On a tous nos petits malheurs qui souvent nous questionnent sur nos grandes ambitions car le quotidien ne peut pas vraiment s'exclure de notre vie même si on la voudrait toujours projetée en cinérama ou même en imax. Il y a aussi les grands malheurs, c'est-à-dire la grande dramatique de tout ce qui nous entoure, de ce qui constitue notre univers, de ce qui fait le corpus cette vie et de celle de nos compatriotes humains et de tout notre entourage animal, végétal, minéral et sidéral qui compose le théâtre réel ou virtuel de nos sensations et de nos émotions.
Il y a nos petits malheurs physiques, psychologiques et même matériels qui deviennent des montagnes quasi-infranchissables et pour lesquels notre impuissance à les surmonter nous submerge parfois dans le vide dépressif mais qui, une fois franchis cependant, tombent dans l'oubli instantané d'une autre étape de la vie qui,elle, ne cesse d'exister. ll y a beaucoup à réfléchir et cela de tout temps sur le pourquoi des choses dont nous sommes nous-même partie prenante. Et il faut bien qu'un jour que cette fébrilité d'être s'apaise un peu ne serait-ce que pour s'y trouver un sens toujours aussi difficile à définir il est vrai.
Face au malheur, la spiritualité fait parfois office de baume pour notre conscient en perdition. Les mots, les images peuvent enfin s'harmoniser et nous délivrer momentanément de nos angoisses répétitives. Il y a bien une histoire en toute chose mais sans pour autant qu’elle nous gratifie obligatoirement d'une explication complète et définitive. Mais même les réponses deviennent secondaires devant l'état extatique de cet apaisement sans nécessaire justification. Et alors nos petits malheurs se transformeront en grandes plénitudes.
Photo Daniel M

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