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11 juillet 2026

Le "premier" grand-angle: Olympus/OM System M.Zuiko ED 12mm F2 Premium


 D'un certain point de vue historique, l'objectif M.Zuiko ED 12mm F2 d'Olympus a été une optique emblématique en ce qu'il se démarquait lors de son introduction en 2011 de tout ce qui constituait alors la gamme des objectifs du manufacturier pour le format d'image numérique Micro Four Third ou µ43. Sa construction, son fini argenté et son esthétique rappelait celle des premiers objectifs 35mm film et tout contribuait à lui conférer un statut particulier au point même qu'on en fit des coffrets associés avec un autre produit d'exception, l'Olympus Pen-F.

Bien sûr, l'objectif M.Zuiko ED 12mm F2 n'a pas été ni le véritable premier grand angulaire de la gamme (Cet honneur reviendrait plutôt au M.Zuiko 17mm F2.8 introduit en 2009), ni le seul grand angulaire faisant parti de la gamme optique en format Micro Four Third ou µ43. Mais pour un ancien disciple convaincu comme moi de la pertinence de l'optique de 24mm adaptée à l'ancien format de film 135 (35mm), son angle de champs de 84 degrés reste une caractéristique fétiche pour cette longueur focale élargie. Certains vous diront que le 12mm en MFT est même le premier véritable grand angle digne de ce nom et c'est pourquoi on le retrouve souvent comme la limite focale inférieure des objectifs-zoom Pro comme avec les 12-35mm, 12-40mm, 12-45mm, 12-60mm et 12-100mm tant chez Olympus / OM System que chez Panasonic Lumix G.


Visuellement le M.Zuiko ED 12mm F2 est très compact et fut longtemps disponible exclusivement en livrée argentée. Avec un poids-plume de 130g et un diamètre de filtre-accessoire de 46mm, il mesure à peine 4,3 cm de longueur. Son pare-soleil dédié LH-48 de forme carré était cependant optionnel, onéreux et requérait un montage par resserrement d'un collet. Sa construction était métallisée et l'objectif n'était pas catégorisé à l'épreuve des intempéries (AW) et ne l'est toujours pas à ce jour (2026). Il n'avait pas et n'a toujours pas de stabilisation optique interne. De plus son tarif élevé d'acquisition a été longtemps un obstacle majeur à sa popularité.

Sa bague de mise au point manuelle peut être activé par un ingénieux système (clutch) permettant un enclenchement avant-arrière du barillet et les échelles des distances et de la profondeur de champs sont visibles en position manuelle. Avec une ouverture maximale de F2, le M.Zuiko ED 12mm s'adapte à plusieurs conditions d'éclairage et évite souvent l'utilisation d'un support-trépied en faible luminosité. 


Le M.Zuiko ED 12mm F2 est peut être l'optique contextuel de proximité du sujet par excellence. Malgré son champs visuel élargi de 84 degrés, il conserve une certaine prévisibilité de perspective qui permet au photographe de l'appréhender sans pour autant garder l'oeil constamment à travers le viseur, une qualité indéniable en situation de reportage et documentaire comme en voyage. En lui combinant une bonne profondeur de champs, l'objectif encourage la spontanéité de déclenchement avec une zone de netteté accrue.

En situation de prise de vue, le M.Zuiko ED 12mm F2 se comporte avec une belle réactivité en parfait accord pour une optique au déclenchement opportuniste. Il n'est pas exempt de distorsion optique (barillet) et d'aberrations chromatiques (débordements) mais le logiciel interne de l'appareil photo en corrigera l'essentiel si vous utilisez les formats de fichiers d'image JPEG (ce qui n'est évidemment pas le cas en RAW). La netteté sera maximale au centre de l'image et peut s'améliorer en choisissant de refermer un peu le diaphragme de l'optique vers F2.8-5.6. Le rendu chromatique du M.Zuiko ED 12mm F2 s'accorde avec celui des autres objectifs de cette série Olympus/OM System. En situation  de  prise de vue architecturale, il est préférable de soigner sa position face au sujet et éviter la plongée ou la contre-plongée afin de conserver la parallélisme des lignes de fuite traditionnelles (à moins que ce soit l'effet recherché).

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Ce que l'utilisation d'un grand angle comme le M.Zuiko ED 12mm F2 peut apporter au photographe, c'est une certaine éducation dans notre perception de l'organisation des espaces pour la composition de nos images. En soignant plus nos agencements entre les différents plans de cette image (avant-plan, plan moyen et arrière-plan), on encourage l'oeil de l'observateur à balayer tout le contexte d'un sujet et à s'interroger sur son propos. Oui, un grand angulaire peut être une optique moins facile à maitriser à prime abord mais il peut participer à une certaine éducation de l'art de photographier de façon plus "environnemental" si je puis dire.

Un autre aspect de l'usage du M.Zuiko ED 12mm F2 est son exigence de proximité du sujet principal qui peut entrainer un meilleur "contact" avec le sujet et proposer au photographe une meilleure compréhension de celui-ci. Encore là la facilité d'espionner à distance le sujet comme un téléobjectif peut si bien le faire, est parfois remplacée par une socialisation quasi inévitable que demande le grand angulaire afin de s'immerger dans le contexte de la prise de vue. Bref un rapprochement qui peut être salutaire à plusieurs égards. Ici une plus grand profondeur de champs apparente reste aussi un atout indéniable.

Le coté créatif du M.Zuiko ED 12mm F2 est sans contredit une autre avantage qui plaide pour le choix de cette optique. C'est tout un univers de formes et d'espaces qu'on peut explorer au gré des angles d'attaque en prise de vue pour représenter le ou les sujets photographié(s). Encore là, il y a place pour un apprentissage dans la manipulation et l'anticipation de l'objectif. Tout espace photographié peut potentiellement présenter un intérêt particulier dans la mesure les lignes de fuite imaginaires s'organise harmonieusement dans un théâtre visuel d'impact. 

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Ce bref plaidoyer en faveur du M.Zuiko ED 12mm F2 ou de tout autre objectif grand angulaire du même type, avait surtout pour but de proposer un "élargissement" de nos horizons photographiques en prise de vue et une approche du sujet plus socialisante et plus contextuelle. Au demeurant, tout cela reste l'affaire du photographe, n'est-ce pas?

Photos Daniel M

04 juillet 2026

Perspective réduite et faible profondeur de champs avec l'Olympus/OM System M.Zuiko ED 75mm F1.8 Premium


 Ce sont deux phénomènes bien connus et bien identifiés à l'usage d'un téléobjectif doté souvent d'une plus grande ouverture maximale relative. Déjà aux temps héroïques de la photographie argentique, on pouvait côtoyer des optiques de 135mm, 200mm et 300m en format 135 (film 35mm) qui répondaient à ces caractéristiques recherchées pour mieux discriminer le sujet principal de son contexte en portrait, en photo de reportage, en photo animalière, etc. Avec l'avènement de l'image numérique, la tendance s'est maintenu et s'est intensifié en diversité.

L'Olympus M.Zuiko ED 75mm F1.8 Premium introduit tôt en 2012 dans la gamme des optiques M.Zuiko conçue pour le format Micro Four Third ou µ43, et a signifié pour plusieurs l'engagement du manufacturier à produire des optiques de plus haut de gamme (Premium). Ce téléobjectif et le grand angulaire M.Zuiko ED 12mm F2, furent le prélude vers une éventuelle série Pro à la construction et aux performances rehaussées. Il est cependant décevant que ces deux modèles, 75mm F1.8 et 12mm F2, n'ait pas encore fait l'objet d'une mise à jour les rendant plus résistants aux conditions externes (AW).

Avec un poids de 305g et un profil un peu lourdaud, le M.Zuiko ED 75mm F1.8 en impose au regard et à la prise en main. Difficile de ne pas remarquer sa grande lentille frontale avec un diamètre de filtre-accessoire de 58mm. Sa bague d'ajustement manuel de mise au point est large et inévitable mais ne permet  pas le choix direct par enclenchement (clutch) entre la m.a.p. automatique ou manuelle comme c'est le cas du M.Zuiko ED 12mm F2. Ce choix reste cependant accessible via le menu du boitier-camera qui sera associé à l'objectif. 


À deux reprises en 2016 et 2021, j’ai déjà publié des impressions favorables sur le M.Zuiko ED 75mm F1.8, les deux fois en langue anglaise cependant. Une mise à jour française s’imposait donc pour mes plus fidèles lecteurs et lectrices dans le phrasée propre à l’Hexagone et mon opinion sur cette optique n’a pas vraiment changé depuis ces publications. 

Vous constaterez un grossissement de trois fois (3X) du sujet par rapport à l’objectif dit normal de 25mm, soit un angle de champs visuel de 16 degrés.  Cela s’apparente aux anciens 135mm et 150mm de l’ère du 35mm argentique. En terme de profondeur de champs, il s’agit également d’une équivalence d’une ouverture maximale de F2.8-3.5 en format 135 (24 X 36mm) bien qu’en terme d’exposition l’ouverture de F1.8 reste bien à l’échelle d’une luminosité accrue et constatée. La version originale d’Olympus de cette optique était manufacturée au Japon ce qui reste à confirmer pour celle maintenant offerte par OM System. 

L'objectif offre une finition métallisée particulièrement esthétique dans sa livrée argentée. Le diamètre des filtres-accessoires est de 58mm. Le M.Zuiko ED 75mm F1.8 Premium a une silhouette plutôt ramassée qui confère à l'ensemble boitier-objectif un bon confort de maintien et une préhension plus sécuritaire. L'ajout du parasoleil dédié diminue beaucoup l'avantage de sa compacité et requiert un montage par vis de serrage assez fastidieux mais peut prévenir efficacement certaine situation de reflet indésirable surtout devant une source de lumière ponctuelle. La bague de mise au point manuelle tourne aisément, peut-être un peu trop selon moi, et rappelle la mécanique des premiers objectifs à mise au point automatique des années 1990. 


La distance minimale de mise au point du M.Zuiko ED 75mm F1.8 Premium est de 0.84m ou, si vous préférez, 84cm (environ 2,8 pieds) ce qui est une performance assez modeste en regard des adeptes de la photographie de plus grande proximité du sujet et de petits détails. Pour la ou le photographe qui aime cadrer serré pour une meilleure discrimination du sujet principal, ce point est à surveiller plus particulièrement. Les transitions entre les zones de netteté et celles hors-m.a.p. sont plutôt douces et non-distrayantes. L’objectif est exempt d’aberrations significatives et s’accorde bien de la recherche de détails architecturaux. 

En photographie de reportage le M.Zuiko ED 75mm F1.8 Premium conserve une bonne réactivité de m.a.p. et d’exposition et s’avère un choix très sensé en photographie à l'intérieur et de plus faible luminosité comme en spectacle ou au théâtre pour donner deux exemples évidents. Il s'agit donc d'une optique ayant une versatilité propre à ses caractéristiques. Par exemple, sa compression du sujet peut aisément contribuer à la dramatisation du contexte de la prise de vue.

Les performances optiques du M.Zuiko ED 75mm F1.8 Premium en termes de résolution/netteté sont son plus grand avantage et cela sans conteste. Son rendu chromatique est excellent et à l'image de la gamme M.Zuiko. Avec le diminutif M.Zuiko 45mm F1.8, Olympus se positionnait dans le haut de leur gamme MFT. La mise au point automatique est rapide et silencieuse. En mode manuel, la bague de m.a.p. offre une faible résistance et n'a aucune butée d'arrêt et aucune indication d'échelle de distance n'est gravée sur le barillet de l'objectif. Aucune stabilisation optique interne n'équipe ce modèle.


Ce type d'objectif à focale fixe haut de gamme incite souvent des photographes à délaisser l'usage d'optiques à focales variables tant la définition des images enregistrées semble surpasser celle des seconds bien qu'un zoom soit plus versatile à priori. Cette meilleure résolution apparente tient souvent en partie à la simplicité conceptuelle du design optique, au choix des matériaux de construction et à la facilité d'usage sur le terrain via une ouverture maximale accrue. Bien sûr le ou la photographe doit parfois faire preuve d'une plus grande mobilité mais le résultat témoigne par lui-même.

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Cadrer serré, compresser sensiblement le contexte du sujet et  pouvoir limiter la profondeur de champs sont souvent les éléments-clés à retenir pour mieux maitriser le M.Zuiko ED 75mm F1.8 Premium. De plus sa grande définition d'image en séduira plusieurs. On peut donc en conclure qu'il s'agit bien d'un outil créatif original assez discriminatoire en composition d'image qui sera apprécié par beaucoup de photographes.

Photos Daniel M

13 juin 2026

Grip, grip, grip!


 L' OM-5 de OM System est ma camera de prédilection en ce moment et j'en  profite  souvent pour lui ajouter la poignée optionnelle ECG-5 dont le montage épouse très bien les dimensions de la camera et dont le déclencheur additionnel imite adéquatement celui du boitier. Évidemment cela a aussi pour effet de rendre l'appareil moins  compact que le boitier seul. Par contre, il est indéniable que le confort de préhension du OM-5 s'en trouve très amélioré et plus sécurisant ce qui est d'autant plus vrai quand vous couplez le tout avec une optique plus lourde et plus encombrante.

À contrario quand j'équipe l'OM-5 d'un objectif plus petit comme le sont les M.Zuiko 12mm F2, 17mm F1.8, 25mm F1.8 ou 45mm F1.8 par exemple, j'apprécie que le boitier soit le plus compact possible et, en conséquence, la poignée ECG-5 se retrouve rangée dans mon sac-photo (même si la tentation demeure très forte de la laisser en permanence en résidence sur le boitier!). C'est donc le meilleur des deux mondes que ce modèle d'OM System offre à son utilisateur tout comme ce fut le cas avec les Olympus OM-D de la série E-M5 (original, II et III) et dont je regrette cependant  (et même beaucoup!) la disparition du bloc d'alimentation avec déclencheur vertical qui était optionnel dans le cas des versions originales OM-D E-M5 (Mark I) et du Mark II.


Bien que la série Pro d'Olympus et d'OM System (toutes variantes OM-D E-M1 et OM-1) ne permet pas cette versatilité de montage de la poignée, laquelle étant déjà intégrée au boitier, ces caméras professionnelles en vertu de leur vocation d'usage plus intensif et dans des conditions plus extrêmes répondent très bien aux exigences de leurs utilisateurs et les dimensions de l'ensemble boitier-optique demeurent plus compactes que leurs équivalents pour des formats de capteurs d'image numérique plus grands.

Dernier bémol en ce qui concerne la poignée ECG-5 dont la fabrication reste exemplaire, est cette  obligation de le désolidariser du boitier afin de remplacer la pile-accu de la caméra ce qui s'avère pas très pratique et peu sécurisant en situation de prise de vue. Enfin l'ECG-5 offre tout de même une protection additionnelle pour le bas du boitier et le stress engendré par le montage d'un trépied ou d'un mono pied, une faiblesse souvent mentionnée pour cette série E-M5 III et OM-5. (Ai-je déjà mentionné aussi de ne pas utiliser votre appareil photo comme marteau? Ah oui, bien alors!)

Les poignées additionnelles (Grip) ne sont pas une nouveauté en soi et elles sont devenues très populaires sous une forme ou une autre dès l'ère argentique des formats 135 (35mm) et 120/220. Plusieurs styles étaient alors à l'ordre du jour. de la protubérance en bois artisanal aux combinaisons poignée-bloc d'alimentation les plus sophistiquées. Leurs études ergonomiques étaient parfois très imparfaites ajoutant souvent de l'inconfort et des dimensions et un poids supplémentaires peu appréciés des photographes. Avec les années le raffinement des formes, de l'interface (déclencheur et autres fonctionnalités) et de leurs modes d'alimentation plus universels ont graduellement rendu leur usage plus populaire. Aujourd'hui leur intégration au design initial de plusieurs boitiers a souvent éliminé toute nécessité de les ajouter après-coup et a prévenu la redondance du déclencheur de la caméra.

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Grip ou pas grip, telle est la question et dont la réponse n'est certainement pas universelle à tous et chacun. Certains en deviendront des adeptes mais d'autres les détesteront que ce soit pour des raisons pratiques ou esthétiques. Mais au demeurant il est bien qu'une telle option existe et participe au confort du photographe et son enthousiasme dans la pratique de sa passion.

Illustration: Olympus

Photo Daniel M

04 janvier 2026

L'Olympus OM-D E-M10 Mark IV: le compact dans la tradition µ43


 Il y a beaucoup à souhaiter qu'OM System remette à jour son catalogue d'appareils photo compacts en lui incorporant le successeur éventuel de l'Olympus OM-D E-M10 Mark IV car dans cette catégorie de cameras dites plus abordables, les choix des différents manufacturiers diminuent en peau de chagrin d'année en année. L'OM-D E-M10 Mark IV avait remplacé son prédécesseur, le Mark III (et IIIs) avec panache en y incorporant la dernière technologie disponible de capteur d'images numériques pour le système MFT ou M4/3 ou µ43 (Micro Four Third), avec une résolution de 20.4 MégaPixels (MP). Cela le plaçait au même niveau de rendu iconographique que les modèles plus onéreux tel les E-M5 III, E-M1 II et III, les OM-5 I et II et OM-1 I et II qui peuvent cependant incorporer des évolutions du processeur d'images interne.

L'Olympus OM-D E-M10 Mark IV, outre ses dimensions et son poids réduits, se distingue par une interface de base plus simplifiée même si le modèle peut encore être finement configuré via les fonctions directes, les menus, détaillé ou résumé. Son système électronique de visée (EVF) et son écran contrôle à l'arrière  (LVF) sont dans la norme et suffisamment détaillés pour un bon examen de la définition d'image, utile pour une évaluation de la mise au point et de l'exposition anticipées. La prise en main est bonne malgré les petites dimensions de l'appareil, facteur très apprécié du photographe baladeur ou voyageur devant l'éternel. L'OM-D E-M10 Mark IV a déjà fait l'objet d'analyses très détaillées depuis son introduction en 2021 et une simple recherche Internet vous proposera quantité d'articles et de présentations video à ce propos.


On peut établir des comparaisons de deux manières: en regard du passé dans le sens d'une évolution des choses, ou bien par rapport au présent dans le sens d'une analyse avantages-inconvénients entre différents modèles qui se côtoient actuellement sur le marché. Ainsi ma base comparative sera les éléments qui distinguent ou non l'Olympus OM-D E-M10 IV de l'OM System OM-5 (surnommé affectueusement mon "parisien"). Et ce contraste est perceptible visuellement et dans leur utilisation respective (interface et logiciel). 

Au départ l'OM-5 (et son émule OM-5 Mark II) offre ces différences ayant  une esthétique plus proche des anciens boitiers argentiques d'Olympus (OM-1, OM-2, OM-3, etc.), profitant d'une tropicalisation bienvenue pour les baroudeurs de l'image (ou qui croient l'être) et bénéficiant d'une interface fouillée et classique utile pour la personnalisation de l'appareil (fonctions Custom). L'OM-D E-M10 IV, lui, s'en tient à ses avantages premiers d'être compact, plus léger, plus simple d'emploi et d'être complet en soi avec, par exemple, son flash électronique intégré. Il faut bien noter que ni Olympus, ni OM System n'ont vraiment cherché à amalgamer ces deux approches à la fois fouillée et/ou simplifiée en un seul modèle tel que l'a fait son collègue et compétiteur Panasonic avec sa série de modèles Lumix G80 et G90 qui,  pour leur part, n'ont pas adopté des dimensions vraiment compactes.

 Pour le photographe spontané et documentaire ou encore pour le voyageur de long cours ou de proximité, les arguments de dimensions réduites, de légèreté, de discrétion et d'automatisation efficace et ludique, sont autant d'avantages recherchés à privilégier souvent dans le choix d'une caméra. Le facteur du coût d'acquisition est aussi une donnée non négligeable en particulier pour les non-professionnels que nous sommes. À cela l'OM-D E-M10 coche allègrement toutes ces cases si on exclue le désir de posséder un boitier résistant aux intempéries même si ce facteur peut devenir nécessaire dans certaines conditions plus extrêmes de prise de vue (pluie intense, froid, neige, poussière, sable, etc.).


Depuis son introduction initiale, l'OM-D E-M10 Mark IV représente la troisième version de ce modèle que j'ai eu l'opportunité d'expérimenter (II, III et IV). Leurs évolutions respectives ont suivi celle des autres appareils photo numériques depuis plus de dix ans, soit des boitiers plus légers, plus plastoc et plus standardisés dans leurs caractéristiques et leurs fonctionnalités. L'OM-D E-M10 Mark IV est un appareil photo numérique ayant une bonne versatilité avec un accès aisée à ses fonctionnalités principales au niveau de l'exposition ( ISO, Diaphragme, Obturation) et de la mise au point via, entre autres, l'affichage du super panneau de commandes, sorte de menu abrégé des paramètres principaux. Il n'en demeure pas moins que l'OM-D E-M10 IV est d'abord conçu pour une utilisation simplifiée et rapide de la part de son propriétaire et réussit très bien dans ce rôle de facilitateur de prise de vues.

Ayant déjà eu une bonne expérience photographique avec le modèle précédent, l'OM-D E-M10 Mark III, qui était doté du capteur numérique de 16 MP, mes anticipations se limitaient à redécouvrir ce nouveau modèle avec un zeste de définition d'image accrue (20MP) et un processeur d'image sensiblement amélioré. Sur ces deux points, l'OM-D E-M10 Mark IV répond très bien à l'appel même si certaines critiques que j'avais formulées au sujet de l'interface du Mark III peuvent se transposer au Mark IV comme de pouvoir avoir un accès plus direct à certaines fonctionnalités, ou encore pour une mise au point automatique qui (excellente en plan fixe AF-S) peut souffrir dans son suivi en mode continu (AF-C + Tracking).

La tenue en main du OM-D E-M10 IV est surprenante pour cette dimension réduite d'appareil photo et la position  des différents boutons-poussoirs et rondelles d'ajustement est suffisamment optimale pour éviter la plupart du temps leur mise en route accidentelle. Les fonctions directes choisies par Olympus/OM System sont traditionnelles comme la sensibilité ISO, la compensation d'exposition via la rondelle frontale, la surface de mise au point automatique, la cadence de prise de vue, etc. L'interrupteur de mise en route de la caméra est toujours une signature remontant à l'ancêtre argentique Olympus OM-1 de 1972. En manipulant l'appareil, on peut expérimenter et configurer des raccourcis plus faciles pour accéder à certaines options comme les modes de prise de vues et d'autres via une combinaison de choix limités de paramètres accessibles dans le menu rapide et par le bouton-poussoir situé au coin supérieur gauche du boitier.


Comme d'habitude, lors de ma première mise en main du OM-D E-M10 Mark IV, je me suis un peu battu avec l'interface particulier de l'appareil en cherchant des repères ou des configurations propres au modèle OM-5 par comparaison. Dans les faits l'OM-D E-M10 IV propose une approche différente pour sa configuration. Pour exemple, l'option de bascule entre le viseur EVF et l'écran arrière n'a pas la possibilité qui permet au LVF de se désactiver en le rabattant face au boitier comme pour son frère l'OM-5. Il faut plutôt se servir de la touche prévue à cet effet et la logique du OM-D E-M10 IV prévoit le basculement automatique vers l'écran arrière lorsqu'on incline l'écran vers le haut ou le bas ou lorsqu'on veut revoir les images déjà enregistrées, ce qui est très bien vu!* L'écran arrière LVF est donc inclinable ce qui est excellent pour une visée poitrine ou encore "par dessus la foule" (souvent utilisé de ma part) et sa visibilité latérale décentrée est exceptionnelle. L'option d'égo-portrait (selfie) est amusante et je lui cherche encore d'autres applications comme la visée arrière espionne!

Le petit flash embarqué du OM-D E-M10 Mark IV peut servir d'éclairage d'appoint ou d'urgence surtout pour des sujets à courte distance. Conjugué avec la mémorisation d'exposition il peut aussi servir d'éclairage de compensation pour les sujets à contre-jour (mais peu distants) en débloquant les zones d'ombre de ceux-ci. Un flash externe plus puissant et alimenté de façon indépendante peut aussi être couplé au OM-D E-M10 IV si vous planifiez d'utiliser plus intensément ce mode d'éclairage. Enfin l'alimentation de l'appareil est assurée par une pile-accu BLS-50 lui conférant une autonomie dans la bonne moyenne mais la précaution d'avoir en main une autre pile-accu de rechange est toujours bien avisée pour le photographe baladeur. Une carte mémoire de format SD se glisse dans le compartiment de la pile-accu de l'OM-D-E-M10 IV, une solution ergonomique plutôt imparfaite surtout par rapport à un accès latéral indépendant et plus commode à l'image du OM-5.  


La science des rendus en couleur et en monochrome (Noir & Blanc) proposée par OM System/Olympus a toujours été un des éléments-clé de leur succès et de leur reconnaissance dans le milieu photographique. Les qualités du capteur numérique alliées avec celles des optiques M.Zuiko sont indéniables et constituent souvent le justificatif premier dans l'adoption de leurs produits. Dès le départ l'OM-D E-M10 Mark IV se comporte exactement comme l'OM-5 lui conférant une prévisibilité similaire de ses résultats iconographiques ce qui n'est pas étonnant car les deux modèles partagent le même capteur d'images numériques de 20MP. Le format JPEG de l'appareil permet une grande variété d'interprétation initiale de l'image enregistrée, une formule qui me renvoie à mes années argentiques où le choix de la pellicule-film était souvent déterminant sans pour autant être totalement définitif.

Si vous aimez vous laisser tenter par les modes plus "artistiques" (ART, SCN) du OM-D E-M10 Mark IV, vous serez servi à souhait, l'éventail proposé est assez impressionnant. D'autre part le mode intelligent (AUTO) de la caméra est un bon dépanneur de circonstance surtout si vous prêtez votre appareil à une personne néophyte de la photo traditionnelle. Le mode AP complète l'éventail des possibilités de prises de vue du OM-D E-M10 IV avec des options pour les sujets nocturnes ou panoramiques. Les modes classiques prioritaires P-A-S-M se conjuguent parfaitement avec les rondelles avant-arrière d'ajustement des paramètres comme le coefficient de correction d'exposition, l'ouverture du diaphragme de l'objectif, la vitesse d'obturation de l'appareil. On peut aussi choisir une surface d'analyse de l'exposition (posemètre) passant du matriciel au spot central. De même la courbe d'exposition peut être volontairement altérée entre les valeurs de haute et de basse luminosité. Et bien d'autres choses peuvent être accomplies pour ceux et celles qui le souhaitent vraiment.

Le déclenchement du Olympus OM-D E-M10 Mark IV est doux et avec un déclic perceptible comparativement au OM-5 qui un modèle de discrétion à cet effet. Les touches opérationnelles sont clairement identifiées. La préhension de l'appareil avec la main droite est bonne et son dégagement suffisant pour éviter les activations accidentelles la plupart du temps. Les affichages du viseur (EVF et de l'écran arrière (LVF) sont complets et faciles de compréhension.     


Enfin il est important d'ajouter que la finesse et la justesse d'une image dépendent aussi des techniques utilisées en prise de vue plutôt que simplement par la technologie associée au capteur d'images numériques,  une omission que font souvent les critiques d'équipement photographique. Les choix qui guident la configuration de l'appareil photo, la technique de maintien du couple boitier-objectif, la composition du sujet, le moment de prise de vue, l'éclairage autant de facteurs déterminants de l'image enregistrée et de ses qualités intrinsèques. Tout photographe suit une courbe d'apprentissage continue qui lui confère graduellement une meilleure maitrise de son art à travers ses outils de prédilection. 

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Le potentiel photographique** de l'Olympus OM-D E-M10 Mark IV est tout simplement impressionnant et l'exploration de l'interface de l'appareil le confirme largement.  Le modèle reste convivial tant pour le photographe d'un jour que pour l'expérimenté qui recherche un appareil quasi entièrement modulable pour un tarif d'acquisition encore raisonnable. Surtout l'OM-D E-M10 IV reste un outil performant si on respecte ses limites et si on adapte ses façons de faire (même en photo d'action). C'est aussi un appareil photo amusant, esthétique et compétent qui incite à sa prise en main et à son utilisation créative. 

* La logique de configuration du OM-D E-M10 IV est étonnante et intuitive pour peu qu'on veuille se familiariser avec l'appareil en explorant les touches et contrôles et les différents modes et menus. 

** Prenez note que les fonctionnalités propre à la vidéo de l'Olympus OM-D E-M10 Mark IV ne sont pas abordées dans ce bref compte rendu.

Photos Daniel M

02 novembre 2025

Le M.Zuiko 45mm F1.8 de Olympus / OM SYSTEM



 Mon amour pour la distance focale de 45 mm dans le format de capteur d'image Micro Four Third (MFT) et de son angle de champs plus étroit n'est pas nouveau et a vraiment commencé il y a déjà un certain temps avec l’objectif Leica Summicron 90mm F2.8, son équivalent argentique dans le format de film 35mm . C'est peut-être parce que c'est un objectif plus discriminant qui n’exclue pas pour autant le sujet de son contexte. C'est peut-être aussi parce que son rendu est si bien défini et sans distorsion apparente. C'est peut-être également parce qu'il s'agit d'une véritable optique discrète à utiliser toute la journée. Enfin c'est peut être dû à sa grande ouverture maximale F1.8. Bref c'est peut-être simplement parce qu’en définitive j'adore faire équipe avec!


Le M.Zuiko 45mm F1.8 est bel et bien une optique compétente, compacte et sans prétention par rapport d'autres objectifs de haut de gamme comme, par exemple, le M.Zuiko 45mm F1.2. Certains aimeront qualifier l'objectif de 45 mm d'optique de portrait, mais cela demeure plutôt réducteur compte tenu que cette fabuleuse optique peut faire tellement plus dans sa capacité à créer des images exceptionnelles. Et au fil des ans, j’ai pu l’expérimenter avec différents modèles d'appareils photo tels que les Olympus EP-3, OM-D E-M5 (Original, Mark II et III), E-M1 (Original, Mark II et III), et le célèbre Pen-F (numérique), pour constater que le M.Zuiko 45mm F1.8 accomplissait son travail avec des performances satisfaisantes et de bons résultats d'image.

Si vous aimez les appareils photographiques compacts l'objectif 45 mm F1.8 sera l'illustration parfaite de ce que le système MFT peut vous offrir. Bien sûr, d'autres optiques MFT peuvent être également appréciées mais pour beaucoup d’adeptes de ce format de capteur numérique, le 45 mm est unique en son genre.

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L'Olympus M.Zuiko 45mm F1.8 est souvent décrit comme « l’Optique »qui a amené de nombreux photographes à essayer et à adopter le système de format de capteur d'image Micro Four Third (MFT). Ce modèle d'objectif aux dimensions réduites a été introduit en 2011 et convient parfaitement en taille et en poids aux appareils photo très compacts de la série Olympus Pen. Mais ce sont plus ses résultats d'image exceptionnels qui ont donné une renommée..

Très petit avec un diamètre d'accessoire avant de filtre de 37 mm et un poids de seulement 116 g (un peu plus de 4 onces), sa construction principalement en polymère (mais avec une monture d'objectif en métal) est bien conçu et sa seule partie mobile est la bague de mise au point qui offre une résistance acceptable à la rotation. Sa présentation peut être argentée ou noire au choix de son acquéreur éventuel. Le mécanisme du diaphragme est composé de sept lamelles.


Selon ma modeste expérience, le 45 mm F1.8 est exempt de distorsion optique notable. La définition, le contraste et le rendu des couleurs sont tout simplement exemplaires. La transition du net au flou des sujets est douce mais suffisamment distinctive. Un pare-soleil accessoire en option peut être monté sur la baïonnette avant de l'objectif bien que le M.Zuiko 45mm F1.8 soit tout de même assez résistant aux reflets (flare) sans lui.

La capacité de mise au point rapprochée du M.Zuiko 45mm F1.8 est limitée avec une distance minimale de 50 cm (20 pouces environ) qui ne peut pas être assimilée à la macrophotographie, mais pour les sujets plus grands comme les fleurs ou les objets de table, cela reste convenable.

Avec un grossissement de presque deux fois par rapport à un objectif standard de 25 mm pour le format MFT, le M.Zuiko 45mm F1.8 agit comme un petit téléobjectif avec un très léger effet de compression d'image. De nombreux photographes ne se limiteront pas à l’exercice du portrait avec le M.Zuiko 45mm F1.8 et opteront pour une variété plus étendue de sujets et même pour des projets de paysage ou d'architecture. En bref, vous pouvez facilement développer la polyvalence du M.Zuiko 45mm F1.8 au fur et à mesure que vous le maitrisez plus à fond. En fait pour ce tarif si avantageux, il n'y a aucune raison de ne pas l'ajouter à votre propre arsenal photographique !


Photos Daniel M : Olympus OM-D E-M5 III & PEN-F / M.Zuiko 45mm F1.8

14 octobre 2025

(Un) Paris automnal: prémisses



 Oh Paris l'unique, envoutante, déroutante, entrainante mais aussi épuisante, bruyante et parfois étouffante. Mais Paris de mon enfance ciné-visuelle avec mes héros et mes belles héroïques que je me lasserai jamais de revoir et de leur espérer un souvenir éternel, et Paris, capitale française qu'un provincial québécois que je suis depuis toujours à envier pour sa diversité et sa profondeur, ah! Paris mon amour!

Paris est un monde à lui seul et le monde est Paris à lui seul. Il y a tant à dire mais il y a surtout à y vivre l'expérience française distingue et même distingue de la France elle-même car Paris est aussi la France dans la France. Et tout visiteur que l'on soit, il faut accepter Paris telle qu'elle est en elle-même, i.e. capricieuse, fastidieuse, onéreuse, souvent dissipée et prétentieuse car n'est-elle pas unique, vous dirais-je?

Il y a d'abord la diversité en tout à Paris, en les choses, en les personnes, en les odeurs, en les sons, en les atmosphères et en bien d'autres. Il y a aussi son histoire ou plutôt ses histoires si riches dans un bain culturel d'une très grande profondeur surtout pour un "nord-franco-amerloque" que je suis. Et Paris s'il est vaste est si dense qu'on en observe des partielles toutes petites tout comme des grands espaces déroutants.  Et Paris est vieillot parce qu'emplie de vieilles choses et de vieux airs mais est aussi moderne, parfois d'avant-garde quoique cela semble aussi inattendu qu'incongru tant pour les parisiens que pour les touristes néophytes de la capitale française. 


Le gite.
Pour le touriste nord-américain, le gite parisien typique se distingue par sa petitesse, je dirais même son "étroitesse" caractéristique de ces logements d'un autre âge ou d'un âge certain. L'espace est compté, l'utilitaire est réduit mais le charme demeure. Le parisien vit surtout à l'extérieur de sa niche de fin de journée. C'est le travail, le bistrot, la sortie entre amis, le prétexte culturel ou sportif  ou gastronomique  ou flâneur qui occupe le tout Paris. Et cet éventail s'étend sur son territoire bien entassé. Le gite parisien se décline en petit cagibi niché dans son histoire urbaine. Pour les néophytes américains, tout espace se réduit par un facteur de trois, un grand logement passant de 100 mètres carrés à Montréal par exemple à trente mètres carrés à Paris. C'est la "réduflation" du logis.

La bouffe-à-tout. Paris offre toutes sortes de possibilités gastronomiques et de nombreuses options pour apaiser sa soif car les parisiens adorent se faire servir plutôt que se servir. Les opportunités de restaurations sont si grandes qu'on se demande bien comment font-ils pour opérer avec un profit suffisant pour subsister. Mais la sustentation qu'on préfère préparée par d'autres l'emporte comme un mode de vie sans égal à Paris. Et la variété des menus est planétaire. Tous les goûts sont à l'honneur et la sophistication des plats va de la grande simplicité aux présentations les plus complexes et aux contenus intrigants. Bref la restauration parisienne est un sport local pratiqué par la plupart qui en ont les moyens.


Le coût de la vie.
C'est là qu'il faut parler de coût de la vie (parisienne) car il s'agit d'un défi quotidien à affronter sans répit. En gros tout est cher à Paris et en Europe en général, une notion moins connu dans les Amériques mais qui sont en phase rattrapage dans ce domaine cependant. Pour contrer ce phénomène, les parisiens dépensent de façon plus avisée. La surconsommation y est beaucoup moins évidente et le gaspillage beaucoup mieux controlé. Comparé au dollar canadien, l'euro, la monnaie locale, est une devise de luxe surtout si vous faites l'exercice souvent pénible de le convertir en monnaie canadienne. 

Les monuments. Paris aime de toute évidence célébrer son passé historique, culturel et politique, l'omniprésence de ses monuments et de ses témoignages architecturaux sont bien là pour nous le rappeler constamment. L'abondance de sujets photographiques de ce type donne parfois le tournis par leur densité, leur variété et leurs dimensions. 


La Seine en scène.
La Seine est la veine jugulaire de Paris. Autour s'est articulé l'éclosion et le développement de la capitale de France. Le thème de l'eau est d'ailleurs le propre de notre civilisation humaine un peu partout sur cette planète. La Seine n'est pas ce long fleuve tranquille que certains pourraient désirer qu'il soit. C'est plutôt une sorte de canal fluvial dont l'incessante activité la caractérise. En son centre on retrouve les iles de la Cité et Saint-Louis, centre névralgique historique de Paris. La célèbre cathédrale Notre-Dame récemment restaurée y siège depuis des siècles. Mais la Seine s'étend aussi sur des kilomètres de découvertes urbaines dont l'accès fluvial est unique en son genre.

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Ce bref aperçu de Paris se veut le premier coup d'oeil de ce court séjour de dix jours. D'autres courtes impressions visuelles et narratives suivront au gré de nos visites parisiennes.

Notes du photographe: Pour cette courte visite de dix jours de la ville Lumière,  j'ai opté pour une combinaison minimaliste en format M4/3 (Micro Four Third) avec un boitier OM System OM-5 dont la versatilité peut répondre de tout ou de rien. Au plan optique, l'objectif tout-usage M.Zuiko ED 14-150mm F4-5.6 II me procurera une belle définition d'image tout en demeurant assez discret. De plus ce boitier et son optique bénéficient d'une protection climatique intégrée (WR- Weather Resistant).

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Photos Daniel M

31 octobre 2024

Un OM-5 numérique par OM System


 Il n'y a jamais eu de modèle "OM-5" argentique conçu et manufacturé par l'ancienne division photographique de la compagnie Olympus. Ce "nouveau" OM-5 représente en soi une vraie première pour cette dénomination OM emblématique*. Mais depuis cette période faste de la photo argentique des années 1970-1990 bien des choses ont changé à commencer par cette nouvelle ère des capteurs d'images numériques. De plus l'avancement technologique dans le design et le fonctionnement des appareils photos a été pour le moins fulgurant. Enfin il faut aussi mentionner le tumulte propre aux changements qui a entrainé de profonds re-positionnements chez les manufacturiers d'équipement photographique.


Au moment où la compagnie Olympus a finalement lancé la serviette en cédant sa division de fabrication d'équipement photographique, plusieurs ont anticipé la disparition rapide de cette gamme historique de produits à l'image de ce qui avait déjà été observé chez d'autres anciens manufacturiers. Mais la reprise des actifs (surtout vietnamiens) d'Olympus par OM Digital Solutions s'est avéré réelle bien qu'on comprend aujourd'hui que ce nouveau joueur n'a certainement pas des capacités de design et de production comparables à l'ancien groupe Olympus. Tout de même, petit à petit, les produits de la gamme OM System maintiennent leur présence sur un marché devenu pour le moins chaotique en ces temps plus troublés de notre civilisation de consommation.

Le modèle OM-5 d'OM System reprend pour l'essentiel les grandes et petites caractéristiques vues sur le défunt Olympus OM-D E-M5 Mark III. Ce n'est guère surprenant compte tenu que la version III du Olympus OM-D E-M5 offrait un raffinement technologique très suffisant pour plusieurs photographes investis dans le système des capteurs numériques de format Micro Four Third (M4/3). En gros la formulation de l'appareil reste la même. Depuis l’apparition du modèle original d’Olympus, i.e. le OM-D- E-M5, la perception initiale du format M4/3 a fortement évolué passant de modèles de petites dimensions donc très compacts pouvant recevoir des objectifs interchangeables de type « Pancake » pour évoluer vers des appareils pleinement modulables à vocation quasi-professionnelle sinon complètement pour certains photographes vraiment dédiés au format M4/3.


D’un point de vu strictement personnel les Olympus OM-D EM-5 de première et de deuxième générations évoquent d’excellents souvenirs et se sont avéré d’excellentes caméras photos ayant une approche très motivante pour la prise de vues.  La dernière version OM-D E-M5 Mark III fut tout aussi compétente que les antérieures mais malheureusement, elle a été sous-évaluée par les nombreuses critiques médiatisées dans la communauté Web d’alors à la recherche perpétuelle d'innovations techniques percutantes. Il est vrai aussi qu’Olympus a produit des appareils photo argentiques et numériques très inspirants depuis plusieurs générations et la demande actuelle pour des progrès de plus en plus pointus a probablement dépassé les ressources plus limitées d’Olympus. Le choix logique d’un OM-5 va donc au-delà de la simple analyse économique et technique du modèle versus la compétition et c’est peut-être devenu aujourd’hui un choix personnel basé sur le signature ergonomique et iconographique d’un outil photographique compétent certes mais aussi motivant et significatif.

L’OM-5 est un appareil photo compact dans sa véritable définition du terme. Il s’harmonise très bien avec des optiques de faibles dimensions et d’un poids plume. Bien sûr, son ergonomie ne permet pas une préhension optimale de la main droite surtout si vous couplez l’OM-5 avec un objectif plus encombrant et plus lourd bien qu'une poignée accessoire optionnelle (ECG-5) demeure disponible pour améliorer ce point. L'architecture de son interface des commandes reste dans la tradition des autres modèles d'OM System et des anciens Olympus OM-D avec, entre autres, ce levier-interrupteur de fonctionnement (ON-OFF) situé à gauche du dessus du boitier, un clin d'oeil bien connu qui exige l'usage des deux mains pour démarrer l'appareil. Les boutons-poussoirs et rondelles d'ajustement du OM-5 sont logiquement positionnés et demandent un peu de mémorisation particulièrement pour les touches-poussoirs de la "pétale" arrière (D-Pad) de l'appareil s'ils ont été configurés différemment de leur usage originel. 


OM System assure que l'étanchéité de son OM-5 est améliorée par rapport à l'ancien OM-D E-M5 Mark III et peut faire face à des conditions climatiques adverses modérées. Cette caractéristique assure une tranquillité d'au photographe dans la mesure où on combine l'OM-5 avec des optiques qui ont la même résistance aux intempéries. 

L'interface du OM-5 est relativement aisé à maitriser pour peu qu'on consacre un certain temps pour l'apprentissage des fonctions de l'appareil. Les différents modèles d'Olympus et maintenant d'OM System ont une personnalité qui leur est propre et souvent assez éloigné de ce qui s'observe chez les autres manufacturiers. Certains éléments sont très novateurs et intéressants d'utilisation comme la correction des lignes parallèles (Compensation trapézoïde) ou encore la correction de la courbe d'exposition des hautes et basses luminosités, cependant leur accès direct ou indirect peut parfois être assez fastidieux. Certaines touches-poussoirs peuvent être configurés différemment ce qui est bien mais le choix du menu reste restreint et évite des options pourtant évidentes comme les simulations de film. 


Le viseur électronique OLED (EVF) du OM-5 offre une définition correcte de 2.36KP, une espèce de standard économique pour cette catégorie d'appareils numériques à objectifs interchangeables (ILC). L'information technique de prise de vues y est complète et bien illustrée dans le viseur EVF mais ne bénéficie pas de l'auto-rotation en cadrage vertical (portrait). Le relief oculaire (distance entre l'oeil de photographe et le viseur) est de 27mm ce qui est tout de même plus élevé que plusieurs autres modèles similaires et permet une plus grande facilité de cadrage critique par le photographe. L'écran arrière de 3 pouces du OM-5 avec une définition de plus de 1KP est complètement articulé et peut être caché à volonté pour sa protection accrue. Là encore l'information de prise de vue et de révision des images enregistrées est très complète et l'écran permet une bonne appréciation de l'image.

Une mise au point automatique avec une bonne réactivité et une bonne précision caractérise l'OM-5 bien que le suivi du sujet en continu (AF-C tracking) n'est pas son point fort comme beaucoup d'autres appareils dont l'algorithme d'ajustement peine à prévoir les mouvements plus erratiques du sujet. Sur ce dernier point, l'OM-5 est plus avantagé quand on le couple avec une optique plus lumineuse et qu'on fait face à un sujet plus contrasté et bien éclairé. De plus l'appareil permet aussi la mise au point manuelle avec une option loupe pour plus de précision. 


Une mesure d'exposition précise et modulable par modes de lecture et par coefficient de correction était un élément caractéristique des produits d'Olympus et l'OM-5 d'OM System l'a bien intégré. La zone de la lecture de l'exposition peut être délimité suivant trois variantes (Matricielle, Moyenne et Spot) et cette lecture peut aussi être mémorisée. En utilisant les coefficients de correction d'exposition, on peut introduire un biais systématique à cette lecture. Enfin il est possible d'influer sur la courbe d'exposition de la cartographie des hautes et des basses lumières. 

Des modes d'opérations à la carte. On retrouve tous les modes d'opérations maintenant traditionnels chez les appareils photos modernes, soit les modes Program (P pour entièrement automatisé au niveau des paramètres de l'exposition), Priorités Aperture (A) et Shutter (S) pour la sélection de l'un de ces paramètres, Manuel (M) pour l'ajustement simultané des ces deux paramètres. Un mode entièrement programmé intelligent (AUTO) est aussi offert. Les modes Scene (SCN) et Art (ART) sont des modes d'ajustement dédiés à certains types de prise de vues et tiennent compte de critères particuliers d'exposition et de colorimétrie. Enfin un mode Custom (C) pouvant être decline en quatre variations (C-1-2-3-4) permet au photographe de configurer ses préférences et de les préserver pour un usage privilégié.


La stabilisation exemplaire du capteur d'images numériques n'est pas nouvelle et poursuit le développement exceptionnel introduit de plusieurs années par Olympus. Cette option non-négligeable a le grand avantage de s'appliquer peu importe l'optique choisi en combinaison du OM-5. Son efficacité légendaire est bien adaptée à l'usage des objectifs grand-angulaires et normaux ainsi  qu'aux petits et moyens téléobjectifs. 

Navigation logicielle (Menu). Naviguer dans le menu d’un modèle Olympus n’a jamais été une experience tres exaltante compte tenu de son approche austere et peu familière pour le profane. L’OM-5 reprend précisément cet abord plutôt rebutant pour le non-initié de ce menu plutôt académique, i.e. exigeant un apprentisage certain. Il faut oublier le cote intuitif si invitant de plusieurs interfaces numériques d’aujourd’hui pour se consacrer à l’étude de l’arborescence du OM System à la sauce ex-olympusienne. Nonobstant ce qui est mentionné précédemment, le menu du OM-5 reste tres exhaustif et permet plusieurs alternatives de configuration de l’appareil et cela sans restrictions importantes. 

L'autonomie du OM-5 est entièrement tributaire de son seul accu-pile dédié soit la BLS-50 qui lui confère une performance moyenne de 250 à 300 prises de vues. Il est donc largement recommandable de se procurer des BLS-50 additionnelles pour se garantir une certaine longévité d'emploi du OM-5 surtout si vous êtes éloigné de votre port d'attache. À noter qu'il est possible d'alimenter l'OM-5 via un bloc d'alimentation externe relié au port USB de l'appareil. Ce dernier requiert également l'usage d'une carte mémoire de format Secure Digital (SD) qui est facilement disponible un peu partout sur cette planète et avec différents niveaux de capacité-mémoire. 


À l'ère des changements climatiques et des perturbations plus intenses qu'ils engendrent, la question de la pertinence de posséder un appareil photo et son objectif ayant des caractéristiques avérées de résistante aux conditions adverses environnementales se pose de plus en plus bien que plusieurs nouvelles introductions de modèles semblent abandonner cette caractéristique devenue si populaire il y a à peine une dizaine d'année. Par chance l'OM-5 d'OM System est demeuré fidèle à ce précepte en le poussant à un niveau supérieur comparativement aux modèles antérieurs de la série Olympus OM-D E-M5. Se qualifiant aisément d'outil tout-terrain en toutes circonstances ou presque ***, l'OM-5 avec sa norme IPX 53 rassure son utilisateur de tous les jours tant à l'extérieur qu'à l'intérieur.

Un déclenchement doux et discret de l’obturateur caractérisé l’OM-5. En l’absence du claquement si frequent chez d’autres modèles d’appareils photo numériques de meme catégorie, l’OM-5 se distingue par sa capacité de se fondre tant dans la jungle naturelle et urbaine. De meme l’efficacité de son système de stabilisation interne du capteur d’ïmages permet une utisation du OM-5 dans des situations d’éclairage plus critiques ou encore de le coupler avec des objectifs ayant une  ouverture maximale plus modeste. 


La signature visuelle d'Olympus s'est transmise dans les appareils d'OM System ce qui confirme la très plausible collaboration des designers de l'ancienne série. Avec un tel ADN, les habitués de la défunte marque seront rassurés de cette continuité iconique. Cette similitude s'applique également dans leurs palettes de simulation colorimétrique et dans leur gamme d'effets spéciaux confirmant ainsi que la transmission de l'héritage d'Olympus fut entière. De plus certaines applications comme la correction des lignes parallèles pour un ont également été préservés avec justesse. On peut même avancer que la recherche et le développement de l'hardware et de software d'Olympus font maintenant partis de l’ADN du OM System. 

Avec l’option HDR (pour High Dynamic Range), l’OM-5 permet de résoudre plusieurs problématiques d’exposition du capteur d’images face à des situations de grands écarts de luminosité (haute et basse lumière). Il faut souligner que cette option devrait être sélectionnée pour une prise de vue en conjonction d’un support fixe pour l’appareil, trépied ou autre.

Le rendu monochrome du OM-5 est l’égal de celui déjà constaté chez les anciens modèles de la série OM-D E-M5 d’Olympus, i.e. performant et prévisible. L’importance de ce rendu se réplique dans les options de filtres spéciaux (Sépia, Ton dramatique II, Film Grain Noir et Blanc II et II). Les modes Scène (SCN) et ART sont très étoffés et comportent des belles trouvailles qu’il convient de découvrir et d’expérimenter sans restriction. Le mode Auto est en fait le mode d’exposition intelligent de l’OM-5 qui peut dépanner le/la photographe dans une situation spontanée et inattendue de prise de vue. 

On dit parfois qu'il n'y a pas de grandes ou des petites économies mais parfois cela peut devenir irritant surtout quand il s'agit tout de même d'accessoires très pratiques comme l’ancien flash d'appoint FM-LM3 ou le chargeur BSC-5 qui étaient inclus avec l'achat du défunt Olympus OM-D E-M5 Mark III. Dans un cas comme dans l'autre, leur absence signifie maintenant des dépenses additionnelles si vous souhaitez vous les procurer. 

*****

La pertinence de choisir un OM-5 peut se poser aujourd’hui en 2024-2025 dans une comparaison plus générale de l’offre des autres modèles d’appareils issue des autres manufacturiers d’équipement photographique. Mais si vous vous en tenez aux avantages inhérents de compaticité propre au système Micro Four Third (M4/3), l’OM-5 de OM System correspond précisément à ces critiques de valeurs et de performance recherchés. Tant pour le photographe baladeur que pour le créatif à la recherche d’expérimentation inspirante, l’OM-5 possède l’ergonomie et le savoir-faire répondant parfaitement à ces exigences particulières. 

   

Notes:

* Les modèles argentiques Olympus OM-3 et OM-4 ont été introduits en 1983 et sont demeurés au catalogue jusqu'en 2002 en version titane (TI).

** Un mode dédié à la vidéographie est aussi accessible bien qu'il ne fasse pas l'objet de ce compte rendu.

*** Pour autant que vous combinez l'OM-5 avec une optique qui est aussi résistante aux intempéries.


Illustration initiale (recadrée): OM System

Photos Daniel M: OM System OM-5 / M.Zuiko ED 14-150mm F4-5.6 II

09 mai 2023

Forward to the past: the Olympus Pen-F keeps coming back again!


 It is one of a kind never preceded, never replaced (by Olympus) after all those years of love and discussions about its possible future. But, in one way, the Olympus Pen-F digital camera was already at its evolutive pinnacle right from its introduction. Sure you may argue there is always place for improvements and it has been a pity that Olympus has stopped its effort after this very unique camera model.

This spring I was totally unable to resist to own a third copy of the Olympus Pen-F. Finding one a good shape at a reasonable selling price on the use market was an outmost challenge (Thanks to Louis, a fellow Canadian, that made this dream to happen again).

The Olympus Pen-F (2016) was release only seven years ago and have appeared to be a very niche Micro Four Third (MFT) digital camera model right from its start. Controversies about its video interface (No microphone & headphone ports) have introduced certain doubts about its overall capability but photographically speaking, the Pen-F have certainly equaled and have surpassed the Olympus OM-D E-M5 Mark II model available at the time. The absence of the weather resistant (WR) characteristic has been also a deterrent factor for some others. At the end, all these reserves regarding the Pen-F have been proven to be less important today if you consider that the Olympus Pen-F in use condition is selling an higher price than it was brand new!

The fact is that the Olympus Pen-F is a very discrete camera model (even more in its black livery). For street photographers, for travelers, for everyday photo takers, the Olympus Pen-F is a small marvel to interact with and can give excellent picture results. Moreover it perfectly suit the use of small lenses with good maximum aperture of F1.8-2. Its handling is similar of what we can expect of a rangefinder style digital camera. Additional grip can be obtained with the optional ECG-4 grip but at the cost of a more bulky photographic device. The electronic viewfinder (EVF) is detailed although its magnifying ratio stay modest compare with the Olympus OM-D E-M5 Mark II or Mark III models for example. The back screen is fully articulated and can fold in for maximum anti-scratch protection.


All the control dials and function buttons are easily accessible. The mode dial have four different custom setting available which is exceptional. The dedicated exposure correction dial is also an exception compare to many other Olympus models. The special effects front dial allows you to set directly the Pen-F at its monochrome and color modes. The shutter release button is smooth and its pressure reactivity is predictable and you can use it with a traditional photo cable release cord. The On/Off switch mimic the older rewind reel used into past analog-film cameras. No flash has been incorporated to the Pen-F body but an add-on and head-orientable mini-flash (FL-LM3) was furnished by Olympus with the other usual accessories. You can consult these further personal reviews of the Pen-f here.

The Olympus Pen-F interface is very complete although it will ask you a certain learning effort on your part (as for all Olympus camera model interfaces). I suspect that more and more the camera manufacturers will introduce new camera models with extendedly integrated artificial intelligence (AI) that will take charge of all the parametric aspects of their camera. That could be tricky considering that the personal bias of the photographer might be ignored and be overpassed in favor of implanted algorithms. Creativity and originality may be the last frontier to preserve for the art and cultural human evolution. Only the future will tell if this artistic threat can be overpassed.

One of the best lens combination with the Olympus Pen-F can be obtained when you are selecting one of their Premium series optic: M.Zuiko 12mm F2, 17mm F1.8, 25mm F1.8 and 45mm F1.8 (the ED 75mm F1.8 is also a brilliant choice but with a larger size factor). All those Premium lenses will perform neatly with the 20 megapixels Pen-F image sensor. Pictures will be crisped and fine definite and color rendition will be similar along the entire focal range. Because of the bulk of the M.Zuiko Pro lenses, you can felt much less handheld comfortable to attach them on the Pen-F except if you intend to use your left hand as the main support of the lens-camera combo.


Few words about the esthetic presentation of the Olympus Pen-F: it is classic, it is gorgeous, it is glamour. It is still a reasonable pleasure that a photographer can afford to pay for (in the used market) at this very moment in time that digital camera "rangefinder like" new models tend to disappear from the actual camera manufacturer catalogue. For the record, specialized photographic devices have been always a niche market (but it is true to say that all the past Brownies and Instamatic of this world have been replaced by the today multi-fonctional phones).

The Olympus Pen-F is a very creative tool as least for its supportive users like me. It suit a specific style of photographers that want to be less intrusive with their subjects, let say, more casual in their approach. If you are an observer type of person that like to further analyze your preferred subjects with a repeated visiting, the Pen-F will be an almost perfect companion.

Photos Daniel M : Olympus OM-D E-M5 Mark II (Pen-F Illustration); Olympus Pen-F

15 avril 2023

The Olympus OM-D E-M5 Series Legacy


 The original Olympus OM-D E-M5 (2012) saved the day and have promoted the Micro Four-Third (MFT) digital photographic format pertinency. At first it was a verbal challenge just for naming this camera model that many have failed to memorize or to spell it correctly. Sure we all have understood that OM-D stands for the OM digital version but what about the E-M5 denomination. The E surely refers to the previous Olympus ILC (Interchangeable Lens Camera) digital camera E series and the M for the Micro Four-Third sensor format. That leave us with the number 5 that may be have seen as an equivalent of the Olympus Pen series (EP-1-2-3-5 models).

The Olympus OM-D E-M5 have represented a significant evolution of the first introduced Pen series (EP-1, EP-2, EP-3 and EP-5 models that didn't have an electronic viewfinder (EVF) integrated into their camera body (the only one that will eventually benefice of this feature will be the Olympus Pen-F). Moreover many add-on features has been introduced into the OM-D E-M5. Among them, a tilt-able rear screen viewfinder (LVF) (with waist-level and over-the crowd positions).

The image sensor stabilization system (IBIS for in-body-image-stabilization) is what really differentiate the Olympus OM-D E-M5 from the rest of the competition at this precise moment of the mirrorless cameras emergence. All major manufacturers will eventually follow this technical development although their time table were longer in certain cases. By choosing the in-body image sensor stabilization, the OM-D E-M5 allows the photographer to select many types of past or modern optics without loosing this advantage. It was a welcome help to go ahead with digital photography without entirely sacrificing the old lenses used with the film-analog camera systems.


The camera body architecture have mimicked the old SLR form with a centered viewing prism like we have seen with the OM analog-film camera series. Front and back control dials allowed the user to adjust easily the basic photographic parameters like the shutter speed, the lens aperture or the exposure factors. The OM-D E-M5 interface menu was very elaborated and was asking an extended learning curve to even partially master it. The two parts optional power grip was reminding us the good days of the analog-film era.

With the OM-D E-M5, Olympus has succeeded to convince many enthusiasm and some professional photographers to give a go to the whole MFT system. At the same moment in time Panasonic have presented its Lumix GH3 model that open a new Web video centric perspective for the MFT users. Despite some manufactured flaws (in particular with the control dials that may pop-out), the OM-D E-M5 proved to be sufficiently reliable for a more extensive use in adverse conditions with the help of the weather resistant characteristic (WR).


The second Olympus OM-D E-M5 Mark II (2015) have given to the E-M5 series its reliable and long lasting reputation (solid construction, versatility, competent) and may be considered as the apex of the E-M5 series. Every aspects of the design and construction of the model have been noticeably enhanced. In one word, the feeling of holding and using the camera model was much better than the first version.

The rear screen of the OM-D E-M5 Mark II was now fully rotating and can be turn in for maximum scratch screen protection. The camera body felt sturdier and control dials has been reinforced. Olympus has abandoned its special multi-function hot-shoe from the original OM-D E-M5 and replaced it by the traditional hot shoe one but they added a PC Flash synchro port to the camera for the beneficial of studio or macro photography users. The EVF and LVF resolutions has been also enhanced.

The MFT image sensor have kept the same 16 megapixels (MP) resolution of the original E-M5 although it appeared to that it was performing better. The OM-D E-M5 Mark II was a perfect optical match with the M.Zuiko ED 12-40mm F2.8 Pro zoom lens although many other combinations were equally appreciated. The handling of the camera was better secured in particular with the optional power grip if you were using larger size optics.

The Olympus OM-D E-M5 Mark II has been also one of the best rated camera model by the photographic gear reviews during its production time. Even today, the model is still used by many photographers without restriction.


The third version Olympus OM-D E-M5 Mark III (2019) have consolidated its autofocus performance (AF), enhance its (20MP) image sensor resolution and its video capability but also bring controversies about its material construction perception and its diminutive battery power. By moving its mode dial, the OM-D E-M5 Mark III have simplified its interface handling on the right side of the camera body.

With its new 20MP image sensor, the Olympus OM-D E-M5 Mark III is offering an image quality equivalent of the Olympus OM-D E-M1 Mark II Pro model. This remark applies also for its autofocus system. The hand body prehension is similar to the preceding OM-D E-M5 Mark II and it is still possible to add an optional grip but without the power supply (w/vertical grip and controls), an Olympus voluntary omission that many have rightly noticed. Moreover with the battery pack change for a smaller one (BLS-50), the camera autonomy has been diminished from the previous handy combination (OM-D E-M5 II + Vertical Power Grip).

As a competent image recorder the Olympus O-D E-M5 mark III camera model was able to retain many of the OM-D E-M5 series previous users except for those who have chosen to upgrade to the Pro models (OM-D E-M1 series) or for the ones who have simply exited the MFT image format system. The model has been partially omitted by photographic gear web reviewers at its introduction since it was not perceive as a important evolutive departure from the OM-D E-M5 Mark II preceding model.

About the OM-5

Following the Olympus camera group ownership takeover by the OM Digital Solutions corporation, the complete Olympus/OM System line up has been rationalized with a simplified camera offer without almost all the previous entry-level models. The initial release of the new Pro OM-1 camera model (replacement of both OM-D E-M1 Mark III and OM-D E-M1X models) has been a good commercial success especially among the outdoor and birder photographer niche. Their second introduction of the OM-5 camera (replacement of the OM-D E-M5 Mark III) has been less spectacular since the essential improvement of the camera was internal rather than cosmetic.

Generally speaking the OM System OM-5 has been designed to be a more rugged camera with a better environmental sealed body and to be also more performing in term of readiness and reactivity. Those enhanced characteristics are addressing meanly the photographer who like to travel, do street photography, spent time in outdoor activities, etc. with a compactness requirement in mind for their optical and camera outfit. In one way it proves that the concept idea regarding the OM-D E-M5 series has been and still is a landmark of the MFT imaging system and that will be preserved for, at least, the near future.


Photo-illustrations Daniel M