Célébrer le fait français aux Antilles et plus particulièrement en Guadeloupe, voilà bien un privilège que tout franco-américain du Québec que je sois, je ne saurais éviter surtout en pleine saison hivernale! Bien sûr la Guadeloupe et les Antilles ne sont pas la France et vice et versa tout comme d'ailleurs nous sommes bien que les "cousins français" de l'Hexagone continental. Mais il y a ce lien culturel qui s'appelle la langue qui agit comme un pont entre nos spécificités et nos différences. Une langue c'est un moyen de communion privilégié entre nous, un lien qu'on souhaite le plus convivial possible.
Aux Antilles on nous appelle les "canadiens" ou plutôt ces chères canadiens bien que nous ne savons pas trop à quoi nous devons cette réputation bienveillante. Je ne saurais m'en plaindre surtout comparé à l'accueil beaucoup plus froid de nos voisins immédiats du sud dont l'agressivité peut-être innée nous déstabilise de plus en plus. Revenons donc à la chaleur antillaise et pas seulement calorifique mais bien plus rayonnante d'ouverture et de curiosité à notre égard.
J'aime bien ces longs séjours d'un mois ou plus qui nous font vivre un peu le charme débonnaire du sud caribéen et nous incite à ralentir notre rythme parfois jusqu'au point de l'inertie réparatrice tant pour le corps que l'esprit. Et de cette presqu'obligation de réflexion nait également celle de l'inspiration des idées et des émotions. Prenons-nous encore le temps de vivre et de laissez-vivre? En tout cas, aux Antilles, les secondes, les minutes, les heures, les jours s'allongent et se ressourcent au gré de l'onde maritime, des alizés et de l'alternance de l’azur du ciel.
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Les Antilles c'est l'été perpétuel pour tout nordiste que nous sommes qui doivent subir cet hiver si pittoresque pour les visiteurs non-résidents.
Photo Daniel M

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