22 novembre 2023

La légèreté du photo-baladeur

 Beaucoup d'entre nous recherche la liberté que confère la légèreté et le faible encombrement que procure l'utilisation d'un smartphone. Mais beaucoup d'entre nous encore plus passionné de photographie préfère l'emploi d'un appareil plus traditionnel et plus versatile, et souvent doté d'un véritable viseur dédié, qu'un simple téléphone mobile. Et de nos jours, cette espèce semble en voie de disparition surtout quand on fréquente des lieux disons plus touristiques ou populaires. 

Nous ne ferons pas l'apologie du pourquoi choisir une "vraie" caméra versus ces pavés mobiles dont la principale fonction semble la self-promotion de l'individu. Ce ne saura pas nécessaire puisque la plupart des habitués de ce blog logent à l'enseigne des appareils photos au design traditionnel que l'acte photographique plus sérieux exige 😉.


Si nous avons cette photo-passion, elle doit néanmoins se nourrir de sujets iconiques à étudier, à capter et à partager. Et c'est que le bât blesse souvent par l'effort qu'exige le transport, la manipulation et la préséance de ces caméras plus volumineuses par définition. Avec la disparition presque totale des appareils photo compacts à objectifs fixes et abordables, les alternatives deviennent plus limitées à la catégorie des appareils photo à système dont l'optique est permutable (ILC, Interchangeable Lens Camera) et dont les dimensions et le poids sont tout de même plus importants.

Suivant cette perspective, le format du capteur d'image déterminera souvent l'importance physique de l'appareil et de son objectif associé. Par exemple le format de capteur d'image Micro Four Third (MFT) est souvent celui qui correspondra le mieux à cette définition, quoiqu'il existe des exceptions notables chez l'autre format le plus concurrent dans cette veine, l'APS-C. Dans ces deux cas, la possibilité de s'offrir une combinaison appareil-objectif compact est intéressante et diversifiée. Bien sûr cela reste au choix de ses utilisateurs potentiels. 


Pour le photo-baladeur dans l'âme, choisir une optique d'accompagnement reste un défi colossal presqu'impossible à relever de façon définitive. Car il faut bien l'admettre qu'un objectif de prise de vues quel qu'il soit influe directement dans le style créatif du photographe. Cela conditionne aussi l'approche physique de ce dernier vis-à-vis son sujet et le contexte qui l'entoure. Il n'y a donc pas de solutions miracles à proposer mais plutôt une multitude de postes à explorer avant de trouver son optique de prédilection. 

Ce qu'on constate à l'usage d'un appareil photo compact au delà de son confort d'utilisation et de transport demeure sa discretion vis-à-vis des sujets photographiés. Cette qualité d'être moins "intrusif" procure au photographe d'excellentes opportunités d'images plus authentiques, plus proches d'une réalité moins altérée par sa présence physique. Bref le compact fait  moins sérieux plus amateur mais au combien plus compétent et plus pertinent dans son utilisation et dans ses résultats photographiques. 

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La photographie est une forme d'anthropologie visuelle, sociale et environnementale à la fois. Elle témoigne d'un regard que l'on porte sur son entourage avec bien entendu les filtres qui nous habitent mais aussi avec toute l'originalité de notre observation. Un appareil photo compact est certainement un des meilleures outils iconographiques pour réaliser cette expression visuelle très personnelle.

Photos Daniel M 



20 novembre 2023

De 2.8 à 4: Le Leica DG Vario-Elmarit 12-60mm F2.8-4 ASPH Power OIS


 La conception d'un objectif zoom a toujours un défi pour les spécialistes en optique de prise de vues photographiques. Les premiers prototypes lancés sur le marché il y a plus de soixante ans étaient entachés de lacunes tant pour leur définition et leur aberrations multiples. Avec les avancements technologiques et plus particulièrement dans le domaine de la simulation informatique et de la production manufacturière automatisée, nous pouvons maintenant nous procurer des objectifs de qualité tout à fait respectable. Pourtant certains compromis reste d'actualité et parmi ceux-ci nous retrouvons la difficulté d'offrir une ouverture maximale décente tout en demeurant une optique de construction relativement compacte.


Le Leica DG Vario-Elmarit 12-60mm F2.8-4 ASPH conçu pour les capteurs numériques de format Micro Four Third (MFT) fait parti de ces zooms plus haut de gamme qui répond plus à un désir de versatilité en termes de plage de distances focales et d'ouverture plus grande. Pour y parvenir tout en conservant une dimension adaptée au format réduit du MFT, Panasonic propose cette formulation d'ouvertures variables qui passe de F2.8 pour le plus grand angulaire de 12mm, à F4 pour la position focale de petit téléobjectif de 60mm. Bien sûr, l'idéal eut été de conserver une ouverture constante tel F2.8 mais c'eut été au prix d'une optique plus encombrante, plus lourde et assurément encore plus onéreuse.

La prise en main du Leica DG Vario-Elmarit 12-60mm F2.8-4 ASPH est très agréable et on mesure pleinement la qualité de construction de ce zoom fabriqué en Chine, il faut le souligner. Les deux bagues de mise au point et de sélection de longueurs focales s'actionnent avec souplesse et suffisamment de fermeté pour conserver leur position respective une fois l'ajustement fait. Deux interrupteurs latéraux permettent aussi de choisir entre la mise au point automatique ou manuelle, et d'activer ou non l'option de stabilisation optique de l'objectif. Cette dernière peut être jumelée avec la stabilisation embarquée dans certains modèles appareils numériques Panasonic de la série Lumix MFT. De mon point de vue, la stabilisation est devenue une fonctionnalité essentielle surtout quand vous photographiez dans des conditions d'éclairage plus difficiles et avec une optique d'ouverture maximale plus modeste comme dans le cas du Leica DG Vario-Elmarit 12-60mm F2.8-4 ASPH.


Le poids de 320g et l'encombrement physique du Leica DG Vario-Elmarit 12-60mm sont un facteur à considérer pour le choix du modèle que vous choisirez pour son utilisation. La recherche d'équilibre entre le boitier et l'objectif vous orientera vraisemblablement vers des modèles de plus grandes dimensions comme les Lumix de série G ou GX plutôt que GM. Cependant il s'agit ici plus d'un confort personnel propre à chaque individu et à l'interaction qu'il/elle a avec son équipement photo. 

Avec un longueur focale de 12mm et un champs visuel de 84 degrés, le Leica DG Vario-Elmarit 12-60mm peut être qualifié véritablement de grand-angulaire, à la fois pratique et compétent en termes de contrôle de son rendu optique. La définition globale de l'image est excellente et exempte d'aberrations gênantes, ce résultat pouvant être attribué en partie à un bon traitement interne effectué par l'appareil photo dès après la prise de vue proprement dite. À l'autre extrême de la plage des distances focales nous retrouvons la position téléobjectif de 60mm dont le grossissement du sujet sera d'environ deux fois et demi par rapport à l'optique standard de 25mm et qui sera suffisant pour le portrait avec le bémol important d'une ouverture maximale limitée à F4. Dans ce cas le choix de l'arrière-plan devra sans doute être plus soigné.


Une distance minimale de mise au point variant de 20cm (12mm) à 24cm (60mm) permet tout de même des plans rapprochés intéressants pour des objects de dimensions réduites mais là encore le Leica DG Vario-Elmarit 12-60mm ne peut prétendre remplacer un vrai objectif spécialisé en macrophotographie. Au niveau des accessoires, le zoom Leica DG est fourni avec un pare-soleil dédié réversible sur monture baïonnette. Vous pouvez y installer des filtres ou accessoires filtres de 62mm.

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À l'usage, le Leica DG Vario-Elmarit 12-60mm s'est avéré un compagnon efficace, bien conçu et compétent sur le plan optique. Son ouverture variable de F2.8 à F4 est peut-être sa plus grande faiblesse surtout si on le compare à son plus proche compétiteur, l'Olympus M.Zuiko 12-40mm F2.8 Pro auquel cas il faudra plutôt se tourner vers le Leica DG Vario-Elmarit 12-35mm F2.8 ASPH. Pour le reste ce Leica DG Vario-Elmarit 12-60mm F2.8-4 demeure un excellent compagnon si on recherche un une optique de tous les jours de qualité supérieure à tous points de vue. 

Photos Daniel M: Panasonic Lumix G9 / Leica DG Vario-Elmarit 12-60mm F2.8-4 ASPH Power OIS

18 novembre 2023

Moment fugitif / Lost in the picture!

Il y a ce moment magique qui nous intrigue et qu’on veut bien préserver et partager entre nous.

Il y a aussi ce devoir de témoigner qu’on se doit de transmettre à une certaine postérité.

Il y a également ce souvenir dont la nostalgie nous commande de le momifier dans le temps.

Il y a surtout tous ces furtifs sursauts de vie qui s’enfouissent dans l’indifférence de l’oubli.

Photo Daniel M

17 novembre 2023

Le superlatif Leica DG Vario-Elmar 100-400 mm F4-6.3 ASPH Power OIS

 

Note de l'auteur: Oui, les produits Leica m'ont toujours attiré, tant comme admirateur qu' utilisateur (des Leica M4P et M6 et des objectifs Summicron M 35F2, 50F2 et Elmarit M 90F2.8 entre autres) et parce que je suis un amateur de produits de conception allemande ou d'inspiration allemande. J'ai donc profité de l'occasion pour essayer ce téléobjectif particulier tant par sa nature que son prix exorbitant , à savoir le Leica DG Vario-Elmar 100-400 mm F4-6.3 ASPH Power OIS conçu pour les adeptes du format de capteurs numériques Micro Four Third (MFT).



C'est d'abord et avant tout une optique de grandes dimensions (surtout à son réglage 400 mm) et assez lourde, on ne peut le nier. Elle est de belle facture même si elle provient de Chine (c'est sûr qu'on lui préférerait une origine totalement germanique). Malgré cela sa qualité de la construction ainsi que celle des matériaux utilisés pour ce faire semblaient être d'un très haut niveau. Sa finition noire satinée est irréprochable dans son exécution et sa présentation. Et pour un objectif zoom de sa catégorie, le Leica DG Vario-Elmar 100-400 mm ASPH est relativement compact si l'on compare des objectifs au grossissement similaire conçu pour des capteurs de format plus grand..

Tourner la bague-zoom du téléobjectif demandera un peu d'effort supplémentaire par rapport aux autres zooms de la série Leica DG tels que le Leica DG Vario-Elmarit 12-60mm F2.8-4 ASPH par exemple. Assurez-vous simplement que le mécanisme de verrouillage du zoom est complètement désengagé avant de tourner la bague. Cette option de verrouillage est pratique pour empêcher les changements indésirables de réglage du zoom, pour déplacer le pare-soleil intégré en position ou le rétracter, et pour empêcher le changement involontaire de longueur focale pendant le transport de l'objectif.

La bague de mise au point, elle, est facile à tourner et sa réactivité est bonne, ni trop rapide, ni trop lente. Bien sûr, si vous passez d'une distance très courte à une distance beaucoup plus éloignée, il vous faudra effectuer une rotation plus importante mais pour de courtes corrections de mise au point, la bague de mise au point fera l'affaire.Les trois interrupteurs situés sur le côté du zoom sont bien implantés même s'il faudra mémoriser leur position respective notamment lors de situations plus stressantes et faire attention à ne pas changer leur configuration par inadvertance. Le commutateur autofocus/mise au point manuelle (AF/MF) a ma préférence mais le limiteur de plage de mise au point et l'activateur de stabilisation sont également très pratiques.


Le support de trépied intégré et orientable (pour des compositions horizontales ou verticales) du Leica DG Vario-Elmar 100-400 mm ASPH est l'un des meilleurs que j'ai expérimenté. Non intrusif et robuste à la fois, il permet une bonne prise en main sécurisée du zoom téléobjectif. Oui, il peut être surdimensionnée  par l'ajout d'un pied fourni par le fabricant. Pour ma part j'ai trouvé l'expérience bien meilleure en l'utilisant avec un mono pied sans cet accessoire optionnel (rallonge de montage sur trépied).

Le grossissement du sujet requis par les photographes peut varier considérablement en fonction de leur type d'image souhaité. Par exemple, certains demanderont pour la photographie d'oiseaux un grossissement d'au moins dix fois (comparé à l'objectif "normal" ou standard) pour obtenir un résultat intéressant, même si ce n'est pas tout à fait vrai puisque certains photographes d'oiseaux opèreront à une distance plus courte de leurs sujets et cela cela dépend également de la taille de l'oiseau. Il n’y a donc pas de règles définitives à appliquer en la matière. Autant dire que la large plage focale du Leica DG Vario-Elmar 100-400mm ASPH est sûrement une meilleure garantie pour être prêt à faire face à diverses circonstances et éviter un changement rapide d'optique.


En photographie d'action comme pendant des événements sportifs, le Leica DG Vario-Elmar 100-400mm F4-6.3 ASPH Power OIS a une bonne polyvalence mais sa modeste ouverture maximale (F4-6.3) compliquera votre tâche avec des vitesse d'obturation moins élevées (qui doit être compensée par une sensibilité ISO plus élevée) et moins de discrimination du sujet par rapport au premier plan et à l'arrière-plan. Cela est particulièrement vrai si votre sujet se trouve à des distances plus longues. Vous devrez peut-être recadrer considérablement votre photo par la suite pour éviter trop de confusion dans l'image. 

La réactivité de la mise au point est bonne, surtout lorsque l'optique est couplée à un modèle d'appareil photo haut de gamme comme le Panasonic Lumix G9. À la fin, votre taux de réussite dépendra de votre maîtrise de ses caractéristiques inhérentes et de votre capacité à anticiper votre sujet et son contexte. Si vous êtes vraiment dédié à la photographie sportive, il pourrait être plus sage d'utiliser des objectifs comme le Leica DG Vario-Elmarit 50-200 mm F2.8-4 Power OIS ou le DG Elmarit 200 mm F2.8 Power OIS. Une dernière recommandation lors de l'utilisation du Leica DG Vario-Elmar 100-400 mm F4-6.3 ASPH Power OIS pourrait être de profiter de son support de trépied rotatif pour le monter sur un bon monopied facile à emporter avec vous.

Les zooms téléobjectifs sont souvent spectaculaires mais dans de nombreux cas sont également plus difficiles à appréhender. Ils sont aussi techniquement plus exigeants. Oui, nous sommes loin des anciens jours de la photographie argentique et des débuts fastidieux de la mise au point automatique (presque inutile à l'époque pour les sujets en mouvement), mais encore aujourd'hui, en fonction de la taille de votre sujet, de ses caractéristiques de mouvement et du contexte lumineux global, les défis techniques restent présents et doivent être tenus en compte si vous voulez obtenir des résultats d'image satisfaisants.

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En guise de conclusion, le Leica DG Vario-Elmar 100-400 mm ASPH demeure un bon choix de zoom téléobjectif pour un usage extérieur en lumière du jour, bien conçu, robuste et réalisant une belle qualité d'image à condition que vous preniez soin de bien maitriser vos paramètres de prise de vue. Son prix de vente reste élevé et il serait avisé de faire une séance d'essai avant son achat définitif. En dehors de ces précautions préliminaires, une fois acquis, le Leica DG Vario-Elmar 100-400mm F4-6.3 ASPH Power OIS vous servira certainement fidèlement pendant de nombreuses années.

Photos Daniel M : Panasonic Lumix G9 / Leica DG Vario-Elmar 100-400mm F4-6.3 ASPH Power OIS

15 novembre 2023

L'importance du grain (en photographie)


 Dans le passé, le grain était l'élément essentiel de toute photographie argentique
. Il lui conférait sa texture et sa définition. Sa dimension intrinsèque entrainait sa précision ou, à l'inverse, sa perte de finesse. Le grain photographique était également une forme de signature selon le type de pellicule, i.e. de film, utilisé pour l'enregistrement de l'image. Pour toutes ses raisons et d'autres assurément, le grain avait un impact important sur tout le processus créatif de la photographie analogique et donc argentique.


On a dit souvent que le point numérique appelé aussi pixel, a remplacé le grain traditionnel de l'argentique. Si l'idée technique à la base semble quasi identique, le fait est que le grain analogique obtenu par une combinaison de l'effet physique révélé par une réaction chimique postérieure à l'exposition de la pellicule photographique diffère substantiellement par ses propriétés du rendu numérique des capteurs actuels des appareils photos d'aujourd'hui.

De nos jours nous pouvons recréer en partie cet effet de "grain" en optant pour un de ces modes "créatif" offerts par différents modèles d'appareils photo numériques. Bien sûr, cette simulation qui s'apparente beaucoup aux trames utilisées en photographie argentique par superposition de négatifs ("sandwichage") ne peut se substituer entièrement au rendu argentique mais elle a le mérite de réintroduire le grain comme élément légitime et artistique en photographie. 

Enfin pour ceux et celles que l'aventure intéresse et dont l'investissement en effort humain et monétaire ne fait pas peur, il est encore possible d'expérimenter le format argentique en ce 21ième siècle même si cela apparait de plus en plus difficile d'accès et que son impact environnemental est de moins en moins tolérable. 

Le grain fut longtemps l'essence même de la photographique et sa disparition inexorable semble coïncider avec celle des répertoires, des encadrements, des albums et de l'archivage photographique. Serait-ce un signe des temps? Nul ne peut vraiment l'affirmer ou l'infirmer en ces périodes troubles de notre évolution. 

Photos Daniel M: Panasonic Lumix G95D / G Vario 100-300mm II Power OIS; Lumix G9 / Leica DG 12-60mm ASPH Power OIS

14 novembre 2023

Considérations angulaires


 En photographie le champs visuel de l'image est concrètement défini à la fois par l'angle de vue proposé par l'objectif et la cadrage induit par les dimensions de la surface du capteur numérique (ou de la pellicule en argentique) de l'appareil utilisé. Cependant pour le photographe, l'angle de visée est essentiellement associé à la longueur focale de l'objectif sélectionné en conjonction du format d'enregistrement de l'image. Il existe également un rapport de reproduction de l'image par rapport au champs visuel de notre oeil nu, rapport qui définit les proportions des sujets photographiés.

Dans le jargon des photographes, on mentionne souvent les termes comme objectif standard (ou normal), téléobjectif ou encore grand angulaire et on les associe de même à des usages plus spécifiques au traitement des sujets abordés comme le paysage, le portrait, la photo d'action, etc. Bien que cela reste un peu réducteur du potentiel complet des toutes ces optiques qui peuvent traiter avec originalité de toutes ces catégories de sujets, cette classification simple reste pratique sur le terrain et constitue une sorte de norme implicite proposé par plusieurs érudits de la photo.

Certaines particularités propres aux différentes optiques photographiques méritent tout de même d'être considérées ne fut-ce que pour mieux les exploiter. Nous en aborderons quelques exemples ici sans pour autant oublier qu'il en existe d'autres qui peuvent être toutes aussi déterminantes.


Le grand angulaire est peut-être l'optique le plus propice pour établir l'aspect contextuel d'une photographie. Son angle de champs plus large permet d'englober une grande étendue de l'environnement entourant le sujet abordé. Dans la composition d'une image prise au grand angulaire, la position et l'importance qu'occupent les différents plans de celle-ci comme l'avant-plan, l'arrière-plan et tous ceux de transition sont capitales dans la lecture de l'image et de trajet que l'oeil observateur du spectateur parcoure.


Les téléobjectifs sont assurément les optiques les plus discriminantes (avec les objectifs spécialisés en macrophotographie quand ces derniers sont utilisés à des distances très rapprochées du sujet). Ils ont donc un effet limitatif qui accentue l'impact visuel du sujet principal mais limite aussi son temps de lecture. L'impression que laisse l'image s'inscrit dans la pensée abstraite qu'elle déclenche. Le sujet est ainsi mémorisé plus efficacement et son effet peut perdurer plus longtemps. Cela explique entres autres leur usage privilégié pour le portrait humain ou animalier ou encore pour la photo d'action. 


L'objectif normal appelé aussi standard est celui qui se rapproche le plus de notre vision des sujets en terme de proportions et de perspectives même si son angle de champs reste réduit par rapport à notre vue. Ainsi le photographe est plus en mesure d'utiliser son aspect prédictif pour rendre justice tant au contexte qu'au sujet principal de l'image et ce malgré un champs visuel plus étroit qu'une optique grand-angulaire et une moins grande capacité de discrimination qu'un téléobjectif. Sa maitrise tient également pour beaucoup à la mobilité de son utilisateur avant tout et à sa faculté d'analyser le sujet, parfaire sa composition et choisir sa perspective de vue. Son sobriquet d'objectif-école explique bien que l'optique standard ou normal participe à un sérieux apprentissage du médium photographique.

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Ces trois exemples de catégorie d'objectifs montrent bien l'importance pour le photographe de mieux comprendre certaines caractéristiques fondamentales qui les qualifient. Leur expérimentation et leur choix créatif participe de plein pied à la signature de l'artiste-photographe qu'il soit amateur passionné ou professionnel. 

Photos-illustrations Daniel M