L' OM-5 de OM System est ma camera de prédilection en ce moment et j'en profite souvent pour lui ajouter la poignée optionnelle ECG-5 dont le montage épouse très bien les dimensions de la camera et dont le déclencheur additionnel imite adéquatement celui du boitier. Évidemment cela a aussi pour effet de rendre l'appareil moins compact que le boitier seul. Par contre, il est indéniable que le confort de préhension du OM-5 s'en trouve très amélioré et plus sécurisant ce qui est d'autant plus vrai quand vous couplez le tout avec une optique plus lourde et plus encombrante.
À contrario quand j'équipe l'OM-5 d'un objectif plus petit comme le sont les M.Zuiko 12mm F2, 17mm F1.8, 25mm F1.8 ou 45mm F1.8 par exemple, j'apprécie que le boitier soit le plus compact possible et, en conséquence, la poignée ECG-5 se retrouve rangée dans mon sac-photo (même si la tentation demeure très forte de la laisser en permanence en résidence sur le boitier!). C'est donc le meilleur des deux mondes que ce modèle d'OM System offre à son utilisateur tout comme ce fut le cas avec les Olympus OM-D de la série E-M5 (original, II et III) et dont je regrette cependant (et même beaucoup!) la disparition du bloc d'alimentation avec déclencheur vertical qui était optionnel dans le cas des versions originales OM-D E-M5 (Mark I) et du Mark II.
Bien que la série Pro d'Olympus et d'OM System (toutes variantes OM-D E-M1 et OM-1) ne permet pas cette versatilité de montage de la poignée, laquelle étant déjà intégrée au boitier, ces caméras professionnelles en vertu de leur vocation d'usage plus intensif et dans des conditions plus extrêmes répondent très bien aux exigences de leurs utilisateurs et les dimensions de l'ensemble boitier-optique demeurent plus compactes que leurs équivalents pour des formats de capteurs d'image numérique plus grands.
Dernier bémol en ce qui concerne la poignée ECG-5 dont la fabrication reste exemplaire, est cette obligation de le désolidariser du boitier afin de remplacer la pile-accu de la caméra ce qui s'avère pas très pratique et peu sécurisant en situation de prise de vue. Enfin l'ECG-5 offre tout de même une protection additionnelle pour le bas du boitier et le stress engendré par le montage d'un trépied ou d'un mono pied, une faiblesse souvent mentionnée pour cette série E-M5 III et OM-5. (Ai-je déjà mentionné aussi de ne pas utiliser votre appareil photo comme marteau? Ah oui, bien alors!)
Les poignées additionnelles (Grip) ne sont pas une nouveauté en soi et elles sont devenues très populaires sous une forme ou une autre dès l'ère argentique des formats 135 (35mm) et 120/220. Plusieurs styles étaient alors à l'ordre du jour. de la protubérance en bois artisanal aux combinaisons poignée-bloc d'alimentation les plus sophistiquées. Leurs études ergonomiques étaient parfois très imparfaites ajoutant souvent de l'inconfort et des dimensions et un poids supplémentaires peu appréciés des photographes. Avec les années le raffinement des formes, de l'interface (déclencheur et autres fonctionnalités) et de leurs modes d'alimentation plus universels ont graduellement rendu leur usage plus populaire. Aujourd'hui leur intégration au design initial de plusieurs boitiers a souvent éliminé toute nécessité de les ajouter après-coup et a prévenu la redondance du déclencheur de la caméra.
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Grip ou pas grip, telle est la question et dont la réponse n'est certainement pas universelle à tous et chacun. Certains en deviendront des adeptes mais d'autres les détesteront que ce soit pour des raisons pratiques ou esthétiques. Mais au demeurant il est bien qu'une telle option existe et participe au confort du photographe et son enthousiasme dans la pratique de sa passion.
Illustration: Olympus
Photo Daniel M


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