2). If the Fuji X100 series benefit of their hybrid viewfinder (optical + electronic) the X-E series have the advantage of lens interchangeability that confer them a greater versatility.

One of the first important thing to remark about the Fujifilm X-E4 is its complete ability to be use completely manually in term of exposure and focusing parameters. Starting to this traditional way of setting the X-E4, you can gradually introduce a progressive automation. Except for the image sensor sensibility (ISO), the shutter speed and the aperture can be preselected visually without looking at the electronic viewfinder (EVF) or to the LCD back screen or live monitor (LVF).

The OLED 2.39 Mega dots electronic viewfinder resolution should be sufficient for the photographic composition purposes and for the visual focusing tasks but we have to admit that its definition is now surpassed by some new camera models. Its 17.5mm eye point is also quite short for the eyeglass wearers but we can accommodate ourselves to use it properly. The tilting (up & down) back screen (LVF, live viewfinder), with a "selfie" option that some may questionnaire its real utility, is excellent to preview and review our picture as for navigating into the camera settings and the menu. All the camera informations are clearly visible through the EVF and LVF and can autorotate to accommodate vertical composition.


The Fujifilm X-E4 control dials and function buttons as for the joystick are rather small in regards of larger sized cameras but it is often the price to pay for a more compact camera in particular if you don't want that these selectors interfere too much to the compact camera hand held which is already minimalist with the X-E4. As it appears like a mimic of a Leica M camera body design, you cannot anticipate to have a protuberant grip available on front of the Fuji X-E4. As it is usual now, there are some optional hand grip and thumb rest accessories that are available for those who need them but they may induce a more difficult access of some options on the camera (hot-shoe, battery/memory card fast access). On another side, the Fujifilm X-E4 will slip easily into a larger coat pocket or a small shoulder/messenger bag. Moreover the small weight of the camera permit you to attached it on a shoulder strap et let it around your neck without too much discomfort.

In term of picture file quality, the 26.1MP APS-C image sensor will give the same resolution already offered by the larger Fujifilm models such as the X-Pro 3, X-T3, X-T4 and X-S10. Providing you are using the same taking lenses and the same exposure parameter settings, no differences should be noticeable. This is one of the big advantage to use different Fujifilm models from their X-mount line without loosing image definition.

No IBIS (Internal Body Image Stabilization) and for the strong supporters of this modern camera feature, it is (again) a disappointment. Low light situations will ask you to be more attentive to the stability of the Fuji X-E4 and avoid slow shutter speeds that you cannot handle efficiently by using a tripod or a good support (as we use to do during the analog-film era). For the travelers in life, zoom and fix focal lenses with an optical stabilized (OIS) may be a better choice even though the optic will be larger size and heavier.


Navigating through the Fuji X-E4 menu system demonstrates its inherent versatility when you are interested to do so. You can also satisfy yourself by enjoying its simplicity by using the Fujifilm X-E4 default configuration and it will answer the most common photographer needs or, if you want, you can go deeply by selecting through all the options available and refit the camera to your own tastes. My only advice is to try and analyze these functionalities one at the time and, if necessary, to register them by using the custom modes (via Menu and custom setting: C1/C2/C3/C4/C5/C6/C7).

The Fujifilm X-E4 doesn't have the same facility to get a rapid access to functionalities such as the film simulations, the drive options and the exposure metering modes, the image sensor sensibility(ISO) and focusing settings, the custom ones, etc without using the menu, the quick menu (Q) and the touch screen functionality algorithms, as it can be done with the direct control dials or function buttons present on the larger size Fujifilm models. For on the spot requirements, the camera setting variations are far less spontaneous in profit of a more automated system you may rely on. The photographer creative part is more concentrate to his/her photographic picture composition and the chosen photographic moment. You are still able to select specific picture setting bias but with a more "presetting" approach. However the two schools (X-E4 and X-T/S series) can deliver an original signature imagery specific to its author.

If a big concern when using the Fujifilm X-E4 is how you can create customized configurations and to get access to them in a rapid and reliable efficient way as, for example, if you want to permute from a standard automatic exposure and focusing program setting to a fast focus tracking and spot metering action subject or if you want to do manual photography in a monochrome film simulation, you may follow my modest example. After struggling a bit at first (without looking the instruction virtual operating manual), I was able to create these configurations and to set them easily through the Q menu. The limit number of custom configurations has been fixed by the manufacturer to 7 which seems to be enough if you can remember all them! You can rename them for more comprehensive references. With these pre-arranged customized settings, the Fujifilm X-E4 will become not only a versatile digital camera but also a more competent one.

The fujifilm X-E4 is surely a nice piece of engineering that will deliver stellar picture results and don’t be fooled by its simplistic interface (not a lot of direct control dials and function buttons) because as it was my case at first, the more you get habit to use it, the more you will develop respect for its capacities.

Film simulations and Advanced filters.

One big reason to adopt the Fujifilm X-mounts series is surely their color and monochrome film simulation science that is present into the entire line of X-mount camera models. Although using RAW image file base is the finest way to get the maximum latitude to fine tune your final picture, Fujifilm JPEG film simulations are reproducing with great success all the expertise that have develop during their legendary analog-film era. This (Film simulation) setting advantage has been mentioned several times by the various photo gear reviewers over the Web and more importantly by the Fujifilm camera users themselves.

Fujifilm film simulations are very creative color and monochrome tone palettes that allow the photographer to select different and rich atmosphere signatures. Remember that many analog-film era professionals or amateurs used to choose certain type of films to get the image final effect they were looking for. Today these choices are now not only available through digital recording but can be permuted on the spot without any trouble process. No more need to own different negatives or slide films, no need to change film cartridges or have on hand different camera bodies, It is simply liberating in so many photo taking aspects.


Viewing the final result before taking it!

This is definitively another huge advantage of the mirror less camera category with a competent electronic viewfinder (EVF) or a fine LCD back screen (LVF). We came from a very long way to get that magic feature especially for those who have worked with the analog-film previous technology. The Fujifilm X-E4 may not have the latest EVF or LVF specifications available but the ones they have installed are largely sufficient to help the photographer in its imaging-exposure settings and its focusing adjustments.

Just turn the (control) dials!

Just turn the control dials from their respective “A” position and you will ether select the shutter speed or the aperture you want. To get a fully manual settings, just press the front push button to select the image sensor sensibility (ISO) you will prefer and put the focus in manual through the quick menu, or better than that, simply create a Custom setting with all these bias. In this fully manually controlled approach, the EVF or the LVF will show precisely the effect of your selected parameters.

Spontaneous, discrete, amateur look

Although many photographers prefer to work with bigger size cameras that may help them to get credibility and attention, some others are preferring to better work "behind the scene" and, in doing so, to appear less intimidating in front of their subjects. The Fujifilm X-E4 is a discrete photo device not only in size dimension but also in its operating mode especially with you are electing to activate the electronic shutter option (ES). With this approach, spontaneous photography (street, travel, visual) is easy to perform. Even with its more "amateur" look, most people won't pay attention to the potential serious aspect of photographing and the Fuji X-E4 can give to the photographer an amusing touristic look.


Commented bits

No internal electronic flash has been incorporated to the Fujifilm X-E4. This useful option had already disappeared with the Fuji X-E3 previous model. Therefore you will need at least a small flash unit to bring with you if you have the intention to do some fill-flash photographs. Furthermore, Fuji is no more furnishing an external one with the X-E4 as it was in the past for the previous X-E3 with the EF-X8.

The Fuji NP-W126S dedicated battery pack is the unit that is required by the X-E4. It is the same unit present in many other Fujifilm X-Mount digital camera models (with the exception of the more recents with higher price). Common to the newest camera model introductions, no battery charger is furnished by the manufacturer but the camera is doted of the newest USB-C port that allows a faster battery charge that can be available through your different accessory USB-C ports from your computer or mobile devices or chargers.


The none lens centered tripod accessory screw mount hole of the Fujifilm X-E4 doesn't have my preference to work with a tripod or monopod combination. Yes, that can be counteracted by using a screw mount tripod accessory plate or by adding an accessory grip w/integrated Arca-Swiss type bottom plate but it will also add to the bulk of the camera body.

About the construction quality of the Fujifilm X-E4, you may find that it is similar to what you can already observe to the others Fujifilm models like those from the X-T10/20/30 series for example. The Fuji X-E4 is not qualified as a weather resistant (WR) camera body and precautions must be taken when you are expecting to expose it into adverse conditions. At this moment of time, no report have been stated that the Fuji X-E4 is more fragile or more prompt to cease operation under climatic stronger variations (cold, humidity, altitude) but gradual acclimation is always a good recommendation.

If you are considering to buy the Fujifilm Fujinon XF27mm F2.8 R WR lens, the cheapest way to do it is via a kit or combo offer, no question about it. However be aware that Fujifilm won't furnish you the dedicated lens hood with the lens! If you are traveling, the Fujinon XF18-55mm F2.8-4 R LM OIS standard zoom lens might be ta good optical solution to keep the Fuji X-E4 combo compact and versatile. This Fujinon XF18-55mm zoom lens have earned a well deserved high reputation of its own over the years.

Doing photography

At the end, the Fujifilm X-E4 will help you in what is the most important task, doing photography. It is a powerful tool that is hiding many features and capacities with its simplistic camera body presentation. Feeling comfortable with a camera model has not to be only in consideration of its technical interface but also in regard of its minimalist design that will help the photographer to easily bring and use the camera in every spontaneous situations. In one word, everybody can love the Fujifilm X-E4 and the more you take it, the more you will appreciated its photographic skills. 

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P.s. As usual I have limited this short review of the Fujifilm X-E4 to its photographic abilities and didn't review its cinematic functionalities since I am not in any way a videographer.

Photos Daniel M: Fujifilm X-T30II / Fujinon XF18-55mm F2.8-4 R LM OIS (X-E4 illustrations with the friendly collaboration of Hall 9000); Fujifilm X-E4 / XF27mm F2.8 R WR.



01 décembre 2022

ACROS made by the Fujifilm X-mount system: Black and White into the digital photographic world.


 Monochrome has always been synonym of photography for multiple generations of amateurs over the past two centuries. Yes, color photographs have gained their own respectability especially with the event of the news and people magazines and also through the democratization of the travel. But black and white photography have preserved its remarkable credibility over the decades and even today for many it remains a very popular way to visually document our surrounding world.

Although many have praised the Kodak and Ilford black and white analog films over the years like the famous Kodak Panatomic X(32ASA/ISO), the Plus-X (125 ASA/ISO) and Tri-X (320-400ASA/ISO) or the popular Ilford Pan-F(50 ASA/ISO), FP 4(125 ASA/ISO) & HP 5 (400 ASA), Fujifilm have always offer their own version of monochrome films with the NEOPAN series that have evolute to the Acros newest interpretations.

With the introduction by Leica Camera of exclusive monochrome digital models, Leica M Monochrom, Leica M Monochrom (Typ 246) & Leica M10 Monochrom, we have seen the start of a keen interest to own specialized black and white camera models. Moreover It is fascinating to observe that all digital cameras can be configure to monochrome photo devices since the start of this technology. Parallel to that B&W rush for niche photo devices, there is also an analogue-film resurgence that appeal for many monochrome lovers.


But there is, at least, a more reasonable solution in terms of dollars and future versatility and it is to buy a small ILC (Interchangeable Lens Camera) and use its monochrome ability. For example the compact Fujifilm X-E4 and X-S10 are offering two different black and white rendering (Acros and standard monochrome/old Neopan) with an integrated B&W filter functionality (Red, Yellow, Green). In my sense it represent exactly what you might looking for a real black and white photographic full experience similar to what people have during the analogically-film era. Another optionality allows you to mimic the analog-film texture into the picture. Finally, a good printer alongside with specialize photo paper can reproduce the whole traditional cycle with a final and tangible print. CQFD











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Photos Daniel M: Fujifilm X-E4 / Fujinon XF27mm F2.8 R WR; Fujifilm X-S10 / Fujinon XF18-55mm F2.8-4 R LM OIS / Fujinon XC50-230mm F4.5-6.7 II OIS

11 mai 2022

Affordable long range creativity with the Fujinon XC50-230mm F4.5-6.7 OIS II zoom lens.



 The Fujinon X-Mount lens line-up is renowned for its construction and optical qualities and has been a precious asset into the success of the Fujifilm APS-C ILC (Interchangeable Lens Camera) system. Some of those optics are almost legends of their own and have already a lasting durability over years of intense use. Alongside their XF optics which represent their finest lenses, Fujifilm have developed a less expensive XC series affordable (at a comparable half selling price) that retains most of the optical quality level in a lighter construction (mainly polymer material) and less functionalities (such as a dedicated aperture ring, or a focus or stabilization switches).


The Fujinon XC50-230mm F4.5-5.6 OIS II is the second version of the same zoom lens that has been developed as a companion optic of the XC16-50mm OIS standard (kit) zoom lens. Since that introduction, the XC50-200mm OIS II has been reviewed many times and have gotten an interesting, good feedback from these tests. The long-range affordable zoom lens is not a big and heavy optic, thanks for very modest maximum aperture of F 4.5-6.7 and its obvious construction mainly in polymer (including its lens mount). The physical barrel extension when you are selecting its longest focal length is, I must admit, impressive (It almost double its physical length). Accessory filter diameter is limited to 58mm, a very reasonable and less expensive size to cope with.

Two large control ring for setting the focal length and the manual focus are available on the Fujinon XC50-230mm OIS II. The rest of the zoom lens is exempt of other switch or button and give to it a distinctive spartan look. A usual for this kind of telephoto optic, a big lens hood is thankfully furnished by Fujifilm. Close focusing is limited by a minimum distance of 1.1m (43 inches) which is manageable for subjects like flowers or animal close ups. At 230mm, we will obtain a magnification of more than 6,5 times compare to the normal view of a 35mm prime lens.

The Fujinon XC50-230mm OIS II is often compare with the venerable Fujinon XF55-200mm F3.5-4.8 R LM OIS which use to be the companion optic of the other venerable Fujinon XF18-55mm F2.8-4 R LM OIS standard zoom kit lens. The XF55-200mm OIS is noticeably a bigger lens, much metal construction with extra control ring for the aperture, an OIS switch and a larger maximum aperture that gives you more than one stop of light gain. For the newest and lighter Fuji-X mount camera models, it is an heavier optic to handle and bring with you (and heavier also on your gear budget!). As far I am concerned, I have found the optical rendition of the two zoom lenses (XC50-230mm OIS II vs XF55-200 R LM OIS) very similar. The absence of the aperture ring on the XC50-230mm OIS II shouldn't bother you since if you are using it in conjunction of the Fujifilm X-S10 model for example ***. In the field, none of these two zoom lens models are offering the Weather Resistant (WR) certification from Fujifilm although, with a minimum attention, you can safely use them outside in most circumstances.


The autofocus is working with efficiency but can be slower in dim light context or with less constrasted subject. Action photograph should be performed with bright light although you can pre-focus manually the zoom lens in some specific situations as we use to do during the manual focus only analog-film era. Even in regard of its modest maximum aperture (F4.5-6.7), you can expect shallow deep of field from the Fujinon XC50-230mm OIS II and be able to isolate your main subject, especially in shorter distances.

Optical performances from the Fujinon XC50-230mm OIS II are on the same level in comparison with the other X-Mount lenses. Color, texture, and contrast are crisp and accurate, no surprise to be expected. The optical stabilization system (OIS) is a must in my view for a zoom lens of this type. Please note that the OIS can be deactivate only via the camera menu (No lens side switch to do so). 


A specific future article published in this blog will discuss about the "birder" qualities of the Fujinon XC50-230mm OIS II.

Long range telephoto zoom lens are a delight for details and for more graphical photographic projects. You can really explore, experiment and discriminate your subject with multiple variations in term of composition. They are great creative tool that help to isolate and emulate a particular interest of the image context. Sure many photographers are using them mainly in action, sport or animal photography but there is a lot more to do than that to do with the long telephoto zoom optics.


The Fujinon XC50-230mm OIS II zoom lens is not a perfect optic considering its very modest variable maximum aperture and its lighter construction compared to the Fujinon XF55-200mm OIS for example. But at half the price of the latter, it cannot be disregard as an affordable but performing optic that respond to photographers that don't want to spend too money for an experimenting long range zoom lens. Furthermore, there is no reason to leave the Fujinon XC50-230mm OIS II at home and to transform it as a good and always available travel companion.

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*** An additional grip accessory such as the Metro Case Fuji X-S10 Grip can be a good help for a better and a more secure handling of the camera/lens combination.

©Photos Daniel M: X-T20 / XF18-55mm OIS (XC50-230mm OIS II illustration); X-S10 / XC50-230mm OIS II