Le mot le dit s'il est bien orthographié (sic pour le titre de ce post!), comme être à contrario du jour ou si vous préférez, être face à la source principal de la lumière comme face au soleil ou face au spot lumineux d'une ampoule ou d'un faisceau-projecteur. Et à contre-jour, les nuances de gis et de couleur s'estompent pour faire place aux contours nets des objets, des personnes. Bref on perçoit la silhouette des choses sans en observer les détails dans leur surface entière.
L'art du contre-jour en photographie s'est beaucoup amoindri ces derniers temps peut-être parce qu'on lui reproche son manque de profondeur et parce qu'il nous propulse plutôt sur une réflexion imaginative de ce que représente le sujet de l'image. On cherche même à réintroduire le détail de ses zones obscures comme s'il fallait absolument répondre sur le champs à toutes les interrogations qu'il suscite. Car le contre-jour se joue un peu de nous en laissant planer le mystère de sa substance réelle.
Avec l'apparition de la dynamique accrue de nos capteurs d'image numérique, le contre-jour n'a plus bonne presse et est même perçu comme un raté de l'image enregistrée avec son exposition contrastée et radicale. Et pourtant il y a tant à rechercher en terme d'impact avec une technique de contre-jour bien maitrisée qui allie composition graphique avec le moment critique de prise de vue. De plus, avec nos viseurs électroniques modernes et nos écrans de visionnement, anticiper un contre-jour devient un jeu d'enfant.
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Si le contre-jour une délimitations évidentes des arêtes du sujet principal elle ne se limite pas à ce simple effet de lumière et, par extension, d'exposition extrême de l'image. Il propose aussi un narratif plus étendue sur le pourquoi de l'image et laisse planer le doute sur son essence même avec une forme extrême de conversation visuelle tronquée.
Photos Daniel M



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