26 septembre 2026

Olympus M.Zuiko 25mm F1.8 Premium: retour à la simplicité!


 Cette pseudo-trilogie serait incomplète si j'avais omis de présenter le coeur cette combinaison optique à l'ancienne (avec les 12mm F2 et 75mm F1.8 déjà présentés), i.e.  avec l'objectif Olympus M.Zuiko 25mm F1.8 Premier. Cette première version, made in Japan, est compacte (diamètre filtre de 46mm), légère (136g avec une fabrication très polymère) et offerte en deux livrées noir ou argent. La nouvelle version II de OM System en noir seulement, made in Vietnam, est maintenant résistante aux intempéries (AW) et construite de façon plus métallisée (156g pour cette nouvelle version versus le 136g original).

En format d'image Micro Four Third ou µ43, la longueur focale de 25mm représente l'optique normale ayant un angle de champs visuel de 47 degrés. Avec cette focale, les dimensions des objets apparaitront proportionnellement identiques à notre vision habituelle. C'est donc une optique très prévisible en termes de sujet et de sa perspective contextuelle.

Les objectifs dit standards ont été longtemps considérés comme la porte d'entrée ou initiatrice pour beaucoup d'appareils photo peu importe en était leur format d'image respectif que ce soit en l'argentique (pellicule-film) ou même en numérique à l'occasion. Ils sont aujourd'hui grandement supplantés par des objectifs-zoom dits trans-standards dont la longueur focale varient la plupart du temps du semi-grand angulaire au petit téléobjectif et dont leur ouverture maximale reste variable très souvent et donc, très modeste au contraire des optiques fixes normales, avec une perte allant de deux à trois crans d'exposition et, ce faisant, leur latitude de profondeur de champs reste limitée également. 


En termes de versatilité, le M.Zuiko 25mm F1.8 a des atouts indéniables en vertu de sa grande simplicité. Sa définition d'image est au dessus de beaucoup d'optiques zoom d'entrée de gamme, son ouverture maximale lui permet d'aborder la plupart des situations de faible à grande luminosité, sa distance de mise au point minimale est suffisante pour la photographie de proximité pour beaucoup de sujets, et il est léger et compact et discret en toutes circonstances. Reste la question de son angle de champs fixe de 47 degrés qui suppose une plus grande mobilité du photographe ou une plus grande sélectivité de composition et de cadrage de sa part. 

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En 2017, j'avais déjà présenté un compte rendu personnel à propos de ce M.Zuiko 25mm F1.8 dans lequel j'illustrait les vertus de l'utilisation d'une optique standard peu en importait le format de capteur. D'ailleurs plusieurs photographes de renom ont souvent choisi cette catégorie d'objectifs dit normaux pour produire l'essentiel de leur portfolio. Cela tient également au facteur compact et discret de l'optique qui en a fait longtemps un préféré pour la photo baladeuse (street photography). Mais au delà de cette application pratique intéressante, à peu près tous les sujets sont à la portée d'un objectif standard et c'est souvent ce pourquoi 'il est perçu comme l'optique d'apprentissage par excellence à la prise de vue photographique.
Avec une large bague de mise au point manuelle, le M.Zuiko 25mm F1.8 ED invite le ou la photographe à ajuster ce paramètre soi-même pour en constater les effets de sélectivité du sujet principal et de profondeur de champs quand on choisit son ouverture maximale de F1.8. Cette bague de M.A.P. offre une résistance plutôt faible et n'a pas de butée de mise au point minimale et d'infini comme ses consoeurs, les M.Zuiko 12mm F2 ED et 17mm F1.8 ED. De plus, l'absence de permutation rapide et à la volée ("clutch system") entre la mise point automatique et manuelle rend l'option plus compliquée à concrètiser. Cependant la définition d'image du M.Zuiko 25mm F1.8 est très bonne et son rendu colorimétrique en accord avec les autres modèles d'optiques de la gamme M.Zuiko.


À l'usage, un objectif standard tel le M.Zuiko 25mm F1.8 ED  incite à la photographie simplement. Le déclenchement de la caméra n'engendre pas de questionnement sur la pertinence de la prise de vue. Il suffit d'anticiper, de cadrer et de presser le déclencheur avec une seconde nature du photographe quel qu'il soit. En fait c'est un peu un élan de pure nostalgie qui me renvoie à l'âge bienheureux de la découverte et de l'apprentissage fascinant de l'acte photographique. 

Tout est prévisible de cette optique, sa perspective, la dimension du sujet et sa réactivité couplée de sa plus grande ouverture maximale. Même son angle de champs plus restreint est à la fois un atout certes un peu contraignant qui incite à mieux se positionner et à explorer d'autres angles de vue, une habitude passablement oubliée depuis l'avènement des objectifs-zoom. L'option de photo panoramique quand elle est disponible,  peut aussi supplier à son angle de champs visuel plus restreint. 


En situation de photo-reportage et lorsque la luminosité générale est très pauvre, l'Olympus M.Zuiko 25mm F1.8 constitue une option très viable et suffisamment souple pour s'adapter à différents sujets à perspective variable. Si vous l'utilisez avec un appareil photo doté de la stabilisation interne de son capteur d'images, vous serez probablement en mesure d'opérer avec des temps d'obturation assez long de l'ordre de la demi-seconde et ce même à main levée.

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S'il reste un dernier argument pour vous convaincre d'explorer le monde d'une optique standard, eh bien que ce soit son tarif plutôt attractif d'acquisition. Cette expérience photographique est à la portée de tous les budgets et le M.Zuiko 25mm F1.8 Premium en est un bon exemple pour peu que vous en faites la recherche sur le Web que ce soit pour un produit neuf ou de seconde main. Mais ne vous méprenez pas car même à ce plus petit prix, cet objectif standard mérite toute notre respect!

Photos Daniel M
 

19 septembre 2026

Le facteur compact n'a pas d'âge!


 On entend souvent qu'en vieillissant
plusieurs photographes tendent à privilégier un équipement photo réduit en poids et en dimensions comparativement à ce qu'ils utilisaient antérieurement. Bien que cette affirmation contient certainement une part de vérité, elle cache cependant une toute autre réalité pour les chasseurs d'images peu importe leur âge ou leur niveau d'expérience. Cette réalité que de tout temps ou de toute autre époque, veut que beaucoup de photographes de ce monde ont recherché et recherchent toujours un matériel de prises de vues moins encombrant et plus léger.

Sur le terrain et à moins que vous ayez un-e assistant-e qui transporte une partie de votre équipement, le facteur d'encombrement joue un rôle-clé dans la promptitude à prendre des photos, dans la fatigue générée par votre mobilité souvent nécessaire surtout en reportage et en assignation extérieure ou simplement dans votre aptitude à faire des choix matériels entre vos appareils et vos objectifs. Si vous travaillez de façon professionnelle (rémunérée ou non), vous serez appelé à transporter ce matériel sur vous ou encore à l'aide de contenant(s) dédié(s) à votre pratique photographique. Le paradigme "une camera-un objectif" ne peut plus s'appliquer simplement en considérant les solutions de sauvegarde essentielles pour la réalisation de votre sujet que ce soit un boitier additionnel ou encore une ou des optique(s) alternative(s). Tout le monde a sa recette personnelle à cet effet mais peu importe, elle comporte immanquablement plusieurs ingrédients.


Il y a aussi cette conviction voulant qu'en ce qui concerne les différents formats de capteurs d'image qu'ils soient argentiques ou numériques voulant que plus ils sont grands, plus ils impliquent un matériel de plus grandes dimensions et de poids plus élevés. C'est juste si on considère seulement leurs équivalence en terme de caractéristiques comparables de performance comme par exemple l'ouverture maximale des optiques. Mais dans les faits, si vous acceptez certains compromis techniques et/ou budgétaires, il est possible d'utiliser de plus grand format. Dans mes années argentiques de reportage en sports motorisés, l'essentiel de mon équipement photographique était dédié au format mini 35mm mais il m'arrivait d'utiliser sur le terrain une Fujica GS645 dont le format de pellicule 6 X 4.5cm se prêtait bien à l'illustration de couverture des magazines avec une définition bonifiée. Pour sûr cette option comportait des contraintes additionnelles de prise de vues et exigeait du photographe plus de mobilité tout en étant un peu plus risqué!


Ce qui m'amène à cet argument contradictoire que j'ai moi-même parfois colporté (mea culpa!) voulant qu'avec l'âge, on opte nécessairement pour un système fondé autour d'un capteur d'images plus petit. L'une des raisons majeures pourquoi j'ai choisi le format Micro Four Third (MFT), c'est que physiquement c'était celui qui me rappelait le plus en terme d'ergonomie mes anciens boitiers 35mm reflex ou à télémètre couplé. En terme de manipulation, je retrouvais la même facilité d'utilisation et de transport. Et cette remarque prévaut aussi pour le format numérique APS-C jusqu'à un certain point. Au niveau de la performance pure et statistique, je pouvais accepter certains compromis théoriques qui ne mettaient pas en cause la faisabilité des projets photographiques envisagés. Déjà à l'époque de l'introduction du Olympus OM-D E-M5 original, de "jeunes" photographes de profession avaient adopté avec succès le système MFT que ce soit comme pour le reportage, l'événementiel comme le mariage, ou encore pour la photo d'action comme le ski alpin.


Il faut aussi considérer qu'un-e photographe en assignation doit nécessairement planifier une sauvegarde matérielle qui comporte souvent un second boitier et une certaine redondance en terme d'optiques à utiliser sur le terrain. Cela ajoute beaucoup à la réflexion quant aux choix possible de système photographique. À moins que vous aimez prendre le risque (ce qui m'est déjà arrivé!), une duplication matérielle est une police d'assurance presqu'incontournable en prise de vues professionnelle, rémunérée ou non. 

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Quand on aborde la question de la dimensions des objets usuels de la vie, on oublie souvent que "Small is beautiful" pour citer le titre fameux du livre de E.F. Schumacher publié en 1973. Et je dois admettre que j'admire l'ingéniosité souvent incluse dans la fabrication des objets plus compacts, autrement dit aux dimensions plus humaines. D'un cas spécifique comme la pratique de la photographie, on peut transposer cette approche aux autres aspects matériels de notre vie. Au fond cela reste de l'ordre d'une philosophie d'être et d'agir.

Photos Daniel M


12 septembre 2026

Un sursaut d'été!





 Une saison estivale s'achève dans l'hémisphère occidentale en bouleversement, mais d'une certaine manière, la nature, celle qui n'est pas encore totalement dénaturée ou anéantie, nous rappelle à une résilience de respect et de beauté. Pour l'humanité la leçon semble aujourd'hui inutile devant ses "fake" croyances de jeunesse éternelle et d'univers factice. Profitons tout de même de ce moment pour admirer la magnificence de l'imperfection et l'apaisement.


Photos Daniel M

05 septembre 2026

Le Sujet de la photo


 Le sujet de la photo ou encore l'objet d'une photographique restera toujours la base même de cette forme d'expression visuelle figée dans l'espace-temps de notre univers quotidien. On peut parler de technique tant soit-il mais le propos de la photographie reste son sujet même qu'il soit concret, abstrait ou même évanescent! C'est un peu la version imagée du sens de la vie qu'on recherche si souvent dans nos actes et nos expériences de ce parcours humain et terrestre.


Il y a donc cette motivation fondamentale de céder à l'impulsion de choisir ou subir, c'est selon, le sujet de la photo. Il peut être délibéré, concocté depuis longtemps, il peut être spontané en s'offrant à nous sans avertissement, il peut être inconscient mais présent dans nos intuitions de déclenchement, il peut être libérateur de notre réflection sur un univers de découvertes incessantes, bref il peut être tout et plus encore mais il demeure essentiel. 

C'est évident que nos propos tout comme nos photos ne sauraient captiver l'attention de tous et chacun car il n'existe pas de forme unique d'intérêt pour un sujet donné quel qu'il soit. Mais ici nous ne cherchons pas nécessairement l'approbation de tous, ni même celle du plus grand nombre, en tout cas je nous le souhaite car sinon il y aura sûrement quelques déceptions à la clef. Non, nous recherchons plutôt l'impact significatif fut-il limité à un seul ou une seule observateur-e. Peut-être même que cet atome d'impact aura lieu à notre insu mais même là, l'important c'est qu'il survienne d'une manière ou d'une autre.

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C'est pourquoi aussi qu'il faut poursuivre sinon s'acharner sur nos sujets favoris en leur donnant toutes sortes d'interprétations et de nuances qui approfondissent leur étude évolutive. Il faut leur donner de nouvelles saveurs pour mieux les rendre dans leur totalité qui ne saura jamais atteinte cependant. Oui le sujet est roi ou reine en photographie plus que tout le reste car il en est la justification même. Bon sujet!

Photos Daniel M