04 janvier 2026

L'Olympus OM-D E-M10 Mark IV: le compact dans la tradition µ43


 Il y a beaucoup à souhaiter qu'OM System remette à jour son catalogue d'appareils photo compacts en lui incorporant le successeur éventuel de l'Olympus OM-D E-M10 Mark IV car dans cette catégorie de cameras dites plus abordables, les choix des différents manufacturiers diminuent en peau de chagrin d'année en année. L'OM-D E-M10 Mark IV avait remplacé son prédécesseur, le Mark III (et IIIs) avec panache en y incorporant la dernière technologie disponible de capteur d'images numériques pour le système MFT ou M4/3 ou µ43 (Micro Four Third), avec une résolution de 20.4 MégaPixels (MP). Cela le plaçait au même niveau de rendu iconographique que les modèles plus onéreux tel les E-M5 III, E-M1 II et III, les OM-5 I et II et OM-1 I et II qui peuvent cependant incorporer des évolutions du processeur d'images interne.

L'Olympus OM-D E-M10 Mark IV, outre ses dimensions et son poids réduits, se distingue par une interface de base plus simplifiée même si le modèle peut encore être finement configuré via les fonctions directes, les menus, détaillé ou résumé. Son système électronique de visée (EVF) et son écran contrôle à l'arrière  (LVF) sont dans la norme et suffisamment détaillés pour un bon examen de la définition d'image, utile pour une évaluation de la mise au point et de l'exposition anticipées. La prise en main est bonne malgré les petites dimensions de l'appareil, facteur très apprécié du photographe baladeur ou voyageur devant l'éternel. L'OM-D E-M10 Mark IV a déjà fait l'objet d'analyses très détaillées depuis son introduction en 2021 et une simple recherche Internet vous proposera quantité d'articles et de présentations video à ce propos.


On peut établir des comparaisons de deux manières: en regard du passé dans le sens d'une évolution des choses, ou bien par rapport au présent dans le sens d'une analyse avantages-inconvénients entre différents modèles qui se côtoient actuellement sur le marché. Ainsi ma base comparative sera les éléments qui distinguent ou non l'Olympus OM-D E-M10 IV de l'OM System OM-5 (surnommé affectueusement mon "parisien"). Et ce contraste est perceptible visuellement et dans leur utilisation respective (interface et logiciel). 

Au départ l'OM-5 (et son émule OM-5 Mark II) offre ces différences ayant  une esthétique plus proche des anciens boitiers argentiques d'Olympus (OM-1, OM-2, OM-3, etc.), profitant d'une tropicalisation bienvenue pour les baroudeurs de l'image (ou qui croient l'être) et bénéficiant d'une interface fouillée et classique utile pour la personnalisation de l'appareil (fonctions Custom). L'OM-D E-M10 IV, lui, s'en tient à ses avantages premiers d'être compact, plus léger, plus simple d'emploi et d'être complet en soi avec, par exemple, son flash électronique intégré. Il faut bien noter que ni Olympus, ni OM System n'ont vraiment cherché à amalgamer ces deux approches à la fois fouillée et/ou simplifiée en un seul modèle tel que l'a fait son collègue et compétiteur Panasonic avec sa série de modèles Lumix G80 et G90 qui,  pour leur part, n'ont pas adopté des dimensions vraiment compactes.

 Pour le photographe spontané et documentaire ou encore pour le voyageur de long cours ou de proximité, les arguments de dimensions réduites, de légèreté, de discrétion et d'automatisation efficace et ludique, sont autant d'avantages recherchés à privilégier souvent dans le choix d'une caméra. Le facteur du coût d'acquisition est aussi une donnée non négligeable en particulier pour les non-professionnels que nous sommes. À cela l'OM-D E-M10 coche allègrement toutes ces cases si on exclue le désir de posséder un boitier résistant aux intempéries même si ce facteur peut devenir nécessaire dans certaines conditions plus extrêmes de prise de vue (pluie intense, froid, neige, poussière, sable, etc.).


Depuis son introduction initiale, l'OM-D E-M10 Mark IV représente la troisième version de ce modèle que j'ai eu l'opportunité d'expérimenter (II, III et IV). Leurs évolutions respectives ont suivi celle des autres appareils photo numériques depuis plus de dix ans, soit des boitiers plus légers, plus plastoc et plus standardisés dans leurs caractéristiques et leurs fonctionnalités. L'OM-D E-M10 Mark IV est un appareil photo numérique ayant une bonne versatilité avec un accès aisée à ses fonctionnalités principales au niveau de l'exposition ( ISO, Diaphragme, Obturation) et de la mise au point via, entre autres, l'affichage du super panneau de commandes, sorte de menu abrégé des paramètres principaux. Il n'en demeure pas moins que l'OM-D E-M10 IV est d'abord conçu pour une utilisation simplifiée et rapide de la part de son propriétaire et réussit très bien dans ce rôle de facilitateur de prise de vues.

Ayant déjà eu une bonne expérience photographique avec le modèle précédent, l'OM-D E-M10 Mark III, qui était doté du capteur numérique de 16 MP, mes anticipations se limitaient à redécouvrir ce nouveau modèle avec un zeste de définition d'image accrue (20MP) et un processeur d'image sensiblement amélioré. Sur ces deux points, l'OM-D E-M10 Mark IV répond très bien à l'appel même si certaines critiques que j'avais formulées au sujet de l'interface du Mark III peuvent se transposer au Mark IV comme de pouvoir avoir un accès plus direct à certaines fonctionnalités, ou encore pour une mise au point automatique qui (excellente en plan fixe AF-S) peut souffrir dans son suivi en mode continu (AF-C + Tracking).

La tenue en main du OM-D E-M10 IV est surprenante pour cette dimension réduite d'appareil photo et la position  des différents boutons-poussoirs et rondelles d'ajustement est suffisamment optimale pour éviter la plupart du temps leur mise en route accidentelle. Les fonctions directes choisies par Olympus/OM System sont traditionnelles comme la sensibilité ISO, la compensation d'exposition via la rondelle frontale, la surface de mise au point automatique, la cadence de prise de vue, etc. L'interrupteur de mise en route de la caméra est toujours une signature remontant à l'ancêtre argentique Olympus OM-1 de 1972. En manipulant l'appareil, on peut expérimenter et configurer des raccourcis plus faciles pour accéder à certaines options comme les modes de prise de vues et d'autres via une combinaison de choix limités de paramètres accessibles dans le menu rapide et par le bouton-poussoir situé au coin supérieur gauche du boitier.


Comme d'habitude, lors de ma première mise en main du OM-D E-M10 Mark IV, je me suis un peu battu avec l'interface particulier de l'appareil en cherchant des repères ou des configurations propres au modèle OM-5 par comparaison. Dans les faits l'OM-D E-M10 IV propose une approche différente pour sa configuration. Pour exemple, l'option de bascule entre le viseur EVF et l'écran arrière n'a pas la possibilité qui permet au LVF de se désactiver en le rabattant face au boitier comme pour son frère l'OM-5. Il faut plutôt se servir de la touche prévue à cet effet et la logique du OM-D E-M10 IV prévoit le basculement automatique vers l'écran arrière lorsqu'on incline l'écran vers le haut ou le bas ou lorsqu'on veut revoir les images déjà enregistrées, ce qui est très bien vu!* L'écran arrière LVF est donc inclinable ce qui est excellent pour une visée poitrine ou encore "par dessus la foule" (souvent utilisé de ma part) et sa visibilité latérale décentrée est exceptionnelle. L'option d'égo-portrait (selfie) est amusante et je lui cherche encore d'autres applications comme la visée arrière espionne!

Le petit flash embarqué du OM-D E-M10 Mark IV peut servir d'éclairage d'appoint ou d'urgence surtout pour des sujets à courte distance. Conjugué avec la mémorisation d'exposition il peut aussi servir d'éclairage de compensation pour les sujets à contre-jour (mais peu distants) en débloquant les zones d'ombre de ceux-ci. Un flash externe plus puissant et alimenté de façon indépendante peut aussi être couplé au OM-D E-M10 IV si vous planifiez d'utiliser plus intensément ce mode d'éclairage. Enfin l'alimentation de l'appareil est assurée par une pile-accu BLS-50 lui conférant une autonomie dans la bonne moyenne mais la précaution d'avoir en main une autre pile-accu de rechange est toujours bien avisée pour le photographe baladeur. Une carte mémoire de format SD se glisse dans le compartiment de la pile-accu de l'OM-D-E-M10 IV, une solution ergonomique plutôt imparfaite surtout par rapport à un accès latéral indépendant et plus commode à l'image du OM-5.  


La science des rendus en couleur et en monochrome (Noir & Blanc) proposée par OM System/Olympus a toujours été un des éléments-clé de leur succès et de leur reconnaissance dans le milieu photographique. Les qualités du capteur numérique alliées avec celles des optiques M.Zuiko sont indéniables et constituent souvent le justificatif premier dans l'adoption de leurs produits. Dès le départ l'OM-D E-M10 Mark IV se comporte exactement comme l'OM-5 lui conférant une prévisibilité similaire de ses résultats iconographiques ce qui n'est pas étonnant car les deux modèles partagent le même capteur d'images numériques de 20MP. Le format JPEG de l'appareil permet une grande variété d'interprétation initiale de l'image enregistrée, une formule qui me renvoie à mes années argentiques où le choix de la pellicule-film était souvent déterminant sans pour autant être totalement définitif.

Si vous aimez vous laisser tenter par les modes plus "artistiques" (ART, SCN) du OM-D E-M10 Mark IV, vous serez servi à souhait, l'éventail proposé est assez impressionnant. D'autre part le mode intelligent (AUTO) de la caméra est un bon dépanneur de circonstance surtout si vous prêtez votre appareil à une personne néophyte de la photo traditionnelle. Le mode AP complète l'éventail des possibilités de prises de vue du OM-D E-M10 IV avec des options pour les sujets nocturnes ou panoramiques. Les modes classiques prioritaires P-A-S-M se conjuguent parfaitement avec les rondelles avant-arrière d'ajustement des paramètres comme le coefficient de correction d'exposition, l'ouverture du diaphragme de l'objectif, la vitesse d'obturation de l'appareil. On peut aussi choisir une surface d'analyse de l'exposition (posemètre) passant du matriciel au spot central. De même la courbe d'exposition peut être volontairement altérée entre les valeurs de haute et de basse luminosité. Et bien d'autres choses peuvent être accomplies pour ceux et celles qui le souhaitent vraiment.

Le déclenchement du Olympus OM-D E-M10 Mark IV est doux et avec un déclic perceptible comparativement au OM-5 qui un modèle de discrétion à cet effet. Les touches opérationnelles sont clairement identifiées. La préhension de l'appareil avec la main droite est bonne et son dégagement suffisant pour éviter les activations accidentelles la plupart du temps. Les affichages du viseur (EVF et de l'écran arrière (LVF) sont complets et faciles de compréhension.     


Enfin il est important d'ajouter que la finesse et la justesse d'une image dépendent aussi des techniques utilisées en prise de vue plutôt que simplement par la technologie associée au capteur d'images numériques,  une omission que font souvent les critiques d'équipement photographique. Les choix qui guident la configuration de l'appareil photo, la technique de maintien du couple boitier-objectif, la composition du sujet, le moment de prise de vue, l'éclairage autant de facteurs déterminants de l'image enregistrée et de ses qualités intrinsèques. Tout photographe suit une courbe d'apprentissage continue qui lui confère graduellement une meilleure maitrise de son art à travers ses outils de prédilection. 

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Le potentiel photographique** de l'Olympus OM-D E-M10 Mark IV est tout simplement impressionnant et l'exploration de l'interface de l'appareil le confirme largement.  Le modèle reste convivial tant pour le photographe d'un jour que pour l'expérimenté qui recherche un appareil quasi entièrement modulable pour un tarif d'acquisition encore raisonnable. Surtout l'OM-D E-M10 IV reste un outil performant si on respecte ses limites et si on adapte ses façons de faire (même en photo d'action). C'est aussi un appareil photo amusant, esthétique et compétent qui incite à sa prise en main et à son utilisation créative. 

* La logique de configuration du OM-D E-M10 IV est étonnante et intuitive pour peu qu'on veuille se familiariser avec l'appareil en explorant les touches et contrôles et les différents modes et menus. 

** Prenez note que les fonctionnalités propre à la vidéo de l'Olympus OM-D E-M10 Mark IV ne sont pas abordées dans ce bref compte rendu.

Photos Daniel M

01 janvier 2026

Instants de bonheur! (en rétrospect)


 Une nouvelle année s'amorce comme un nouveau jour se lève, c'est-à-dire un autre pas vers la lumière, vers l'attente d'un nouveau plaisir, d'un bonheur instantané certes mais aussi tellement porteur d'espoir d'une vie encore meilleure, encore plus enrichissante et enthousiasme. De plus en plus, il faut faire l'effort de chasser le cynisme de nos vies, de dépasser le seuil envahissant de l'intolérance ou pire encore de l'indifférence. C'est dans la nature profonde de l'humain de rester un être social qui aime et qui veut être aimé. 







Photos Daniel M, circa 1974 @ 2025

24 décembre 2025

Le Sacré-Coeur de Montmartre, Paris



 Visiter les temples sacrés du catholicisme romain pour les défroqués devenus athées que nous sommes nous renvoie à l'absence actuelle de spiritualité d'une partie autrefois dominante de notre société, réalité toujours en changement avec les migrations perpétuelles qui parcourent notre planète. Le devoir du sacré se reflète et s'exprime à travers toute cette édification matérielle que sont les églises, les cathédrales souvent monumentales, sortes de pyramides presqu'antiques, surtout médiévales et maintenant éminents lieux d'attraits touristiques. 


Reste-t-il un signifiant à tous ces assemblages architecturaux et religieux dans cette mer de dissonances commerciales et matérialistes d'aujourd'hui? Au plan collectif, probablement très peu si ce n'est que celle très étroite de la fibre identitaire. Individuellement cependant, ce serait plutôt difficile à déterminer dans le for intime et intérieur de chacun d'entre nous. Étrangement, même le rythme de Noël a perdu de sa préséance devenant finalement qu'un épiphénomène saisonnier intéressant pour l'oeil et pour les rencontres familiales, amicales ou interpersonnelles. 

En visitant le Sacré-Coeur de Montmartre à Paris, je retrouve la même impression d'un passé révolu qu'il m'est de plus en plus lointain et diffus ou flou si vous préférez. Reste tout de même ces images pour nous rappeler aux souvenirs anciens et religieux même si on est bien heureux aujourd'hui d'en éviter la contrainte personnelle et sociale. 





Photos Daniel M

21 décembre 2025

Parlons Photo! Take Pictures!

Parlons Photo!

Cette série en évolution constante regroupe les différents articles de ce blog plus spécifiquement consacrés à la compréhension et à la pratique de la photographie.

La photographie est morte? Vive la photo!

Bien sûr la photographie a beaucoup évolué de puis ses premiers balbutiements en 1822 avec Nicéphore Niepce et plus tard Louis Daguerre en France. 

Aujourd'hui on le sait, on le répète encore et surtout on peut toujours le proclamer, la photographie n'a jamais été aussi présente dans nos vies de tous les jours. Elle est l'un des arts d'interprétation visuelle parmi les plus populaires et paradoxalement parmi les plus sophistiqués.

La photographie n'est pas discriminatoire car elle peut aborder n'importe lequel sujet de préférence que son auteur-e voudra bien expérimenter et partager par la suite. 

Dans cette série informelle et évolutive, plusieurs posts ont été regroupés et nous permettre d'aborder la pratique de la photographie tant comme hobby que comme moyen de création artistique dont on partage la passion commune. Bonne lecture et surtout bonnes photos! - Daniel M

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Take Pictures!

This constantly evolving series brings together the different articles of this blog more specifically devoted to the understanding and practice of photography.

Photography: "Reports of my death have been greatly exaggerated!", citing Mark Twain famous reply.

Of course, photography has evolved a lot since its difficult infancy in 1822 with Nicéphore Niepce and later Louis Daguerre in France.

Today as we know and above all we cannot contradict the fact that photography has never been so present in our daily lives. It is one of the most popular visual interpretation arts and paradoxically among the most sophisticated.

Photography is not discriminatory as it can address any subject of preference that its author will want to experiment and to share later on.

In this informal and always evolving series, several posts have been grouped and allow us to approach the practice of photography both as a hobby and as a means of artistic creation of which we share the common passion. Good reading and above all good photos! - Daniel M

Photos Daniel M

L'apologie de l'imperfection versus l'IA lisse.






 C'est bien sûr un titre provocateur mais aussi un peu philosophique, du moins pour son auteur. C'est comme si dire que l'imperfection est un gage d'authenticité, humaine et biologique. À cela aussi je souscris volontairement car ne sommes-nous pas tous nés plissés et rugueux. Ah! La photographie ne pourrait-elle pas être le dernier témoin d'une forme d'intégrité de l'humanité, ou à tout le moins une sorte de photographie instantanée qui ne tend pas à s'estomper au profit du lissage électronique sans fin d'images. Bref la beauté et l'esthétique peut aussi être l'expression de l'inégalité et du déséquilibre des formes et des lignes.

Bon, j'entend déjà les holà indignés de l'espace Internet sur toutes ses élucubrations personnelles qui prêchent pour la différence, l'identité dérangeante et l'impact provocant. Mais l'ancien portraitiste que je suis vous le confirmera, nos visages peu importe comment ils veulent se proclamer virtuellement, sont essentiellement asymétriques sauf en de très, très, très et très rares rarissimes exceptionnelles exceptions. Oui, nous voulons bien atténuer ce trait de caractère universel mais voilà, nous y sommes tout de même pour le pire mais surtout pour le meilleur, croyez-moi.


Tout cela est bien dérangeant pour tous ces techno-crasses qui cherchent à se réinventer une pseudo-réalité si virtuelle qu'on les croirait devenu des mannequins de cire totalement dépourvu d'humanité, ce qui pourrait s'avérer juste après tout. (Ah que je les méprise mais il faut bien m'en excuser). Photographes sincères de ce monde, j'en appelle à vous pour rétablir le déséquilibre dans vos images et de ne pas renier le détail dérangeant de vos expressions visuelles et de propager vos interprétations iconographiques à travers votre entourage humain. Après tout, la perfection n'est pas (encore totalement) de ce monde!




Photo Daniel M




17 décembre 2025

Maison de Victor H.

 Il a été assurément un des plus prolifique auteur français sinon l'un des plus connus et des plus interprétés sur les planches et à l'écran, et aussi un personnage énigmatique, controversé dans la vraie vie, Victor Hugo fut aussi un véritable parisien dont la dernière demeure se  retrouve dans un coin de la Place des Vosges à Paris avec une façade plutôt anonyme mais témoin d'une intense activité touristique de visiteurs dont l'intérêt relève plus souvent de la curiosité ignorante que de la vénération du personnage.

Sa maison est devenue, elle, un musée, ma foi, très bien organisé et entretenu qui semble conserver malgré tout une certaine intimité de la vie quotidienne de cet immense écrivain vedette d'une époque pour laquelle peu d'entre nous se passionnent toujours. Bien sûr, son oeuvre-phare, Les Misérables, nous hantent toujours par sa dimension hors du commun et par, il faut l'avouer, toutes ces interprétations qui lui ont conféré tant de de visage marquants d'acteur-es et de comédien-nes. Cette densité intellectuelle de Victor Hugo se retrouvent également dans celle de tous ces artéfacts qui peuplent son dernier domicile. 

Victor Hugo c'est finalement un Paris d'un autre âge pour cette cité qui en a connu tellement.









Photos Daniel M 

14 décembre 2025

Le facteur compact chez les appareils photographiques (Gr.......)


 C'est la bête noire des fans (fanatiques) des appareils photo à capteur d'images numériques de 24 X 36mm aussi appelés (erronément) plein format, full frame (FF) pour les anglos. Parce qu'en réalité les manufacturiers des pseudo-FF n'ont toujours pas trouvé la potion magique qui pourrait rétrécir suffisamment leurs couples boitiers-objectifs à des dimensions comparables au format µ4/3 par exemple tout en conservant leur sacro-caractéristique d'une profondeur de champs quasi-inexistante, autre crypto-graal pour lequel l'obsession dépasse l'entendement ou la raison pure.

Car il faut bien l'avouer que la plupart des boitiers 24 X 36mm sont laids, obèses et indécemment onéreux. De plus, dans mes modestes périples de voyageur, je ne les rencontre pratiquement plus jamais, c'est dire. Pourtant ils demeurent une forme de symbole d'appartenance à un groupe qui porte la camera à la poitrine plutôt qu'à l'oeil comme un signe de reconnaissance machiste d'une prétendue intention professionnalisée. D'ailleurs pour un ancien du métier (photographe rémunéré), tout cela fait rigoler plus qu'autrement mais attention, ces derniers n'entendent à rire (d'eux-même), je vous mets en garde!

Mais revenons à nos moutons ou plutôt au loup dans la bergerie photo, le facteur compact. Le mot est lâché et nos petites cellules grises ont bien compris que le qualificatif matériel ne peut souffrir d'hypocrisie. C'est pourquoi le système Micro Four Third ou µ4/3 ou encore M4/3, engendre autant de critiques disproportionnées depuis des années. Cela fait parti du courant "hater" qui pollue notre univers Internet. Et c'est bien malheureux et surtout désespérant de cette humanité qui semble préférer s'entredéchirer plutôt que de s'enrichir collectivement.


Disons le tout court, le facteur compact contribue largement à la motivation (apporter sa caméra), à la créativité (prendre des photos) et au bonheur (partager ses images). C'est ainsi, n'en déplaise à certains gros propriétaires (sens figuré ici) de gros équipements (sens propre). Montres-moi tes photos, je te dirais qui tu es ou ne me montres rien, je te dirais ce que tu n'es pas (un photographe). Malgré tout je laisse tout de même le bénéfice du doute au sacré nom de la tolérance et de l'empathie pour ceux et celles qui s'encombrent d'un matériel qui, souvent, éteint leur volonté créative. Pour les autres élus des dimensions compactes comme nous, je partage le plaisir d'une passion, la photographie.

Photos Daniel M

10 décembre 2025

Fragment de vie dans un fragment d'image...





 Comme photographe et comme personne, nous sommes souvent les témoins involontaires et indiscrets de plusieurs instants de vie pour lesquels l'intimité des gens semble compromise par l'impertinence de notre présence. Dans cette partie d'image captée lors de mon récent et bref séjour à Paris j'ai d'abord remarqué cette scène remarquable de désespoir et de tendresse entre ce couple réfugié dans cette entrée à la dérobé. Comme il et elle ne représentent qu'une petit partie de l'ensemble de mon cliché et compte tenu des faibles conditions de luminosité, le résultat évoque plutôt un tableau où le peintre par exemple a su traduire le classicisme de ses émotions.

Photo Daniel M