Créer une impression de profondeur sur une image à plat, de deux dimensions seulement fait souvent appel à une certaine habilité à composer cette image avec un soin plus particulier car il faut faire appel à l’intuition de l’observateur à déceler celle-ci plus qu’à simplement la percevoir comme en vision trois dimensions. Il y a donc une sorte de foi en l’expérience visuelle de celui ou celle qui observera la photographie et la transposera dans sa perception virtuelle.
L’art d’arranger avant-plan et arrière-plan n’est pas nouveau tant en photographie que dans la projection d’images animées comme au cinéma ou en vidéographie. Mais c’est sur le terrain et lors de la prise de vues que cet exercice doit d’abord être pratiqué avec adresse et perspicacité. Il y a donc une analyse préliminaire du contexte et du choix des ou du sujet(s) à réaliser avec soin. Le cadrage, la position des objets-sujets et leur proportions respectives jouent un rôle déterminant dans la réussite de l’effet souhaité par le ou la photographie.
Il faut aussi bien comprendre le rapport qu’il peut exister entre les sujets proposés pour s’assurer de la vraisemblance de la scène enregistrée. Par exemple en illustration documentaire ou même publicitaire, cette approche est bien connue et maîtrisée. Donc cette profondeur n’est pas seulement un aspect physique de l’image mais lui confère ausssi une dimension métaphysique non négligeable en ce sens qu’elle étoffe le coté anecdotique de l’image.
Il y a donc avant-plan et arrière-plan et peut-être aussi plan central qui sont des éléments déterminants de l’impact d’une photographie soignée et plus percutante.
Photo Daniel M
