17 décembre 2025

Maison de Victor H.

 Il a été assurément un des plus prolifique auteur français sinon l'un des plus connus et des plus interprétés sur les planches et à l'écran, et aussi un personnage énigmatique, controversé dans la vraie vie, Victor Hugo fut aussi un véritable parisien dont la dernière demeure se  retrouve dans un coin de la Place des Vosges à Paris avec une façade plutôt anonyme mais témoin d'une intense activité touristique de visiteurs dont l'intérêt relève plus souvent de la curiosité ignorante que de la vénération du personnage.

Sa maison est devenue, elle, un musée, ma foi, très bien organisé et entretenu qui semble conserver malgré tout une certaine intimité de la vie quotidienne de cet immense écrivain vedette d'une époque pour laquelle peu d'entre nous se passionnent toujours. Bien sûr, son oeuvre-phare, Les Misérables, nous hantent toujours par sa dimension hors du commun et par, il faut l'avouer, toutes ces interprétations qui lui ont conféré tant de de visage marquants d'acteur-es et de comédien-nes. Cette densité intellectuelle de Victor Hugo se retrouvent également dans celle de tous ces artéfacts qui peuplent son dernier domicile. 

Victor Hugo c'est finalement un Paris d'un autre âge pour cette cité qui en a connu tellement.









Photos Daniel M 

14 décembre 2025

Le facteur compact chez les appareils photographiques (Gr.......)


 C'est la bête noire des fans (fanatiques) des appareils photo à capteur d'images numériques de 24 X 36mm aussi appelés (erronément) plein format, full frame (FF) pour les anglos. Parce qu'en réalité les manufacturiers des pseudo-FF n'ont toujours pas trouvé la potion magique qui pourrait rétrécir suffisamment leurs couples boitiers-objectifs à des dimensions comparables au format µ4/3 par exemple tout en conservant leur sacro-caractéristique d'une profondeur de champs quasi-inexistante, autre crypto-graal pour lequel l'obsession dépasse l'entendement ou la raison pure.

Car il faut bien l'avouer que la plupart des boitiers 24 X 36mm sont laids, obèses et indécemment onéreux. De plus, dans mes modestes périples de voyageur, je ne les rencontre pratiquement plus jamais, c'est dire. Pourtant ils demeurent une forme de symbole d'appartenance à un groupe qui porte la camera à la poitrine plutôt qu'à l'oeil comme un signe de reconnaissance machiste d'une prétendue intention professionnalisée. D'ailleurs pour un ancien du métier (photographe rémunéré), tout cela fait rigoler plus qu'autrement mais attention, ces derniers n'entendent à rire (d'eux-même), je vous mets en garde!

Mais revenons à nos moutons ou plutôt au loup dans la bergerie photo, le facteur compact. Le mot est lâché et nos petites cellules grises ont bien compris que le qualificatif matériel ne peut souffrir d'hypocrisie. C'est pourquoi le système Micro Four Third ou µ4/3 ou encore M4/3, engendre autant de critiques disproportionnées depuis des années. Cela fait parti du courant "hater" qui pollue notre univers Internet. Et c'est bien malheureux et surtout désespérant de cette humanité qui semble préférer s'entredéchirer plutôt que de s'enrichir collectivement.


Disons le tout court, le facteur compact contribue largement à la motivation (apporter sa caméra), à la créativité (prendre des photos) et au bonheur (partager ses images). C'est ainsi, n'en déplaise à certains gros propriétaires (sens figuré ici) de gros équipements (sens propre). Montres-moi tes photos, je te dirais qui tu es ou ne me montres rien, je te dirais ce que tu n'es pas (un photographe). Malgré tout je laisse tout de même le bénéfice du doute au sacré nom de la tolérance et de l'empathie pour ceux et celles qui s'encombrent d'un matériel qui, souvent, éteint leur volonté créative. Pour les autres élus des dimensions compactes comme nous, je partage le plaisir d'une passion, la photographie.

Photos Daniel M

10 décembre 2025

Fragment de vie dans un fragment d'image...





 Comme photographe et comme personne, nous sommes souvent les témoins involontaires et indiscrets de plusieurs instants de vie pour lesquels l'intimité des gens semble compromise par l'impertinence de notre présence. Dans cette partie d'image captée lors de mon récent et bref séjour à Paris j'ai d'abord remarqué cette scène remarquable de désespoir et de tendresse entre ce couple réfugié dans cette entrée à la dérobé. Comme il et elle ne représentent qu'une petit partie de l'ensemble de mon cliché et compte tenu des faibles conditions de luminosité, le résultat évoque plutôt un tableau où le peintre par exemple a su traduire le classicisme de ses émotions.

Photo Daniel M

03 décembre 2025

Horizons incertains intérieurs-extérieurs



Horizon tu te dérobes de moi

Horizon tu te défiles au loin

Horizon tu disparais sans pourquoi

Horizon tu t’éloignes sans émotion

Horizon tu m’envoûtes sans fin…




Photos Daniel M, Paris, Octobre 2025

27 novembre 2025

Eiffel en Parcelles









C'est un monstre métallique qui nous écrase quand on l'approche et qu'on veule le mesurer à notre petitesse humaine, un témoin dérangeant que notre passé récent dont on veut maintenant oublier la présence et la substance mais cet Eiffel demeure et semble nous observe dans nos agitations futiles et éphémères car il garde bien pour lui de s'en soucier, pauvres erres humains que nous sommes devenus. Il nous reste cependant d'en méditer la prestance historique pour se rappeler à nos souvenances.








Photos Daniel M, Paris, Octobre 2025

22 novembre 2025

Vues Feutrées Vitrées Voulues



À travers des vitres, le feutre numérique de ma caméra dessinent des vues d'une réalité devenue volontairement virtuelle. 


Photos Daniel M & OM-5 Feutre Art Effect

15 novembre 2025

Rendre la réalité ou proposer l’abstraction


 Il n’y a pas de véritable code d’éthique pour le photographe qu'il ou elle soit en service ou en mode purement créatif. Il n’y a que sa profonde motivation personnelle à produire une image correspondant à son interprétation d’un sujet ou d’un contexte particulier. Même le ou la plus grand/e photo-journaliste va se prêter consciemment ou non à ce jeu du miroir qui réfléchit sa vision des choses et des gens. 

Mais alors qui s’intéresse encore à rendre cette réalité qui s’évanouit au profit des agendas de chacun d’entre nous? L’abstraction, le virtuel, le réarrangement deviennent alors les façons de faire qui orientent tout l’exercice de la photographie ou de l’image animée en général. Bien sûr dans le for intérieur de tout photo reporter nous aimons croire qu’il nous reste un fond d’intégrité mais le cynisme qui nous submerge en ces temps troublés semble nous en éloigner de plus en plus. 

Sommes-nous toujours prêt ou encore assez lucide pour admettre et accepter qu’il existe une vérité au delà de nos fantaisies virtuelles, une vérité à base de réalité qui interroge, qui provoque, qui influe différemment de tous nos préjugés commodes et aveuglants. Et comme photographe sommes-nous prêts à assumer ce rôle de témoin privilégié de la nature humaine et de celle de notre monde? C’est bien là une question que bien peu, semble-t-il, d’entre nous se pose encore.


Photos Daniel M

07 novembre 2025

Pop-Art


 

Les filtres créatifs proposés par les manufacturiers d'appareils photo numériques d'aujourd'hui gagnent de plus en plus en popularité chez les photographes en herbe. Leur nature radicale dans l'interprétation qu'ils font de notre imagerie quotidienne nous oriente vers une version surréaliste de nos sujets et de leur contexte. Par extension ils sont des pinceaux et des palettes de couleurs et de nuances qui accentuent jusqu'à caricaturer notre vision des gens et des choses un peu à la manière du mouvement Pop-Art du siècle dernier. 

Nous n'avons pas tous la maitrise, le temps et les ressources d'un Andy Warhol par exemple et certainement encore moins l'appui d'un public béat devant notre créativité, mais rien n'empêche de s'amuser et d'expérimenter les dérives créatives que permettent l'utilisation de ces modes visuels excessifs. Et qui sait si ces expressions cyber-assistées ne trouveront pas l'assentiment sinon l'admiration de certains observateurs sans préjugés!



Photos Daniel M

05 novembre 2025

De l’abondance à l’indifférence!


 

Peut-on parler d’abondance ou encore de sur-abondance du contenu visuel qui nous bombarde quotidiennement sans arrêt et sans décence élémentaire. On évoque souvent la notion d’impact comme un facteur-clé de la pérennité même éphémère d’une image. Eh bien aujourd'hui c'est plutôt le non-impact de l’observateur distrait que nous sommes devenus. J’ai tout vu mais surtout je n'ai rien retenu! C’est bien le credo de cette société dont l’effort de mémoire est totalement occulté par notre ego narcissique qui aspire au plaisir, au confort et à la reconnaissance instantanée.

Car à travers ce maelström d’émotions fugaces la tentation de l’indifférence presque totale est devenue trop forte pour s’en soustraire même partiellement. Oui, beaucoup d'images sont générées continuellement dans cette civilisation visuelle qui se partage entre le réel, le tangible et le virtuel, le pseudo-tangible. Il n'y a plus de place pour l'espace critique qui décortique et analyse le contenu visuel pour en tirer l'histoire sous-jacente. Il n’y a que l’émotion primaire et éphémère. Car c'est bien la tragédie que vit notre civilisation actuelle incapable d'assumer sa continuité historique autrement que par des impulsions fashion puérile et sans conséquences. C'est l'individualisme irresponsable qui laisse toute la place aux princes techno qui contrôle à leur guise l'univers médiatique collectif.


L'abondance du contenu visuel tend à lui conférer une banalité tenant à une indifférence inquiétante qui menace notre capacité à observer, à analyser, à déduire et à évoluer. En multipliant et en atomisant les plate-formes de diffusions, on dilue le message et plus encore avec les nouvelles cyber-technologies on le recrée suivant un agenda propre aux stars non-élus des communications sans possibilité d'espace critique salvateur de toutes ces manipulations de contenu devenu pure propagande virtuellement présenté à la naïveté des publics captifs.

On a posé sur un piédestal le mythe moderne de la culture universelle en imposant un standard pseudo socio-culturel qui élimine la diversité sous le couvert de la récupération et de l'appropriation de ce qui distingue les différentes cultures humaines et les différents espaces géographiques. Tout cela n'est que foutaise pour justifier la création d'un monde à la pensée unique où les "none-elected-fews" dominent l'univers dans leur futile superficialité temporaire car eux aussi ne seront pas éternels bien qu'ils doivent bien s'en douter. C'est d'ailleurs ce sentiment d'urgente insécurité de la mort inévitable qui les autorise à tout ce saccage de la planète qui, elle, survivra de toute façon mais sans nous.

*** 


Notre seul espoir ce serait peut-être une espèce de réveil collectif simultané où nous pourrions rejeter ce modèle techno-fasciste et reprendre nos sens vers une responsabilisation communautaire et collective et que nous puissions ensemble remodeler nos sociétés distingues en respect de notre diversité. Il faut voir au-delà d'une première lecture photographique et chercher les autres niveaux de compréhension d'un sujet, d'un contexte, d'une suite historique du propos de l'image. C'est bien là la richesse profonde de toute civilisation qui veut se perpétuer ne fut que provisoirement...


Photos Daniel M

02 novembre 2025

Le M.Zuiko 45mm F1.8 de Olympus / OM SYSTEM



 Mon amour pour la distance focale de 45 mm dans le format de capteur d'image Micro Four Third (MFT) et de son angle de champs plus étroit n'est pas nouveau et a vraiment commencé il y a déjà un certain temps avec l’objectif Leica Summicron 90mm F2.8, son équivalent argentique dans le format de film 35mm . C'est peut-être parce que c'est un objectif plus discriminant qui n’exclue pas pour autant le sujet de son contexte. C'est peut-être aussi parce que son rendu est si bien défini et sans distorsion apparente. C'est peut-être également parce qu'il s'agit d'une véritable optique discrète à utiliser toute la journée. Enfin c'est peut être dû à sa grande ouverture maximale F1.8. Bref c'est peut-être simplement parce qu’en définitive j'adore faire équipe avec!


Le M.Zuiko 45mm F1.8 est bel et bien une optique compétente, compacte et sans prétention par rapport d'autres objectifs de haut de gamme comme, par exemple, le M.Zuiko 45mm F1.2. Certains aimeront qualifier l'objectif de 45 mm d'optique de portrait, mais cela demeure plutôt réducteur compte tenu que cette fabuleuse optique peut faire tellement plus dans sa capacité à créer des images exceptionnelles. Et au fil des ans, j’ai pu l’expérimenter avec différents modèles d'appareils photo tels que les Olympus EP-3, OM-D E-M5 (Original, Mark II et III), E-M1 (Original, Mark II et III), et le célèbre Pen-F (numérique), pour constater que le M.Zuiko 45mm F1.8 accomplissait son travail avec des performances satisfaisantes et de bons résultats d'image.

Si vous aimez les appareils photographiques compacts l'objectif 45 mm F1.8 sera l'illustration parfaite de ce que le système MFT peut vous offrir. Bien sûr, d'autres optiques MFT peuvent être également appréciées mais pour beaucoup d’adeptes de ce format de capteur numérique, le 45 mm est unique en son genre.

***

L'Olympus M.Zuiko 45mm F1.8 est souvent décrit comme « l’Optique »qui a amené de nombreux photographes à essayer et à adopter le système de format de capteur d'image Micro Four Third (MFT). Ce modèle d'objectif aux dimensions réduites a été introduit en 2011 et convient parfaitement en taille et en poids aux appareils photo très compacts de la série Olympus Pen. Mais ce sont plus ses résultats d'image exceptionnels qui ont donné une renommée..

Très petit avec un diamètre d'accessoire avant de filtre de 37 mm et un poids de seulement 116 g (un peu plus de 4 onces), sa construction principalement en polymère (mais avec une monture d'objectif en métal) est bien conçu et sa seule partie mobile est la bague de mise au point qui offre une résistance acceptable à la rotation. Sa présentation peut être argentée ou noire au choix de son acquéreur éventuel. Le mécanisme du diaphragme est composé de sept lamelles.


Selon ma modeste expérience, le 45 mm F1.8 est exempt de distorsion optique notable. La définition, le contraste et le rendu des couleurs sont tout simplement exemplaires. La transition du net au flou des sujets est douce mais suffisamment distinctive. Un pare-soleil accessoire en option peut être monté sur la baïonnette avant de l'objectif bien que le M.Zuiko 45mm F1.8 soit tout de même assez résistant aux reflets (flare) sans lui.

La capacité de mise au point rapprochée du M.Zuiko 45mm F1.8 est limitée avec une distance minimale de 50 cm (20 pouces environ) qui ne peut pas être assimilée à la macrophotographie, mais pour les sujets plus grands comme les fleurs ou les objets de table, cela reste convenable.

Avec un grossissement de presque deux fois par rapport à un objectif standard de 25 mm pour le format MFT, le M.Zuiko 45mm F1.8 agit comme un petit téléobjectif avec un très léger effet de compression d'image. De nombreux photographes ne se limiteront pas à l’exercice du portrait avec le M.Zuiko 45mm F1.8 et opteront pour une variété plus étendue de sujets et même pour des projets de paysage ou d'architecture. En bref, vous pouvez facilement développer la polyvalence du M.Zuiko 45mm F1.8 au fur et à mesure que vous le maitrisez plus à fond. En fait pour ce tarif si avantageux, il n'y a aucune raison de ne pas l'ajouter à votre propre arsenal photographique !


Photos Daniel M : Olympus OM-D E-M5 III & PEN-F / M.Zuiko 45mm F1.8